vendredi 9 décembre 2016

Petit Papa Noël

Cher Papa Noël,

Pour mes fêtes et celles de mes concitoyens, voudrais-tu, s'il-te-plait, réduire les salaires de nos ministres de moitié, supprimer tous les postes inutiles au sein de nos administrations et réinjecter les économies ainsi faites dans la santé, l'éducation et la culture ?

Merci d'avance et gros bisous,

Mademoiselle Catherine

P.S. Un boulot pour 2017, ce serait chouette aussi, et 20m² supplémentaires, merci. Sinon, je n'ai besoin de rien. Quoi que, éventuellement un dictionnaire récent : le mien date de 1991 est un un peu obsolète...

samedi 15 octobre 2016

Lettre ouverte à une dame en colère

Madame,

Étant polie, je tairai votre nom, mais vous vous reconnaîtrez aisément puisque vous avez comme moi assisté à la Journée d'études "Ne pas avoir d'enfant: Mythes, Réalités, Questionnements" qui s'est tenue hier à Liège.
Parmi les invitées, la docteure en sociologie Charlotte Debest qui fut l'une des premières en Europe francophone à se pencher sur l'infertilité volontaire (cf. sa thèse "Le choix d’une vie sans enfant : des individus confrontés aux normes sociales et de genre", 2012, publiée en 2014 aux Presses Universitaires de Rennes).

Après sa passionnante intervention, quelle ne fut pas ma surprise (et celle, à n'en pas douter, de nombreuses autres personnes présentes) quand vous lui avez reproché un procès d'intention parce qu'elle n'a interrogé pour sa thèse que des... non-parents.
Et moi de me demander si, pour votre propre thèse, vous aviez pensé à aborder la question de la migration des sauterelles en Asie du Sud-Est.
C'eut été hors sujet ? Ben voilà !

Non contente de cette remarquable sortie en fin de matinée, il vous a fallu une nouvelle fois marquer votre désaccord avec la sociologue en lui reprochant en cours d'après-midi (alors que son intervention était terminée depuis plusieurs heures déjà) une offense au mères de familles qui – parce que vous n'avez de toute évidence rien compris aux propos tenus et que vous teniez visiblement à ce que tout le monde le sache – seraient moins libres que les autres. C'est ici, chère madame, que je me permets un conseil d'amie : pensez donc à vous laver les oreilles de temps en temps puisqu'à aucun moment cela n'a été ne serait-ce que sous-entendu.
Par ailleurs, apprenez qu'il est extrêmement grossier de quitter une salle en pianotant sur son téléphone alors que quelqu'un, avec calme et bienveillance, est en train de répondre à une question que vous avez posée.

Ce comportement qui fut le vôtre hier m'aura hélas confortée dans l'idée que certain/es de mes aîné/es sont tellement terrifié/es à l'idée de céder leur place que la grossièreté et la condescendance ordinaires leurs semblent plus pertinentes que l'écoute et l'échange.

Heureusement qu'en début de soirée, et dans un autre lieu, Dr. Catherine Markstein m'a apporté la preuve que les femmes de votre génération ne sont pas toutes de vieilles dames en colère, bien au contraire, et c'est finalement cela que j'ai envie de retenir de cette journée.

Fond sonore : Bob Dylan, "The Times They Are A Changin'".

jeudi 31 décembre 2015

2015 : le bilan

●●●●●●●●

- un colloque
- un bilan ORL 
- mon premier scanner
- des protections sur mesure
- cinq pièces de théâtre
- un festival de cinéma
- deux ateliers vidéo
- deux ateliers d'écriture
- une ébauche de fiction
- quatre jours à Montreuil
- des coïncidences heureuses
- des rencontres providentielles 
- des embuscades bienveillantes
- deux séances de pose
- une admission ratée
- un mot d'excuses
- un kit a makis
- une fée rose
- Eve et le serpent
- cinq jours à Brighton
- une liseuse et un chaton
- des recettes végétariennes
- neuf jours dans le Grand Ouest
- mes premières séances de kiné
- beaucoup de candidatures pour rie
- mon premier smartphone 
- mon premier passeport
- de très belles chansons
- de l'encre sur les doigts
- un massacre de Noël
- une rafale de haikus
- un carnet de films
- un coffret Kubrick
- dix Célestine

●●●●●●●●

...et tenir le cap avec le sentiment agréable d'arriver à bon port.

2016 sera une belle année !

Fond sonore : Tears For Fears, "Sowing The Seeds Of Love".

lundi 2 novembre 2015

Mens sana in corpore sano

Par un beau dimanche d'automne, l'équipe de Caducea a déposé ses caméras à l'ancien sanatorium de Borgoumont qui n'est pas totalement sans rappeler l'Overlook Hotel de The Shining...
La vue depuis l'intérieur du bâtiment n'est pas mal non plus...
 À l'intérieur, il y a beaucoup de couloirs...
...plein de fenêtres...
J'ai aussi vu des fenêtres condamnées...
...des portes...
...et des escaliers, bien entendu...

Comité de visionnage : "American Horror Story: Asylum".

P.S. Il est toujours temps de nous donner un coup de pouce à Mefamo pour finir le film.
Nous avons vraiment besoin de vous !

lundi 19 octobre 2015

Caducea

Chères lectrices, chers lecteurs,
cher/es autres, oiseaux de passage, pigeons voyageurs, etc.

Depuis le début de l'année, j'ai rejoint une drôle de tribu. Elle s'appelle Mefamo et vise à favoriser la création audiovisuelle et l’expression de la contre-culture, que ce soit sous forme de cinéclub mensuel, de la délocalisation liégeoise du festival Offscreen ou de production cinématographique.
En débarquant chez eux, j'ai eu le sentiment d'être arrivée à bon port, et ils me le rendent bien.

Les présentations étant faites, et pour entrer dans le vif du sujet, j'ajoute avoir totalement conscience que
1) vous êtes déjà sollicités de toutes parts,
2) l'argent ne tombe pas des arbres comme les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle.


Ce dont j'ai aussi conscience, c'est que Mefamo est en train de produire un très beau court métrage intitulé "Caducea" et que nous avons besoin de votre soutien, tant moral que financier.
Je m'explique : nous avons lancé une campagne de financement participatif dont le but est de nous permettre d'entrer dans nos frais, ni plus, ni moins. Ces frais s'élèvent à 4000€ et comprennent la création des décors et costumes (comme c'est un conte gothique, cela représente une part importante du budget pourtant tout riquiqui), l'amortissement du matériel (comme c'est du cinéma et que nous sommes ambitieux, c'est du matériel professionnel et donc onéreux), les défraiement des acteurs et techniciens (comme tout le monde est bénévole, nous ne voudrions pas les faire travailler à perte) et les repas de tout ce petit monde parce que, contrairement aux idées reçues, vivre d'amour et d'eau fraîche n'est pas une option viable.
Et puisqu'il le fait bien mieux que moi, je vais laisser le réalisateur parler de son film :

Quand il dit qu'il va falloir faire vivre les gens qui font le film, il pense au temps de travail que nous avons budgétisé, histoire de rigoler un peu : en gros, si nous voulions rémunérer tout le monde (à savoir une vingtaine de personnes), cela reviendrait à 85000€.
Parce que tourner un film, même court, ça coûte cher, et que parfois, c'est bien aussi d'être payé autrement qu'en estime

Mais bon, nous serions déjà très heureux d'entrer dans nos frais, et vous pouvez nous y aider.
Pour nous soutenir, même modestement, c'est par ici. De chouettes contreparties arriveront chez vous pour Noël parce que Papa Noël, c'est notre pote !


(...de même que George R. R. Martin qui, par ailleurs, ressemble un peu à Papa Noël...)

N'hésitez pas à en parler autour de vous.
Merci tout plein et belle semaine à tou/tes.


Fond sonore : The Beatles, "Can't Buy Me Love"
(you can show some on facebook though...).

(et si jamais le blog vous manque, sachez que j'écris désormais pour L'Entonnoir)