mardi 28 octobre 2008

Moutons de Panurge

C'est fou ce qu'une expérience négative peut conditionner les foules.

Pour ne citer qu'un exemple parmi d'autres, un paquet de gens évitera de prendre le métro en cas d'éventuels risques d'attentats.

En langage courant, on appelle ça "jeter bébé avec l'eau du bain".


Pourquoi vouloir arrêter une activité que l'on aime ou dont on a besoin uniquement parce qu'elle est associée à un événement douloureux ou à un univers au sein duquel on ne se sent pas (ou plus) à sa place ? Combien de personnes laissent-elles s'endormir leur talent ou leur savoir-faire de peur qu'une pseudo-intelligentsia leur mette des bâtons dans les roues ? Cette "intelligence" autoproclamée en vaut-elle seulement la peine ?

Non, bien sûr !

Ce n'est par parce que quelqu'un a décrété un jour que l'on était nul qu'il n'y a pas tout un tas d'autres personnes qui apprécie ce que l'on fait ; tous les goûts sont dans la nature, et ce qui déplait à l'un réjouira l'autre.


Je pense que ce qui pousse les gens à faire des remarques négatives est bien souvent lié à de la peur, de la frustration ou de la jalousie. Soit, ils n'ont pas les capacités (ou les couilles) de faire pareil, ou alors, ils sont tellement fondus dans un moule qu'ils se contentent de dire et de faire comme d'autres qu'ils croient plus intelligents.


À une époque où beaucoup de gens se contentent de ce que leur donnent les médias, que ce soit au journal télévisé, dans la presse ou dans les hit-parades, il devient difficile de faire valoir sa propre opinion.

Pourtant, où est le mal à avoir un avis ? Quel risque prend-on à dire ce que l'on pense ?

Je crois que le seul risque à prendre est celui de passer pour un con, mais, comme disait Georges Courteline, passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet !


Nous avons la chance d'être au sein d'une démocratie où la liberté d'opinion est bien plus qu'une idée qui fait joli sur le papier. Et tant que nous avons le droit d'ouvrir nos gueules, ouvrons-les, que Diable !

Mais, de grâce, qu'on nous épargne les discours pré-formatés et les phrases toutes faites, car ces discours-là ne sont pas le fruit d'une réflexion personnelle : ils sont, au contraire, la preuve flagrante d'un manque de jugement.


Bien sûr, si ça vous arrange d'être les perroquets de TF1, libre à vous – ça aussi, ça fait partie de la liberté d'expression.

Cela dit, ne comptez pas sur moi pour vous écouter braire.


Pour citer Schiller, si tu ne peux pas plaire pas à tout le monde de part tes actes et ton art, ne t'en soucies guère : il est grave de plaire à la masse !

Et priez pour moi afin que je ne sois jamais à l'Ultratop !



Comité de visionnage : "4 American Composers"

parce qu'ils (et elle) ont eu les couilles de ne pas faire comme tout le monde...

et qu'ils s'en sortent plutôt mieux que bien, merci pour eux.

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