lundi 22 décembre 2008

Stupeur et linguistique

Voilà un sujet qui me tient à cœur depuis longtemps, et je profite des récents événements au sein du gouvernement belge pour rebondir sur les querelles de bac à sable qui secouent le pays depuis de longs mois : l'avenir de nos langues nationales.

À vrai dire, les débats qui se sont tenus et se tiennent encore me font plutôt rire (jaune), puisque les langues nationales dont il est ici question sont le français et le flamand. Cherchez l'erreur...
Car erreur il y a : la grande absente de ce débat est évidemment la langue de Goethe, l'allemand étant l’une des trois langues officielles du plat pays qui est le mien. Et il se trouve qu'une grande partie de mon éducation fut faite dans la langue de Nietzsche, Rilke, Handke, Herzog, Kinski et Tokyo Hotel. Aussi, lorsque je lis dans une offre d'emploi que le candidat maîtrisera les deux langues nationales, mon sang ne fait qu'un tour et l'envie d'envoyer à l'entreprise une lettre de non-motivation pour, au passage, traîter ses dirigeants d'ignares est grande.

De même que les discours de certains hommes politiques m'hystérisent, le comportement de quelques flamingants me fait à l'occasion hésiter entre rires et pleurs, tellement cela me semble incongru et, à l'heure de la Grande Europe, d'un autre âge. Heureusement que je me débrouille assez dans leur langue (puisqu'ils refusent apparemment d'en pratiquer d'autres) pour leur demander – presque sans accent – s'il parlent anglais, allemand ou français.
Le plus fou dans cette histoire, c'est que j'enrage de ne pas maîtriser le néerlandais, car je pars du principe que la pratique de plusieurs langues est enrichissante et épanouissante. Comme Goethe, je suis persuadée que celui qui ne parle aucune langue étrangère n'a rien compris à sa langue maternelle. Il me semble, en effet, que le polyglotte est moins tenté de dénaturer une langue. J'ai cru le comprendre en déposant mes valises en France, où j'ai été choquée à diverses reprises du niveau de vocabulaire extrêmement bas de mon entourage. Ceux qui me paraissaient maîtriser le français avec le plus de respect et de correction étaient soit des universitaires ou des étrangers...

Quand je suis rentrée de France où j'ai passé sept ans de ma vie à me justifier d'être Belge et de ne pas avoir "l'accent" (c'est quoi, au juste, l'accent belge ?), voilà que je me suis retrouvée à devoir me justifier dans mon propre pays de ne pas être néerlandophone.

C'est que je passe mon temps à me remettre en question, à m'excuser, à me justifier... C'est une activité à temps plein et une activité épuisante qui plus est – d'autant plus épuisante que je sais pertinemment n'avoir rien à me reprocher d'un point de vue linguistique : je parle, lis et rêve en trois langues et me surprends pourtant à culpabiliser de ne pas pouvoir répondre in het nederlands quand il en est question.
Et quand un (ex-)premier ministre insulte la moitié du pays en déclarant que, je cite, les francophones n'ont pas les capacités intellectuelles d'apprendre le néerlandais, j'en ressens plus de tristesse que de colère, car voilà encore une preuve flagrante de la bêtise humaine : si je ne parle pas flamand, c'est parce que je n'en ai jamais eu l'usage, et une langue dont on ne se sert pas est une langue morte, tout simplement.

En attendant, je lis Martin Winckler, Bertolt Brecht et Kurt Vonnegut dans le texte, et j'avoue avoir eu un petit sourire sadique en apprenant la démission du gouvernement.
Rancunière, moi ?
Oui, bien sûr !


Fond sonore : The Mighty Bop feat. E.J.M., "Freestyle linguistique".

24 commentaires:

popupmonster a dit…

Et moi de rajouter que de plus en plus de Flamands n'ont pas les capacités intellectuelles pour apprendre le Français. En fait, peut-être pas, ils refusent tout court. Ils préfèrent se replier sur eux, avec leur gentil Leterme, le Vlaams Belang et cie.
Avec tout ça, moi je ne sais pas ce que je suis: flamande, bruxelloise, zinneke, européenne... je ne me sens bien nulle part.

A part ça, je peux faire la conversation en néerlandais et aider qui veut...

Mademoiselle Catherine a dit…

(je n'osais pas le dire de façon aussi radicale ;) )

Une chose est sûre, c'est que tout ça ne va pas aider à la construction d'une identité commune - linguistique, culturelle ou autre...
C'est dommage, car, pour avoir vécu ailleurs, je me sens très attachée à la Belgique et à ses habitants (sans pour autant me sentir "Belge" avant tout).

A ce sujet, il y a un très chouette documentaire autour de Bruxelles (et, par extension, le complexe d'infériorité des Belges): "Manneken Pis, le garçon qui ne voulait pas être fier" d'Anne Lévy-Morelle.

Anonyme a dit…

"Mais avec quoi tu viens?"

"Wat zeg-je verdom??"

On ne peut pas écrire un tel article sans avoir au préalable scinder l'arrondissement BHV enfin!

Très sérieusement,

Habitante francophone en "zone à risques" (lol) je peux affirmer que les questions linguistiques sont purement politiques!

Les citoyens (quand ils ne sont pas débiles au point de se laisser manipuler par les extrêmes!) se foutent pas mal de papoter in het nederlands of in het frans.
Tu as totalement raison en disant que la connaissance d'autres langues (et cultures) est un enrichissement.

Certains n'ont malheureusement pas encore compris qu'entre l'anglais et le néerlandais permettant le tourisme aux Pays-Bas et petit Surinam ça n'offre pas beaucoup de perspectives. Toutefois, il me semble logique de faire l'effort de parler la langue de la région.

Autre point, la partie flamande peut dire merci aux francophones et à la langue française de les avoir émancipé du joug hollandais à la révolution belge! ;-)Les premiers à avoir refuser le flamand comme langue sont: les FLAMANDS!

Humour: "Ik zou graag een wit bier aub"
"Wat? een BLANCHE???"
Groumf


Quelle bêtise humaine c'est tellement vrai! Mais j'ai bien peur qu'un jour à tellement réclamer leur spliting BHV et leur ""Aanschlusse"" (comment on écrit ça??) de Bruxelles, ne vienne le bruit des bottes... (Un lion avec des bottes de caoutchouc mdr pauvre bête!)

Merci pour l'article!
Peace

Clym'

Mademoiselle Catherine a dit…

C'est vrai que, dans ma jeunesse (hum hum), je sortais souvent en Flandres et personne ne m'a jamais fait de remarque quant au "problème linguistique". D'ailleurs, c'est bien simple: tout le monde parlait anglais.

Les querelles de bac à sable entre politiciens n'auront finalement servi qu'à renforcer l'assurance des flamingants (qui restent, il me semble, minoritaires) de même que l'image surréaliste du pays.

Et moi de me demander, encore et toujours: "Ils n'ont rien de mieux à faire???".

./diane a dit…

Je travaille dans une boîte à majorité flamande depuis mars, j'avais décidé de me remettre à niveaux à la VUB, malheureusement un stupide accident de voiture à coupé court à tous cela, momentanément. Je parle et j'apprends le plus que je peus avec mes collègues et clients, et sinon je parle anglais ou français, l'important c'est de faire l'effort d'apprendre la langue de l'autre, de communiquer, mais il faut en avoir envie. Le problème n'est pas linguistiques ou intellectuel, l'abcès de la guerre 14 et de la dévaloristaion du flamand au profit du français n'a jamais été publiquement reconnu et crevé, cela ferait du bien à tous de reconnaître ses torts, mais à force de régionaliser, détricoter le pays que ce soit au niveau national ou au sein même des communautés linguistiques, on finira par monter les ixellois contre les saint-gillois. Je parle français et anglais, je comprend pas mal de néerlandais et j'ai des notions remanentes des mes 3 ans d'allemands. Je connais quelque mots en japonais, je mets toujours un point d'honneur à savoir dire bonjour et merci dans un pays que je visite (et en thaï ou cambodgien on est vite largué), j'adore remonter le sens et l'histoire des mots, j'ai parfois besoin d'utiliser d'autres langues pour exprimer une idée précise parce que parfois je le reconnais, il n'y pas d'équivalent dans ma langue maternelle. A l'image de beaucoup de choses que je vois autour de moi, je me rend compte que l'immobilisme, l'atavisme, l'incompétence, l'absence d'ambition intellectuelle et le copinage politique frauduleux pourrissent nos vies. Quel gachis.

Mademoiselle Catherine a dit…

J'ai tendance à croire que tout est question d'éducation: mon enfance fut difficile, car j'étais bilingue et que j'ai dû "choisir" entre le français et l'allemand (dans le premier cas, je devenais une "sale welsh" et dans l'autre une "sale boche" - dans tous les cas, j'étais une bâtarde).
A force d'entendre leurs parents dire du mal des autres communautés linguistiques, les enfants finissent par intégrer des idées fausses, et on a beau n'entendre jamais parler de la communauté germanophone, dans le genre chauvin, j'ai rarement vu pire...

Heureusement, les gens chauvins sont souvent doublés de chiffes molles et rarement dangereux. Leurs idées, elles, le sont, par contre. Et c'est ça qui m'inquiète, car il serait temps de parler d'autre chose, en politique, que de soi-disant problèmes linguistiques au risque de voir certaines idées déteindre sur une partie de la population (ce qui, me semble-t-il, est déjà le cas).

Et si on demandait son avis au peuple, pour changer?

popupmonster a dit…

Moi aussi j'ai eu cette double éducation français-néerlandais, avec prédominance de l'un ou l'autre selon l'époque de ma vie (et selon l'école). Ce qui fait que je n'ai jamais été tout à fait l'aise nulle part.
Ma mère était plutôt francophone mais de parents flamands, mon père assez francophile, mais flamand, et avec l'âge, il a parfois certaines tendances un peu flamingantes énervantes. Sa compagne, pure gantoise, insiste par contre toujours pour exercer son français avec moi, alors que Geoffroy demande qu'on parle néerlandais avec lui. Je ne vous dis pas le melting pot pendant les dîners de famille, surtout que moi j'ai un blocage et que ne m'adresse qu'en français à mon père !

chewie a dit…

Mmmh c'est compliqué tout ça.

Petiot, j'ai grandis en Wallonie, dans le Hainaut.
Les vieux parlaient wallon, les adultes parlaient un mélange de wallon et de français, et les enfants allaient à l'école.

Une partie de ma famille est venue de France à la fin de la guerre. On en a conservé quelques stigmates.

Je ne parlais pas tout à fait comme mes petits camarades. Mes parents ne parlaient pas tout à fait comme leurs parents.

J'avais pas tout à fait le même accent et pas tout à fait le même vocabulaire.

Et bien ça m'a causé pas mal de problèmes.
Je me souviens d'un temps ou intello, fransquillon,
pète-cul était les insultes quotidiennes.
Ostracisme, ostracisme, ouille ouille, je n'aime pas ce garçon.

La différence !

Nous n'étions pas vraiment très différents.
Mais putain, encore maintenant je me demande
ce que j'aurais dû subir si j'avais été noir, juif, maghrébin, tzigane, handicapé ou homosexuel.
(ou les six mais alors j'aurais été communiste en plus, par principe, pour faire chier)

J'avais de la chance en fin de compte.

Aujourd'hui, ça c'est tassé. Je ne retourne que rarement dans ces terres lointaine et pourtant fort jolies. J'ai pris avec le temps un accent bruxellois
et je suis devenu un citadin attaché à son bitume et à ses pics de pollution.

Mais il n'en demeure pas moins vrai qu'à présent nos langues et nos coutumes divergent toujours.

Et divergent... c'est énorme comme disait ce bon vieux P.D.


note : amusant, le système anti-spam de blogger me demande de taper "micsnob" pour valider mon commentaire...

mic snob...

Mademoiselle Catherine a dit…

C'est vrai que la différence tient à peu de choses - un accent, pas d'accent, un piercing, pas de piercing, des vêtements pas comme ceux des autres (mais quels autres?), pas de GSM...

Cela dit, je crois que s'il n'y avait pas eu cette "différence" (cette force, en fait), je n'aurais pas développé le même tempérament.

Au fait, Chewie, t'as oublié un truc dans ta liste: tu aurais pu être une femme, en plus ;o)

popupmonster a dit…

oups, j'avais oublié, dans le méli-mélo de langues familiales, il faut ajouter le west-flamand, dont je n'ai appris que quelques mots mais que je comprends parfaitement...
euhhhhhh.....

éric a dit…

Salutaire colère contre une bêtise qui est, bien que deux ans ont quasiment passé, toujours d'actualité...

D'ailleurs tant qu'il y aura des hommes, la bêtise sera d'actualité. C'est vraiment un truc d'hommes, de trouver constamment de quoi se taper dessus...

En tant que français je ne peux que me réjouir de cette Ordonnance qui obligea tout le royaume à parler français !

En tant que touriste français de passage en Belgique (il y a une vingtaine d'années), je garde hélas, un excécrable souvenir de l'hostilité des hôteliers et des habitants de la région de Bruges.
Je n'en ferais évidemment pas une généralité sur une région qui éclaire le monde de tant de chefs d'oeuvre graphiques (peintures et BD) et abrite ces inestimables abbayes trappistes qui réjouissent nos papilles ! :-D

Je suis sûr que flamandes et wallonnes auraient régler le problème rapidement...

Adrien a dit…

Bienvenue en Belgique, là où les cons sont Rois (ou plutôt au pouvoir, Albert II me semble quelqu'un de fondamentalement bien mais néanmoins un peu paumé ... mais qui ne le serait pas? ).
Entre un flamingant au bord de l'explosion qui réclame une confédération tout en assurant la prospérité de la Belgique (cherchez l'erreur), un immigré italien gay comme un pinson qui caresse le rêve d'être premier ministre et qui serait prêt à vendre père et mère (ou Bruxelles c'est au choix) pour arriver à ses fins et des batailles d'ego à tout les coins de rues pour savoir qui a la plus grosse (pas toi didjé t'es trop gros) ... et ben on est pas dans la merde.
Ca c'est pour le côté politique car si on s'enfonce dans la populace flamande lors de soirées, concerts et festivals by voorbeeld ... on assiste à un réel changement de décors! Où sont passés les "Wallen Buiten" et/ou les "Belgïe barst"? Aucune idée mais ce n'est point là que vous les trouverez. En règle générale (car il y aura toujours des abrutis pour cramer votre tente si vous avez le malheur de parler la langue de Molière), les gens que j'ai pu rencontrer sont très corrects, amicaux et sans préjugés (ou alors ils jouent très bien la comédie, ce dont je doute ... on est pas en Italie, la "Commedia Dell' Arte c'est has been).
Alors Messieurs les politic(h)iens, si vous arrêtiez 5 minutes de vous taper dessus pour des broutilles afin de vous occuper enfin des vrais problèmes qui rongent petit à petit le pays, nous aurons déjà fait un pas en avant. Je ne dis pas détenir les clés de la réussite entre mes pauvres mains, mais je peux déjà vous dire que ce n'est pas de la sorte que nous allons nous en sortir.

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Je pense que le réel problème, comme le mentionne Adrien, ce sont les égos de nos politiciens. On a certes les politiciens qu'on mérite (puisque nous sommes tenus d'aller voter), je n'ai qu'en de très rares occasions été témoin d'animosité au sein de la population belge, aussi, le fond du problème est bien, selon moi, politique et non humain.
Et je ne sais pas comment l'étranger perçoit le débat communautaire (qui n'est pas neuf: il ressurgit avec la régularité d'une horloge suisse - ou belge - depuis les années 50, et fut bien plus violent par le passé), mais de l'intérieur, il est imperceptible ou presque au quotidien... à moins que je ne sois complètement aveugle.

@Adrien: Dis donc, tu es bien éloquent dès le matin! Bravo :)

éric a dit…

Que le problème soit politique, ça ne fait aucun doute mais la politique se fait avec et pour des humains...

Les raisons de l'animosité que j'ai vécue, je ne la mettais pas forcément sur le compte de la rivalité politique entre flamands et francophones... le fait que je sois français a pu certainement suffire étant donné notre sale réputation d'arrogance (que notre gouvernement actuel s'ingénie en plus à justifier voire à revendquer...).

J'ai vécu la même chose en Autriche et en Suisse mais l'inverse au Portugal (les gens les plus gentils du monde !), aux Pays-Bas et en Allemagne...

Pour ce qui est de la perception du débat politique belge en France, je dirais qu'il y deux écoles : ceux qui s'en foutent (les plus nombreux) et ceux qui aimeraient que la partition se fasse et que la Wallonie soit rattachée au territoire français.

Non pas par amour de la francophonie (dans beaucoup d'esprits en France, il faut le savoir, francophonie = vassal de la France...) mais par pur calcul politique (on y revient) : le rattachement d'une région aussi peuplée que la Wallonie représenterait une augmentation non négligeable de représentants Français au Parlement Européen ainsi que des subventions qui vont avec...

Minuit17 a dit…

Perso j'me dis que le débat est très compliqué et demande un minimum de nuance... Un discours du genre "les politiciens sont responsables et la population n'est demandeuse de rien" me semble un peu simpliste...

Côté flamand, je parle cordialement avec pas mal de mes concitoyens du Nord, de manière très cordiale, et ils avancent des arguments intéressants, culturels, historiques, socio-économiques...

Et puis, je ne peux que réagir... quand je lis une description de Di Rupo commençant par "immigré italien gay comme un pinson"... Mmmh... Di Rupo est né en Belgique, au fin fond du Hainaut, donc n'est pas un immigré... Je ne soutiens pas le PS, mais je n'aime pas le poujadisme... Sans doute que ce n'est pas ce que le monsieur qui a écrit cela voulait dire, mais prenons garde aux raccourcis faciles dans nos discours... Appuyer un discours discréditant un politicien en mettant en avant son orientation sexuelle et son origine, ça peut être mal interprété...

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: J'espère bien que JAMAIS Ô GRAND JAMAIS le rattachement à la France ne se fera, et cela me semble d'ailleurs fort compromis. D'une part parce que ce serait un de ces bordels... et d'autre part parce que bon nombre de Wallons y sont fermement opposés (sans parler des habitants de la Communauté Germanophone qui se situe en Wallonie).
En ce qui me concerne, ce serait le pire des scénarios envisageables, et il me semble d'ailleurs peu réaliste, car le débat communautaire actuel me parait "relativement" modéré par rapport à ce par quoi la Belgique a déjà pu passer...
Enfin bref, tout ça pour dire que
l'éclatement de la Belgique serait pour moi une tragédie, car j'aime mon pays et me sens profondément Belge, sans chauvinisme aucun (j'ai déjà expliqué dans un récent article pourquoi j'ai quitté la France pour revenir au bercail, aussi ne reviendrai-je pas là-dessus).

@Minuit17: Adrien est un habitué, et je ne doute pas une seconde qu'il s'agissait là d'une boutade.
Je n'ai d'ailleurs jamais sous-entendu que les politiciens sont responsables de quoi que ce soit (puisque c'est bel et bien la population qui les a élus). Par contre, je trouve obscène que des représentants du peuple se servent de leur petit pouvoir afin de flatter leur égo (et, au passage, insulter une partie de la population), alors qu'il y aurait des choses bien plus urgentes à régler que le débat communautaire, dans lequel chacun, de toutes façons, continuera de prêcher pour sa chapelle. Pour rappel: les dernières élections datent du 13 juin, et nous n'avons toujours pas de gouvernement à l'heure qu'il est, et j'apprécierais grandement de la part de nos élus qu'ils prennent leurs responsabilités...

Les tests de Gridou a dit…

Ben tsé quoi ? Rien à foutre !
Mais vraiment hein !
Parce que toutes ces conneries, ça coûte des sous et de l'énergie.
Je ne me sens pas wallonne, je ne me sens pas flamande. Je me sens citoyenne bruxelloise, citoyenne européenne et citoyenne du monde décousu dans lequel nous vivons.
Le reste m'emmerde au plus haut point. Je continue à voter par idéalisme, par respect pour les anciens mais je n'y crois plus.
Et le pire, c'est que ça ne m'inquiète même pas... je boycotte Antwerpen depuis que c'est marron, je boycotte la mer du nord depuis qu'on nous dit que les francophones sont intellectuellement défaillants et voilà !
je ne fais pas avancer le débat, j'en suis consciente, mais je m'en fous parce que ça m'EM-MER-DE ouais ouais !

Mademoiselle Catherine a dit…

Gridou, je t'aime :D

Adrien a dit…

@Catherine: Toutes mes félicitations, tu as saisi la dose d'humour contenue dans mes propos, pourtant je te l'accorde, ce n'était pas évident! Demain on jouera à "Décèle l'ironie dans mes propos", tu verras c'est tout aussi compliqué ...
@Minuit17: Par contre, j'ai le regret de vous annoncer que vous avez échoué à l'épreuve précitée mais ce n'est que partie remise. Plus sérieusement, il s'agissait évidemment d'une caricature assez grotesque de Monsieur Di Rupo (avez-vous reconnu celle de Bart De Wever?). J'ai tenté de placer un chouïa d'humour et vous me voyez sincèrement désolé que vous ne l'ayez pas pris de la sorte. Enfin bref, no offense!
Je tiens juste à préciser que NON je ne suis pas raciste, encore moins homophobe et je n'ai rien contre Monsieur Di Rupo même si je ne partage pas forcément ses orientations politique

Les tests de Gridou a dit…

Moi aussi =D

Mick Kelly a dit…

J'aime beaucoup la conclusion de cet article! :p

Mademoiselle Catherine a dit…

As-tu bien regardé la date de publication, au moins? ;)

Mick Kelly a dit…

Oui oui, j'ai vu! C'est d'ailleurs une bonne idée de faire des renvois vers d'anciennes notes, ça donne l'occasion à un nouveau comme moi de faire un tour dans les archives!

Mademoiselle Catherine a dit…

C'est bien pour ça que je le fais ;)