mardi 14 avril 2009

Con carne !

Permettez-moi aujourd'hui d'en choquer quelques uns qui, je l'espère, me feront part de leurs commentaires outrés (même anonymes) parce que je ne me fais pas chier à étaler toute ma mauvaise foi à longueur de blog pour n'avoir que des réactions allant dans mon sens.

Alors voilà : je suis une carnivore ! Une carnivore de la pire espèce, foie gras et cuisses de grenouilles inclus (quoi que ces dernières, c'était juste pour goûter, et je n'ai pas trouvé ça particulièrement bon).
Bien que cela ne saute pas aux yeux, je ne résiste pas à l'appel du bœuf bourguignon, du boulet-frites, du goulasch, du sauerbraten, de la choucroute-saucisses, du chili con carne, de la scaloppine, du foie à la mode portugaise et du gigot d'agneau. Halal ou kascher, peu importe le régime pourvu qu'il y ait de la viande ! Cela ne signifie pas que j'en consomme quotidiennement, loin de là (l'habitude tue l'amour !), mais je ne conçois pas de m'en passer volontairement à durée indéterminée.
Et j'ai beau respecter les végétariens et -liens, il arrive que certaines petites phrases assassines me fassent grincer des dents, car j'ai horreur des donneurs de leçons ! Que l'on décide en son âme et conscience de se contenter de graines et de tofu est une chose. Mais qu'on ne fasse pas chier les autres sous prétexte qu'ils sont tous des assassins en puissance (et moi, comme toujours dans ces cas-là, de jeter un discret coup d'œil aux chaussures en cuir du moralisateur...).

J'avoue avoir du mal à comprendre les militants purs et durs, car je pense qu'il est extrêmement difficile et surtout contraignant de se passer de produits d'origine animale, tant dans l'alimentaire que dans d'autres domaines.
Bien sûr, je sais que les tests sur animaux sont ignobles et même inutiles dans la plupart des cas, maintenant que les industries pharmaceutique et cosmétique recensent plusieurs milliers de molécules certifiées sans danger pour l'être humain. Je sais aussi que l'élevage intensif est abject et totalement aberrant d'un point de vue éthique et écologique.
Et pourtant, quand je déguste un ossobuco, je n'ai aucune pensée pour l'innocent veau qui a dû mourir pour atterrir dans mon assiette. Pas plus que je ne pense au pauvre mouton que l'on a dénudé de force pour me permettre d'avoir bien chaud en hiver.

Et tant qu'à faire, je vais même me justifier, tiens (quitte à être de mauvaise foi, autant l'être jusqu'au bout) : il y a environ dix ans, j'ai fait de l'anémie (je ne peux d'ailleurs toujours pas donner mon sang), et il se trouve que les viandes rouges sont une excellente source de fer.
Les légumineuses et les céréales complètes aussi, bien vu !
Hélas, les gros buveurs de thé (et je suis une énoOorme buveuse de thé – noir, très noir !) fixent mal le fer d'origine végétale. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est la médecine. J'ai donc tout intérêt à poursuivre mon régime omnivore.

Car l'être humain est naturellement omnivore. Il peut refuser de se nourrir de produits issus du règne animal, c'est à ses risques et périls parce que ce type d'alimentation ne convient pas à tout le monde.
Si le végétarisme offre de nombreuses possibilités, les variations sont très limitées dans le cas d'un régime végétalien, et il est nécessaire, lorsqu'on a choisi d'en suivre un, d'établir ses menus avec un médecin ou diététicien afin d'éviter toute carence. Cela dit, aucun scientifique au monde ne me fera gober deux jours de suite un menu sans viande, ni poisson, ni œufs, ni miel, ni laitages (et j'en passe...), quelles que soient ses prétendues qualités nutritives et gustatives.

À chacun ses choix de vie...
Personnellement, je trouve le végétalisme strict plus proche de l'autoflagellation que du régime alimentaire. C'est que, selon moi, la nourriture dépasse de loin son statut de simple besoin vital : je ne mange pas que pour m'alimenter – je mange aussi pour me faire plaisir, et le plaisir de la table commence bien en amont du repas. Je veux que mes cinq sens se délectent depuis le choix de la recette jusqu'au dernier coup de fourchette, car la cuisine est un art sensuel.
Et honnêtement, il me serait difficile de partager mes fourneaux avec une personne qui n'apprécie pas la chair.
Il me serait plus difficile encore de partager avec elle ma couche : comment avoir confiance en quelqu'un qui ne supporte ni de toucher ni de mordre de la viande et dont la langue refuse obstinément d'entrer en contact avec de la protéine animale ? Comment savoir si un régime végétalien strict n'interdit pas certaines pratiques, à commencer par le baiser profond ?

Donc : con carne, por favor !
Et tant pis si ça choque... ça me fera au moins quelques commentaires !


Fond sonore : Diamanda Galás, "Wild women with steak knives".


(et pour savoir ce que je pense de la taxidermie, c'est par ...)
(oui, je sais, je fais très fort aujourd'hui !)

53 commentaires:

dr frankNfurter a dit…

bravo mademoiselle Catherine!
perso j'ai bcp aimé le lien final des posts sur les deux blogs.
"vous n'êtes pas heureux de ma position sur le végétarisme... attendez de voir la taxidermie" XD

Pour le reste, je ne sais pas si on peut émettre des grosses incertitudes sur l'aspect charnel de la dite personne si cette dernière est rebutée par la cuisine carnée. Ceci dit, c'est clair que du côté des straight-edge, on doit pas se marrer tous les jours :P
Bref, j'ai pas d'avis définitif sur la question pis de toute façon on s'est jamais plains de ma cuisine... alors hein bon

Enfin je pense pas par exemple que tous les éjaculateurs précoces soient végétariens... XD

je suis désolé ce premier comm' n'est pas injurieux... enfin soit patiente, ça viendra :P

pychoux a dit…

Ben moi non plus, pas d'insulte. Je ne suis pas une grosse mangeuse de viande, mais j'aime ça!
J'ai été élevée à la campagne avec des animaux de basse cour destinés à finir dans notre assiette.

Ce qui me désespère le plus dans l'attitude des végétaliens (surtout les grandes blondes très minces) c'est que leur sac et leurs chaussures ne sont certainement pas en plastique, mais qu'il est cruel de manger ces petites bêtes!

La vie est une histoire de gout et j'ai déjà surpris mes papilles avec des repas sans aucune protéines animales !

SCHNYL a dit…

Malheureusement je ne te laisserais pas de commentaire outré, pour ma part, j'abonde également dans ton sens...
Puis, il est bien connu que les gens prônant la pratique d'une saine hygiène de vie (1.5L d'eau par jour minimum, pas de viande, pas de clopes, pas d'alcool, j'en passe et des meilleurs) sont les plus chiants et souffrent d'une furieuse envie de faire le bien autour d'eux en voulant imposer aux autres leurs points de vue... Diantre, je fume, je bois de temps en temps, j'aime la viande qui saigne et là aussi j'en passe et des meilleurs ! Voilà ! Nan mais mince ! *séquence rebellion*
Par contre, plus je te lis, plus je me rends compte de nos atomes crochus :)

kim a dit…

Rhoooooooo, je pense que si on nous foutait toutes les 2 dans une boucherie, il n'y en aurait pas une pour rattraper l'autre lol. Moi je suis avec la bave aux lèvres. Plus c'est rouge, plus je jubile. Cuisson? Bleu avec plein plein de sang! Et du thé noir... très noir lol.

Et puis moi, les végétos, j'ai abandonné depuis longtemps... Je comprends juste ceux qui arrêtent de manger de la viande parce qu'ils n'en aiment plus le goût (j'en connais). Là, c'est comme nier les choux de Bruxelles, c'est normal. Mais ceux qui portent un grand drapeau avec SAVE THE WORLD inscrit dessus et, comme tu dis, des chaussures en cuir... Ils me donnent la nausée. :-)

Mademoiselle Catherine a dit…

Oh ben zut! Moi qui espérais avoir droit à tout un paquet d'insultes, me voilà bien déçue :(

dr frankNfurter: Bienvenu sur mon espace personnel. Tu connais déjà mon espace "pro" :)

psychoux: Bienvenue à toi aussi. C'est vrai qu'on serait vachement dans la merde si tout le monde cessait de manger de la viande du jour au lendemain: quid de nos élevages??? Et puis, bien sûr, les goûts et les couleurs...

SCHNYL: On devrait se faire une virée à l'occasion, pour parler tricot, sépia, cigarettes et gastronomie ;)

kim: la viande bleue, j'en suis bleue! Mais je peux comprendre que ce ne soit pas du goût de tout le monde.
Comme je le dis dans mon texte, à chacun ses choix. Mais qu'on ne vienne pas juger mes choix de vie. Je sais que je ne suis pas un exemple à suivre et n'en ai jamais eu la prétention. Et les donneurs de leçons me font chier!

Theremina a dit…

Pour ne pas te laisser sur ta faim (c'est le cas de le dire haha) côté contradiction... mais pas d'insultes, désolée.

D'abord, les donneurs de leçons il y en a des deux côtés. Je crois que les omnivores ne se rendent pas compte du nombre de personnes qui, dès qu'elles apprennent que vous êtes végétarien/lien, vous tiennent la jambe pendant une demi-heure en vous servant pour la énième fois les mêmes arguments, et vous obligent à défendre encore et encore votre position, et vous regardent comme une bête curieuse, et sans être particulièrement renseignées vous assènent des lieux communs. Je ne dis pas ça pour toi hein, juste que les chieurs il y en a de tous les régimes.

Comme il y a des gens de mauvaise foi de tous les régimes. Oui, les végétariens qui portent du cuir. Mais à l'inverse, combien de "carnivores" font les dégoûtés à l'idée de voir tuer l'animal qu'ils vont manger ? Combien sont scandalisés des mauvais traitements aux animaux domestiques mais se foutent (ou ne veulent pas savoir...) de ce qui se passe dans les élevages en batterie ? Ce n'est pas plus cohérent. Après, je suis la première à dire qu'être totalement cohérent est quelque chose de très difficile, quels que soient ses choix.

En ce qui concerne les choix alimentaires, c'est avant tout une question d'habitude. On "reformate" son corps, en quelque sorte. Aujourd'hui, je n'ai plus jamais envie de viande. Ca ne me traverse même pas l'esprit. Et bien que mangeant pratiquement végétalien (je vis avec un végétalien, et je te prie de croire que ses chaussures ne sont pas en cuir) je ne ressens pas du tout ça commeune punition. Au contraire, ça m'a poussé à explorer les possibilités culinaires, les épices, les ingrédients et les méthodes, et j'ai plus de plaisir à manger aujourd'hui, car j'y mets plus de soin, de réflexion, de choix. Quant à dire que c'est médicalement douteux... il suffit d'avoir des connaissances de base en diététique, savoir où trouver les protéines etc. Pas la peine de se faire suivre par un médecin. Mon homme, toujours lui, est végétalien depuis dix ans et, de l'avis médical, en excellente santé.

Ensuite, ta conclusion est à côté de la plaque : ce que les végétariens ne supportent pas, ce n'est pas la chair en soi, c'est la chair morte. Toi non plus tu n'irais pas rouler des pelles à un cadavre, si ?

Et pour finir, je suis un peu fatiguée du préjugé (exprimé dans les commentaires) qui voudraient que végétarien/lien = psychorigide frigide ennuyeux. Déjà, les raisons de devenir végétarien/lien varient énormément. Tout le monde n'est pas dans l'optique "mon corps est un temple". Des non-canivores qui fument, boivent, baisent et jouissent de la vie, j'en connais plus d'un. A commencer par mon homme et moi (sauf en ce qui concerne la clope, ok). Comme je connais beaucoup de carnivores sans la moindre étincelle de vie et de sensualité.

Theremina a dit…

J'oubliais ! "L'être humain est naturellement omnivore" : l'être humain est naturellement plein de choses sympa, comme par exemple mort à cinquante ans ou, pour les femmes, bien plus tôt en couches. Toute l'histoire de l'être humain tend à s'éloigner de ce qu'il est naturellement, à travers la science, l'art, la médecine... "Naturellement", il n'y a pas de contrôle de la fertilité par exemple - et je préfère largement pouvoir prendre la pilule, toute non-naturelle qu'elle soit. Bref, la nature est selon moi un faux argument.

Anonyme a dit…

chez nous, pour l'instant c'est Titi qu'on mange... !!! ça me fait un peu marrer quand même, et il est délicieux. Il n'avait qu'un an, sa maman était vache et il a été élevé par quelqu'un qui l'a respecté dès sa naissance puisque c'est lui qui l'a vu naître et a aidé sa maman... Mais ce qu'il est bon notre Titi !!!
bisous mon elfe

Mademoiselle Catherine a dit…

Theremina: Je ne sais trop quoi répondre puisque, dans le fond, je comprends et respecte tes arguments. Et nous sommes d'accord sur ce point: les donneurs de leçons sont des chiants, quels qu'ils soient. Comme les obèses qui se permettent de dire aux fumeurs qu'ils coûtent cher à la sécurité sociale...
Loin de moi le désir de faire passer tous les végétaliens pour des psychofrigides - je sais bien qu'il y a des cons partout!

Et je suis bien contente, en tous cas, que tu sois passée pour apporter des contre-arguments ;)

Bibi (a.k.a. ma marraine la fée): Finalement, c'est comme ça que ça devrait se passer... Heureuse que Titi ait ravi vos papilles!

Ada a dit…

Berk la viande !
Naaan, j'exagère un chouia. A la maison, je ne cuisine jamais de viande rouge (pour moi, bien pour mon homme qui adore) sauf au bbq.
Le poulet passe bien chez moi... le reste j'en mange pas à la maison.

Si je suis invitée et qu'il y a de la viande, j'en mangerai à condition qu'elle soit bien cuite; parfois au resto, j'en mange mais rarement.

Par contre, j'adore le filet américain! :-)

Pas d'insultes, c'est pas mon genre; pas d'argument contre la viande.

Chacun mange ce qu'il veut; perso j'm'en fous :-):-)

Anonyme a dit…

http://www.youtube.com/watch?v=EaOMdRm3q4I&NR=1

Pauvres petites bêtes!
bises Clym'

YvAN a dit…

Hé hé hé... perso, pendant chaque fondue bourguignone (tellement de saison), je mange plus de viande crue pendant que mon boquet cuit que ce qui sort du poëlon. Donc vraiiiiiment pas gechokeert sééés. ;-)

Mademoiselle Catherine a dit…

Ada: question de goûts. Tant qu'on ne m'emmerde pas avec des grands discours, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais je déteste les gens qui cherchent à imposer leur style de vie aux autres.

Clym': Rhôô! J'ai vu d'autres performances du bonhomme, et à chaque fois, c'est du grand art!

YvAN: J'aurais tendance à faire pareil... Et je trouve qu'il n'y a pas de saison pour ce qu'on aime!

Allez, choucroute pour tout le monde! :D

Antastesia a dit…

Je suis végétarienne, ne porte pas de cuir, utilise autant que possible des produits non testés sur les animaux dans la vie de tous les jours.
Et ... je ne pense pas que tu respectes les végétariens en t'exclamant : je suis carnivore !
Pour nous, végés et militants , les souffrances des animaux sont très dures à supporter, je suis très touchée, et lire ce genre de phrases me fait très mal. Voir que des gens se foutent totalement de la vie d'autre êtres vivants me laisse pantoise.
Mais j'ai également une approche plus ... philosophique et raisonnée de la chose. On appelle ça l'antispécisme. Tu devrais lire la libération animale de Singer, pour citer l'ouvrage le plus connu. et te renseigner sur l'antispécisme.
Quant au fait que l'Homme est fait pour être omnivore ... notre système digestif est beaucoup plus comparable à ceux d'animaux 'végétariens'.
Il ne faut pas se tromber de débat, laissons là les pseudos végétariens, les blondes à chaussures en cuir comme j'ai pu lire dans d'autres commentaires.
Il faudrait peut-être que les 'carnivores' comme vous vous proclamez, cessiez de vous cacher derrière des images préfabriquées et véhiculées par les médias, de faux végétariens, totalement excentrés par rapport à la réalité, fous, violents j'en passe et des meilleures.
Le commentaire de Thérémina est très juste. Cessez de pointer du doigt les végétariens comme des donneurs de leçon. Vous ne subissez pas les tu manges quoi à part de la salade ? aaaaaaaah je me suis fait un bon steack ce midi ou encore tu vas avoir des carences [...] Bref.
Dire que l'on veut imposer notre point de vue est à la fois faux et vrai. Je ne connais pas de végé qui ne souhaite pas que son voisin adhère à ce régime. Mais ma famille mange de la viande, mes amis aussi et je t'assure que les repas qu'on prend ensemble sont très enjoués. Et en parlant de ça , je suis végétarienne, et pas du tout chiante, si je puis me permettre, je profite de la vie, j'adore la musique, peindre, aller à des concerts, des tas de choses totalement dérangées que beaucoup de carnivores ne voudraient même pas connaître.
Néanmoins je rejoins l'avis de grands hommes comme Léonard de Vinci, Tolstoï ou Gandhi : je suis persuadée que le végétarisme fait partie de l'évolution de l'homme, et que tant" qu'il y aura des abbatoirs, il y aura des champs de bataille" pardonne moi si ce n'est pas la citation exacte de Tolstoï.
Je souhaite en tant que végé, premièrement un arrêt de l'élevage industriel, des tests sur les animaux, des corridas et autres pseudos traditions... Le deuxième stade, à voir l'humanité végétarienne me semble ... impossible, même si j'ai espoir qu'un jour la souffrance et le 'meurtre' animal seront considérés à l'égal de ceux d'humains, car même si nous sommes diffèrents, nous sommes égaux. A mon humble avis.

Mademoiselle Catherine a dit…

Antastesia, tout d'abord, bienvenue ici. Ensuite, j'avoue que tes arguments prêtent à réflexion, mais il me semble, telle que tu te décris, que tu ne fais pas partie des gens dont je parle dans ce texte puisque ce sont les donneurs de leçons qui m'exaspèrent.
Je n'ai jamais compris comment il était humainement possible, sous couvert de militantisme, de faire exactement ce que l'on condamne, à savoir insulter autrui et chercher à imposer sa propre opinion coûte que coûte.

Je tiens également à préciser que mon blog parle de moi. Libre à chacun de ne pas être d'accord et de m'en faire part.
Cela dit, si tu es allée faire un tour dans mes autres "Notes", tu auras sans doute remarqué que je brille par ma mauvaise foi. Une mauvaise foi assumée doublée à un second degré qui n'est pas toujours perçu comme de l'humour par certains, pour le meilleur et pour le pire.
Cela ne signifie nullement que je crache à la figure des autres.
Mais je n'aime pas qu'on crache à la mienne sous prétexte que je ne vis pas ma vie selon les standards de certaines personnes qui se considèrent comme plus "saines" ou "respectueuses"...

Je "souffre" moi aussi de commentaires déplacés par rapport à d'autres "particularités". Je sais ce que c'est que d'être montrée du doigt. Mais je m'y suis faite avec le temps.

Il y aurait encore des dizaines de choses à dire, mais je préfère garder mon inspiration pour d'autres "Notes" pétries de mauvaise foi ;)

Antigande a dit…

"Et pourtant, quand je déguste un ossobuco, je n'ai aucune pensée pour l'innocent veau qui a dû mourir pour atterrir dans mon assiette."

Voilà-voilà, pour moi, l'article pouvait s'arrêter là. Tu fais abstraction de l'origine de ce que tu manges, un végétarien non. Pas que je ne veuille pas te couvrir de purin, mais à ce stade, aucune dialogue réel n'est possible. La mauvaise foi, je la garde pour des sujets où les attaques ad hominem ont un "sens". (Comprendre : la politique)

Du goût et des couleurs, on peut en débattre longtemps. Mais si de base, on a une approche totalement différente de la chose, c'est une perte de temps. (Et cela n'est même pas dit sur un ton condescendant)

Ah, et je constate que je viens de nécrophiliser ton article. Pardon. ^^;

Mademoiselle Catherine a dit…

Euh... et que suis-je supposée répondre à ça?

Antigande a dit…

Ça, c'est à vous de voir. Vous espériez un commentaire, en postant le lien de votre article, non ? Voilà. Cadeau. C'est gratuit en plus. (gentil sarcasme inside)

Mademoiselle Catherine a dit…

Rassurez-vous, je n'espérais rien de particulier: le débat en cours a juste rappelé à mon bon souvenir cet article plus tout récent que j'assume toujours à 100%...

Ceci dit, merci d'être passé, même si, selon vos dires (ou plutôt vos impressions), tout dialogue avec moi semble impossible ;)

éric a dit…

« Tu fais abstraction de l'origine de ce que tu manges, un végétarien non. »

Ceci n'est pas tout à fait exact.

Dans la chaîne alimentaire, animal et végétal sont indissociables et hors contraintes médicales strictes, le fait de ne pas manger l'un ou l'autre ne relève que de l'idée que l'on se fait d'un animal ou d'un végétal.
L'humain carnivore (c'est mon cas) est en fait un carnassier : il mange des animaux morts. Le fait de les tuer soi-même ou de les récupérer morts est un autre débat (intéressant, d'ailleurs, chasse, élevage, commerce, ramassage...).
Le végétarien ne se pose pas la question de la vie et de la mort de la plante qu'il mange.

Ce n'est pas un jugement de valeur, chacun fait ce qu'il veut (ou ce qu'il peut, parfois).

Anaïs a dit…

Il est reconnu que l'homme mange trop de viande rouge... quand on sait en plus que les bovins poluent et que les élevages intensif -américains notamment- contribuent au réchauffement climatique, je me dis qu'il y a quelque chose d'un peut absurde.

A part ça, je ne suis pas végétarien, j'aime bien la viande, la côte de boeuf, hummmmm... c'est trop bon !

Antigande a dit…

Mademoiselle Catherine > Je ne me fais guère d'espoir. Ce serait un dialogue où chacun camperait dans son camp, sans bouger d'un centimètre.

éric > Vous faites un excellent chien de garde pour Maïa, mais un nettement moins bon rhéteur ; vous ne voulez rien imposer, pourtant vous êtes péremptoire au possible lorsque vous énoncez votre avis. J'ai l'impression que, tant qu'en face, la personne n'est pas complètement de votre avis, vous lui retapez dessus. C'est une méthode discutable. Le végétarisme lié à une conception morale (du moins, dans mon cas) est lié à l'opposition de tuer d'autres êtres vivants.

Après, l'argument du cri de la carotte est un classique, rassurez-vous, vous n'avez pas inventé la roue. Il faut faire un choix, forcément. Et entre la vache qui dont le cerveau a été mis sous tension (=> crise d'épilepsie) puis dont on a ouvert la gorge et la tomate cueilli sur le champ (à la main ou par une machine), mon choix est fait. Renseignez-vous sur les techniques d'abattage si vous en avez le temps. Vous serez surpris.

éric a dit…

Je ne parle pas du "cri de la carotte"... un peu de sérieux si vous voulez vous-même être prise au sérieux.

Je parle de vie et de mort.
Je parle du vivant qui se nourrit.
Je parle de la transformation (ingestion-digestion-déjection) qui est à la base toute vie.

Bien sûr que les techniques d'abattage industrielles sont immondes mais tout autant que les élevages intensifs sous serre ou à grand coup de pesticides ou l'introduction sournoise d'OGM.

Comparons ce qui est comparable : votre tomate fraîchement cueillie est un luxe de privilégié aujourd'hui. Souhaitez-vous que seuls les privilégiés puissent se nourrir ?

Ou en prend l'ensemble du problème de la nutrition ou on fait un concours de platitudes dignes de TF1.

Je n'oppose pas, contrairement à vous, carnassier et végétarien, je les rassemble et je leur dis chacun sa vie tant qu'on a conscience des tenants et des aboutissants.

Votre façon de vouvoyer bêtement et de refuser le débat de fond quand on vous le propose ne plaide pas en votre faveur.

«Ce serait un dialogue où chacun camperait dans son camp, sans bouger d'un centimètre.»

Bel aveu. Dommage, votre site est sympa...

Anonyme a dit…

Si le végétarien est quelqu'un qui se soucis de la souffrance animale, alors que suis végétarien !

Pourtant j'ai un régime très carné !

Toute la viande que je mande est issue d'élevage en plein air, de gentille vavache qui passent de longue années dans des prés ensoleilé (issus d'un milieu rural, je connais mon boucher, et également quelques uns des éleveurs qui le fournissent, il m'est donc arriver de connaitre "personnellement" le steak que je mange).

De même pour la volaille, élevée chez la famille, qui passent de longue années à glander dans une ferme type années 60...

Je ne concois pas manger de la viande issue d'élevage industriels, tout d'abord parce que c'est immonde (au gout) et également parce que c'est immonde (niveau condition animale).

Les bêtes dont je parlais avant ont une vie "heureuse" (pas malheureuse tout du moins). Simplementy au lieu de devenir malade et de s'éteindre l'entement les bêtes subissent une "mort violente". Cependant soudaine et niveau "souffrance", moindre qu'une mort "de vieillesse".
On pourrait discuter longement sur la fin préférable d'un être vivant, de l'euthanasie etc. Mais ce n'est pas le débat.

Par ailleurs, je porte également de la fourrure !
Encore une fois, non issue de la souffrance animale, le cinglé qui ramasse les renard creuvé sur le bord des routes pour fourré ses bottes c'est moi !
C'est un peu rustre mais ça apprend a faire quelque chose de ses mains (ludique) et ça reste de la récup.

Pour le cuire je plaide cependant coupable.
Aller, on va dire que les bêtes sont tuées avant tout pour la viande et que le cuire est aussi de la "récup". C'est pas tout à fait faux.

Et s'il y a besoin de tuer un animal pour le manger ensuite (étant adèpte de stage type "survie", ça m'arrive) il n'y a pas de soucis. Ce sera toujours fait sans haine ni souffrance.

De mon point de vu, je n'arrive pas à comprendre les végétariens.

Je n'ai rien contre eux du moment qu'ils ne me font pas chier (comme avec tout autre catégorie de personne d'ailleurs...).
Simplement je ne les comprends pas.

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Je t'avoue que je ne me pose pas la question de la vie et de la mort de mon steak haché non plus ;)
Cela dit, je ne peux que te rejoindre quand tu invites carnivores et végétariens et -liens à débattre ensemble. Ce qui n'est pourtant pas gagné :/

@Anaïs: Parfois, je me demande si tu lis les articles avant de les commenter, car, si je parle brièvement de tout ça dans mon billet, ce n'est pas vraiment le sujet (voire vraiment pas ;))

@Antigande: Si tel est votre sentiment, je ne comprends pas très bien pourquoi vous êtes venu commenter alors... Par pure charité chrétienne? Permettez-moi d'en douter.

Le cœur de mon article concerne les jugements auxquels moi, en tant que carnivore, j'ai parfois droit, à ce côté donneur de leçons qui me débecte, au fait d'être considérée par certain/es comme quelqu'un de cruel sous prétexte que je mange de la viande, même si c'est rare et que je privilégie les élevages locaux et contrôlés.

Concernant les techniques d'abattage, je suis au courant, merci. Je ne remercierai d'ailleurs jamais assez la "Sendung mit der Maus" qui, dès mon plus jeune âge, m'a informée sur toutes sortes de choses :)

@Annonyme: Je ne sais pas qui vous êtes, mais si un jour vous avez besoin d'une assistante pour ramasser les renards crevés et en faire des collerettes, vous pouvez compter sur moi, car je suis une fervente adepte de la récup' :D (et entièrement d'accord avec vos propos, ceci dit en passant!)

Wakajawaka a dit…

"Le végétalisme strict plus proche de l'auto fellation ?" ?

Je comprends qu'il y en ai qui préfèrent les poireaux aux rouelles !

Petit fils de boucher, je suis indécrottablement omnivore et pire ! Je mange aussi ces pièces basses que l'on achetais jadis chez le tripier, mais qui ont disparu (comme les tripiers) des étals.

Société de "touchy" à la c...

une Phrase (mais elle a es petites sœurs dans les coms...) m'a fait réagir : "Cessez de pointer du doigt les végétariens comme des donneurs de leçon."

Presque sans exception, tous les végétariens / végétaliens que j'ai rencontré ou qui font encore partie de mes connaissances ont essayé de me faire valoir leur positions.
tant qu'ils s'en tiennent à des arguments personnels, passe, car ça n'engage qu'eux.
Mais hélas, pour convertir, il faut de l'universel et là... ça coince...

Dernièrement un de mes amis est devenu "végan" (bein oui, ça fait plus "in" de dire végan" maintenant).
Il a tout essayé pour me faire comprendre que sa façon de vivre était la bonne et... comme il s'agit d'un ami, et que je le vois trop peu pour avoir envie de me prendre la tête avec lui, je me suis retenu de démonter ses exemples comme des mécanos branlants.

J'ai même subit de petites vidéos "made in america" destinées au bourrage de crâne des enfants aussi peu crédible et bourrées de contre vérités que les vidéos des créationnistes.
Là... j'ai tout de même eu le sentiment que les bornes étaient dépassées -ami ou pas ami- je ne supporte pas les contre vérités, les arguments biaisés, et encore moins le lavage de cerveau -surtout quand il est destiné aux enfants.

De plus, beaucoup de végétariens ont le mauvais goût de ne pas prendre le risque de confronter leurs choix à de vrais documents scientifiques : ils se contente de faire circuler ceux qui leurs semblent favorables en évinçant comme mensonger ceux qui ne vont pas dans leur sens.

Comme je le disais plus haut : tant que ça reste une question de choix personnel, ça ne me dérange pas, mais quand on a besoin de justifier son choix par un fatras de foutaises : ça me hérisse les poils.

Allez, je vais enfoncer le clou... un peu plus avec du scientifique pur et dur.

J'ai vu plus haut que certains mettait sur le même plan les évolution techniques et le fait de passer de omnivore à végan... c'est stupide.
Car notre statut d'omnivore conditionne l'ensemble de notre organisme, ce n'est pas une parure de mode ou une prothèse technique. Donc : argument absurde au possible.

Si je le ressort, c'est pour en venir à une chose troublante : la nourriture carnée nous à permis d'augmenter les proportions de certain nutriments dans nos organismes et ont favorisé le développement chez les hominiens.
Et dans cet apport carné, le beau rôle revient aux ... abats ! Cerveau en tête !

Une étude des traces ossifiées dans les crânes d'hommes primitifs a même confirme le présupposé de Reichoff selon lequel les femmes auraient été les principales actrices du développement de la culture, de l'intelligence, ce pas seulement par le fait qu'elle "gardaient et éduquaient" les plus jeunes, mais aussi parce qu'elles mangeaient moins de pièce nobles et plus d'abats.
Certains nutriments qui "augmentent le rendement du cerveau" (je dis nutriment pour ne par faire à chaque fois l'énumération des protéines, sels minéraux etc.) sont en concentration jusqu'à 11 fois supérieures dans les crânes des femelles que dans ceux des mâles... qui eu par contre présentent souvent des carences (en zinc par exemple).

...

Wakajawaka a dit…

... (suite et fin de ce long com)

Il est vrai qu'aujourd'hui notre connaissance de la biologie nous permet de choisir les plantes par rapport à leurs apports (et l'on ne dira jamais assez de bien des lentilles, l'un des légumes les plus complet).
Mais certains nutriments, s'ils ne sont apportés par des produits animaux.

Chacun fait ce qu'il veut, mais moi, je continuerai à me faire plaisir à coup de viande de fromage et compagnie.

Et si la souffrance animale me touche, la souffrance humaine sur laquelle se payent nos petits conforts me touchent encore plus.
Pourtant j'ai un ordinateur, une télé, un portable, un canapé, des ustensiles de cuisine, etc. Dont le prix est teinté de sang.

Ça me révolte, mais je l'assume.

Bon... je vais essayer de dormir au moins une heure avant de m'effondrer sur le clavier ;)

Mademoiselle Catherine a dit…

Je n'irais pas jusqu'à dire, comme toi, qu'une grande majorité des végés sont des donneurs de leçons (pas plus que la majorité des homosexuels ne sont des tantes ou que la majorité des féministes ne sont castratrices ^-^), car il ne sont pas tous militants.
En ce qui concerne ces derniers, par contre, je dois bien te donner raison: non contents d'être souvent casse-bonbons avec leurs arguments, ils développent aussi assez régulièrement une "victimisation" de type "Mais arrêtez de nous montrer du doigt, vilains omnivores!".

Pour ma part, jamais je n'ai montré du doigt qui que ce soit du fait de ses choix de vie, car je pars du principe que chacun fait ce qu'il veut tant qu'il le fait dans le respect de soi et de l'autre. Or, si l'on s'accorde de luxe de juger mes choix, je me permets d'en faire de même.
Et je vois souvent d'un mauvais œil quand un choix de vie se transforme en véritable dogme.

On pourra bien sûr me rétorquer ici que je montre les végés du doigt dans mon article. Mais, hey! voyez donc ce qui est écrit: l'intégrale de ce blog est écrit en "je", et je ne fais jamais que donner mon avis sur le sujet sans tenter de faire passer ma propre opinion pour une vérité universelle parce que j'estime que vous êtes assez grands pour savoir ce qui est bon pour vous.

D'ailleurs, je ne résiste pas à l'envie de rebondir sur le commentaire de Theremina du 16 avril à 21h51: "Naturellement", il n'y a pas de contrôle de la fertilité par exemple - et je préfère largement pouvoir prendre la pilule, toute non-naturelle qu'elle soit.
Et bien moi, je préfère largement ne plus intoxiquer mon corps à grands coups de traitements hormonaux, car cela ne me convient absolument pas, pas plus qu'un régime végétarien (j'explique pourquoi dans mon article).
Est-il naïf de ma part d'espérer un peu de respect quant à ma/mes décision/s?

Anaïs a dit…

Mlle Catherine a bouffé de la vache enragée ! Je rigole. N'empêche... ça se voit au milieu de la figure quand tu es agacée. L'avantage c'est qu'on ne peut pas le louper... reste plus qu'à filer droit !

Par rapport à ta remarque, je tiens à préciser que oui, je lis tes billets, mais il se trouve qu'étant généralement d'accord, je n'ai plus grand chose à rajouter (c'est l'inconvénient des gens qui sont souvent sur la même longueur d'ondes ^^).

Donc, si je n'ai rien à dire de plus par rapport au billet, celui-ci peut m'entraîner vers d'autres pensées, tout comme les commentaires des internautes peuvent me donner envie de réagir... et de partir ainsi en digressions.

Cete histoire de carnivores m'a fait penser aux élevages intensif immondes qu'on trouve aux US, mais sans aller si loin, il faut savoir, je cite :

"Ce ne sont pas les voitures, par exemple, qui polluent mais les vaches ! Connue depuis longtemps, la flatulence et l’éructation du cheptel mondial a un effet sur le réchauffement climatique trente fois supérieur à celui du dioxide de carbone. Pourquoi ? chaque année, ce sont 100 millions de tonnes de méthane qui sont produits par les bovins et autres ovins.

Les bovins sont visiblement un désastre pour l'atmosphère, rejetant à eux seuls en France presque trois fois plus de gaz à effet de serre que les 14 raffineries de pétrole du pays. Le calcul émane d'une étude intitulée Agriculture et réduction des émissions de gaz à effet de serre que vient de publier la Caisse des dépôts, un organisme financier public. Dotés de quatre estomacs, les bovins sont responsables de 6,5 % des émissions françaises de gaz réchauffant la planète, selon Benoît Leguet, l'auteur de l'étude. Contrairement aux idées reçues, leurs flatulences ne jouent qu'un rôle marginal. Ce sont leurs rots et leurs déjections qui provoquent le phénomène. Leurs rots (la «fermentation entérique») envoient chaque année 26 millions de tonnes de gaz à effet de serre dans l'atmosphère française et le stockage de leurs déjections, avant épandage dans les champs, 12 millions de tonnes. À comparer avec les 13 millions de tonnes des raffineries. Les substances rejetées sont du méthane (CH4) et du protoxyde d'azote (N20), les deux plus importants gaz à l'origine du changement climatique avec le CO2 (dioxyde d'azote ou gaz carbonique)."


Alors bien sûr, ça n'a rien à voir avec le propos de ton billet, mais ça a quand même une certaine importance. Personnellement je suis plus branché diététique que papilles. Quand je mange je pense plus à ma santé qu'au bon goût des mets (je pense aussi que les deux peuvent être associés). Dans les choix que je fais de mon alimentation il y a plein de choses qui rentrent en considération, et pas que le goût : il y a, comme je disais, ma santé, il y a le conditions d'élevage et de production, il y a aussi la pollution... ça peut paraître complètement stupide, mais sachant qu'une consommation excessive de viande rouge (et c'est reconnu) est non seulement mauvais pour la santé mais aussi pour la planète, ça me donne envie de limiter le plaisir que j'ai à manger une magnifique côte de boeuf. Pour moi il ne s'agit pas de renoncer, mais de mieux gérer. C'est un état d'esprit ! Des haricots verts cuits à la vapeur avec un petit filet d'huile d'olive j'adore ça, mais c'est aussi que j'ai été éduqué en ce sens. Une bonne recette ne suffit pas à mes yeux pour me satisfaire...

Par contre Mlle Catherine si ces digressions -qui sont ma spécialité- te sont aussi pénibles, il faut me le dire une bonne fois pour toutes... ou bien alors c'est que tu as lu ma prière sur le blog d'éric, mais je te promets, c'était une blague ^^

Anaïs a dit…

A savoir que vis-à-vis de ce phénomène de pollution bovine, des chercheurs commencent à se pencher sur le problème (notamment en Australie) afin de l'enrayer... car on comprend bien que l'homme n'est pas prêt de faire une croix sur un bon steak ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

Le débat est intéressant, Anaïs, mais tu prêches totalement à convertie, car je sais tout ça. C'est aussi l'élevage intensif qui consomme (gaspille?) le plus d'eau, alors quand on vient me dire de couper le robinet quand je me savonne les mains, j'avoue que ça me fait doucement rigoler...

Comme je le dis dans mon texte, je ne mange pas souvent de viande, mais je refuse de m'abstenir d'en manger volontairement, tout simplement parce que j'aime ça et que tout cela fait partie, selon moi, d'une chaîne alimentaire.
Le tout est de savoir si l'on préfère bouffer du poulet transgénique gonflé aux hormones ou savourer un poulet élevé au grain en plein air. Pour moi, le choix est vite fait, pour des raisons éthiques et écologiques d'une part, et une question de goût d'autre part. Certes, cela coûte plus cher, mais ça vaut chaque centime de son prix, et, surtout, cela participe à l'économie locale.
Et, très honnêtement, le bien-être des humains m'importe tout autant, sinon plus que celui des animaux (au fait, vous saviez que les humains sont des animaux, non?!).

Pour me citer moi-même (modestie inside), je sais que les tests sur animaux sont ignobles et même inutiles dans la plupart des cas, maintenant que les industries pharmaceutique et cosmétique recensent plusieurs milliers de molécules certifiées sans danger pour l'être humain. Je sais aussi que l'élevage intensif est abject et totalement aberrant d'un point de vue éthique et écologique.
Et je fais de mon mieux pour ne pas encourager des pratiques que je juge abjectes.

Pour le reste, tes digressions sont les bienvenues: essaye juste à l'avenir de les amener de façon un peu moins abrupte, histoire qu'elles ne tombent pas comme un cheveu dans la soupe ;)

Anaïs a dit…

En plus il faut que je fignole !

Dans mon commentaire, en réalité je ne m'écarte même pas du sujet. Tu l'as dit toi même, je sais :

"Je sais aussi que l'élevage intensif est abject et totalement aberrant d'un point de vue éthique et ECOLOGIQUE"

L'écologie est un point que j'ai voulu souligner vite fait.

Je vais être honnête Catherine, je ne comprend pas que tu me fasses ce type de remarque. Tu sais comment je fonctionne : visites rapides, coms en vrac... je ne peux pas faire autrement. S'il y a un mode opératoire pour commenter sur ton blog, faudra que tu me le donnes... mais je ne suis pas certaine de pouvoir le respecter. Moi aussi il faut me prendre comme je suis, avec mes défaut et mes contradictions et accepter ma manière désordonnée de participer aux débats.

Bises

Mademoiselle Catherine a dit…

L'écologie n'est pas un point qui se souligne "vite fait", Anaïs ;)
(en parlant d'écologie...)

Pour le reste, excuse-moi si j'ai pu te sembler agressive dans ma réponse: c'est le gros inconvénient de l'écrit - pas d'intonations, pas de mimiques, si ce n'est de stupides smileys pour mettre l'accent sur l'une ou l'autre intention...
Mais dans le fond, tu sais que nous sommes d'accord, non?!

(et toujours, toujours garder à l'esprit que "Les histoire simples et compliquées de Mademoiselle Catherine" sont servies avec de vrais morceaux de mauvaise foi!)

Antigande a dit…

L'exaspération est partagée. Prenons l'exemple suivant : Pour une raison X ou Y, il se trouve qu'un végétarien mange à la même table que des collègues (second degré inside). Premier constat : "Tiens, t'as pas pris de viande". Alors, que répondre ? Un simple "Non" entrainera nécessairement un "Pourquoi ?", idem pour le "Je n'en mange pas". Quelles alternatives restent alors pour éviter un n-ième débat ? Mentir ? Hors de question. Le don't ask, don't tell, on va le laisser aux ricains. À moins donc de se nourrir soit seul, soit strictement de lumière, d'amour et d'eau fraiche, on se fait tôt ou tard regarder de travers.

Vos positions (le vous est de rigueur, car vous êtes plusieurs et que je ne vous connais pas) sont, certes, nobles (notoirement pour ce qui est du refus de la viande industrielle), mais vous devez bien admettre ne pas constituer la majorité. L'aspect "donneur de leçon" ne provient, à mon sens, que de cette focalisation sur le "mais pourquoi tu ne manges pas de viande ? C'est pourtant vachement bon !" traditionnel, qui rend un discours argumenté plus ou moins inutile. En face, l'argument unique et rayonnant est "c'est bon". Chouette. Allez contredire ça avec des valeurs morales.

Après, il est évident que le concept moral est propre à chaque personne, et s'axe autour de quelques postulats de base. Discuter du droit de tuer ou de ne pas tuer revient à discuter de croyances. L'argument biologique revient dans les deux camps, chacun l'employant évidemment dans le sens qui l'arrange. Après, il y en aura toujours qui sortiront leur pseudo-sciences sur pourquoi la viande, c'est bien/mal. Libre à eux. Après, on pourra me parler des bienfaits de l'anthropophagie si on veut. (sarcasme inside)

Quant à ce qu'il en est du luxe, je considère que consommer de la viande est notoirement plus luxueux que de manger une tomate. D'un point de vue écologique comme financier.

Après, je suis moins enclin à prêcher le végétarisme (peine perdue) que la réduction de la quantité de viande consommée. Quant à convertir les gens au bio et aux élevages plein air ... Tant que le citoyen lambda pensera avec son ventre en regardant TF1, je prêche dans le vent ...

Ah, et je précise quand même que je suis surpris que ce soit apparu dans la Sendung mit der Maus. Autant le cynisme de la scène décrite par Armin est assez mordant, autant la vache heureuse dans un pré n'est pas le cas général. D'ailleurs, pourquoi y a-t-il des gens qui s'en offusquent, qu'on leur montre des abattages ? Parce que la vision d'un hamburger est incompatible avec des giclées de sang et des spasmes d'une vache agonisante ? Allez comprendre ...

Wakajawaka a dit…

Pour l'élevage concentrationnaire, c'est une des choses les plus immondes que l'être humain ait inventé.

Saviez vous d'ailleurs, que l'idée des camps d'extermination a germé après la visite "d'usines à poulets" étasuniennes avant guerre ?

Bien que j'y sacrifie de temps en temps, je conchie aussi ces temples de la consommation que sont les supermarchés.

En volaille, le taux de perte moyen sur tous les supermarchés de France est de 3 pour 2...

Ce qui signifie que les 3/5 des poulets de batterie qui arrivent jusqu'à l'abattage (et il y a déjà pas mal de pertes dans les camps d'extermination volaillère) sont destinés à la poubelle.

Que l'on puisse gâcher autant me dégoutte.
Mais cette gabegie du vivant à-consommer est plus qu'immonde.
(je vous évite la vidéo sur le sexage des poussins, elle me donne envie de vômir, et je ne voudrais pas vous indisposer avant le repas ! ).

En fin de compte c'est plus de 75 % des volaille qui éclosent sur le territoire français qui sont déchiquetée à la naissance, meurent dans les "élevages" ou sont jetés après péremption.

J'habite à la campagne : je n'achète que des volaille élevées bio chez des gens que je connais et apprécie : pareille pour les autres viandes. :)

bon appétit !

Mademoiselle Catherine a dit…

@Antigande: Je ne pose pas ce genre de questions, car l'alimentation est un sujet personnel. J'ai souvent eu droit à des regards incrédules au vu de mon coup de fourchette, et ma silhouette frêle et menue m'a très souvent valu des remarques extrêmement désobligeantes de la part de gens soi-disant bien intentionnés (encore que cela aille mieux depuis que je me suis convertie au Pepsi) (oui, je sais: pas bien, le Pepsi, mais j'aime ça, alors prout :p).

Quant au "luxe", je suppose que chacun à sa propre définition.
Je parlais, pour ma part, du luxe moral que certains s'octroient quand il se permettent de juger les autres - ce n'était donc rien d'autre qu'une tournure de phrase (encore que "luxe" soit mal choisi: "culot" serait plus adéquat).
Comme je le dis plus haut, oui, un bon bout de viande coûte cher, mais quel bonheur!
Les voyages, les arts et autres activités de loisirs coûtent parfois cher aussi: est-ce une raison pour s'en priver? Certainement pas!

@Wakajawaka: Toi aussi, tu prêches à convertie ;)

Antigande a dit…

La différence entre le voyage et la consommation de viande est d'ordre moral. C'est à chacun de voir. Mais personnellement, je me vois mal tirer au tazer sur des autochtones et leur ouvrir la trachée en voyage. Ce ne sont pas des luxes du même ordre, à mon avis. (Je pourrais caser un magnifique point Godwin ici, mais je m'en abstiendrai.)

Quant à ce qu'il en est de juger les habitudes et mode de vie des autres ... Je ne me permets le jugement quand l'autre en face se l'est permis, à votre image en quelque sorte. Reste à savoir qui est le boulet qui, lors de la naissance du végétarisme, a commencé ... (Cette dernière phrase est à prendre avec humour. Make love, not horcruxes.)

PS: J'aime particulièrement le captcha de mon message : "focke"

Mademoiselle Catherine a dit…

Et en quoi la comparaison ne se tiendrait-elle pas? Tout dépend de ce que vous entendez par "voyage" et par "alimentation" (qui ne sont jamais que des termes génériques très vastes). Quand on sait que dans une grande majorité de destinations "exotiques" (et donc prisées), les complexes hôteliers sont tenus par de riches Occidentaux, tandis que de nombreux autochtones se sont endettés jusqu'au cou pour ouvrir des boutiques que les touristes ne visitent jamais (puisque le complexe hôtelier comprend tout ce dont ils ont besoin), je pense que la comparaison peut se tenir: il y a des gens qui crèvent à cause du tourisme de masse!

Mais là n'est pas la question, de toutes manières: ce sujet vaudrait tout un essai à lui tout seul...

Antigande a dit…

Je vous laisse le soin de traiter ce sujet alors. Pour ma part, j'ai encore deux sujets desquels je vais m'occuper dans les prochains jours. (pour tenter de garder un moyenne d'un article tous les 3 à 5 jours)

Quant aux voyages, c'est une question de définition, une fois de plus. Moi, je pensais à mes dernières vacances aux Pays-Bas, ou celles en Tirol du Sud. Le tourisme "exotique" ne me sied guère. Tout est encore une question de définition ... (mon prof de philo avait tendance à répéter ça comme un mantra - il avait raison)

Wakajawaka a dit…

sachant que je prêche une convaincue... je vais en profiter pour lui titiller les glandes salivaires... (de qui ? de quoi ? Moi je n'y suis pour rien ! ^_^ ).

Pour beaucoup le cochon est une véritable cochonceté.

Quand on peut l'acheter chez le charcutier, et qu'en plus c'est de la viande non-issue d'élevage intensif, voire bio : c'est encore mieux !

Mais laissez moi vous (te, nous, plein de gens !) faire rêver deux secondes.

Imaginez des porcs de variété anciennes (du "Cul Noir" essentiellement), qui ne deviennent jamais obèse, ni ne pèse le poids d'un semi remorque.
Imaginez que ces porcs tout gais galopent en pleine nature dans un espace composé pour moité de prairie et d'autre d'une forêt de feuillus (presque essentiellement des chênes, des châtaigniers et plein de noisetiers en bosquets).
élevés et abattus sans stress inutile, par des gens qui les aiment et les traitent bien toute leur vie durant.

Imaginez ensuite le goût subtile de noisette qui se dégage de sa chair à la cuisson.

C'est ce porc là que je mange ! :P

Je le reconnais, il est un peu plus cher que le cochon standard -voire, bien plus cher que le porc de supermarché.
Mais je préfère en manger moins souvent et jouir à pleine papilles que de bouffer de la viande au goût de papier mâché.

Il n'y a pas d'appellation contrôlée pour les porcs élevés à la glandée : c'est bien dommage.

Car le goût de cette viande est vraiment unique !

Anaïs a dit…

@Mlle Catherine. Bien sûr que nous sommes d'accord. Pour l'instant nous n'avons pas souvent vu le contraire... Mais techniquement, j'sais pas si tu vois ce que tu me demandes : des commentaires qui ne tombent pas comme un cheveux dans la soupe ?! Tu me demandes de renoncer à mon style, mon coup de griffe... tu me demandes de renoncer à la liberté de dire ce que je veux, comme je veux... -même si c'est le foutoir !- la seule chose à laquelle je tienne sur internet. Tu es chez toi, tu as le droit d'exiger ce que tu veux, mais n'abuse pas, hein ?! ^_^

Mademoiselle Catherine a dit…

@Antigande: Je n'ai pas dit que je le traiterais, mais qu'il y a matière à...
En ce moment, je me languis d'un peu de légèreté et de détente morale, ce qui me semble mal parti depuis mon retour de vacances.

@Wakajawaka: On devrait toujours connaitre le nom de l'animal qui finit dans notre assiette!

@Anaïs: Je t'ai envoyé un mail en privé pour t'expliquer le pourquoi du comment...

En outre, j'aimerais que vous gardiez à l'esprit que je rentre de vacances, que je déprime grave et que je n'ai de ce fait aucun sens de l'humour!

Wakajawaka a dit…

@Mademoiselle Catherine :

Tu te languis toute seule ?
Mais tu est drôlement souple dis donc !

(Ah... on me fait signe en régie que "se languir" n'a rien a voir avec le néologisme afro "languer". Mes plus plates excuses pour ce lapsus je me planque vite sous la carpette).

éric a dit…

«On devrait toujours connaitre le nom de l'animal qui finit dans notre assiette!»

Alors... Anabelle, Rosalie, Sigismonde, Fatiah, Marie-Chloé, Regina, ... ha, c'est qui celle-là ?

Avec un plat de moules, c'est pas simple, non plus... pfff...

Wakajawaka a dit…

@éric :

Ça ne vas pas de me faire rire comme ça !?
j'ai failli m'étouffer avec mon verre d'eau !

tiens ton énumération me fait penser à une autre, très savoureuse d'ironie second degré.

"Oh Shirley, oh Debrah, oh Julie, Oh Jane ... Jennifer, Alison, Philippa-Sue, Deborah, Annabel too !"

Alors... ça ne vous dit quelquechose ?

Anaïs a dit…

Vous oubliez Marguerite... Ce n'est pas le nom de la vache dans "La vache et le prisonnier" ?

@Mlle Catherine. Dis donc, on fait une sacré paire toutes les deux en ce moment... et si on faisait appel à la SERW... pour se changer les idées ? ^_^

Mademoiselle Catherine a dit…

D'accord! Mais seulement s'ils acceptent cet album en fond sonore (m'est avis que ça ne devrait pas poser de problème ^-^)

Wakajawaka a dit…

Meuh...

Euh...

Maiheuuuu !

Cet album est sacré !
C'est probablement celui que je préfère des Floyds avec "Wish You Were Here" et bien sûr "Dark Side of the noon" ("le côté obscure de la nonne" ? La faute de frappe est trop belle : je la laisse ! ).

Tiens anecdote sans rapporte avec la choucroute au poisson : j'ai eu une compagne qui ne faisait des galipettes qu'en musique plus précisément sur cet album.

Et bien... miracle de l'esprit humain, je n'en ai gardé aucune séquelle !
Ou alors... c'est que mon cerveau à fait le ménage du traumatisme !

(oui, oui, je vais reprendre des petites boules rouges tout de suite... mais je peux envoyer un fax à Elvis avant ? Il m'attends pour diner avec Mickey et Zephram Cochrane ).

Mademoiselle Catherine a dit…

Mon Dieu, l'amour en Kobaïen, ça doit être quelque chose o_O

Je reste pour ma part très classique dans mes choix, entre instrumentaux délicats (les musiques de films restent mon péché mignon) et ballades douces-amères :)

Pimprenelle a dit…

Toujours un train de retard (plus de deux ans, c'est une navette intergalactique !). Je suis une carnivore par goût, mais les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas. Dans ma région, les bouchers disparaissent les uns après les autres sans être remplacés. Il ne reste plus (pour les pro-régime carné) que les petites, moyennes et grandes surfaces qui proposent de la (sous-)viande.
Voir le steak ou l'escalope rendre un jus blanchâtre pendant la cuisson me dégoûte à l'idée d'ingurgiter cette nourriture. Donc, par la force des choses, je me rabats sur du poulet fermier.
Je ne parle même pas du foie de veau, mon pêché mignon...
J'ai hélas vu des reportages sur les conditions d’abattage en France qui m'ont révoltés (mauvais traitements pour des animaux qui vont de toute façon finir dans nos assiettes, ça me dégoûte !), et si ça ne m'a pas empêché de toujours aimer la viande, cela m'a conforté sur la vision pessimiste que je professe envers le genre humain.
Je suis d'accord avec éric aussi. On fait (l'homme) tout aussi pire avec la production de verdure, céréales et autres. OGM, pesticides, engrais utilisés tuent sans discernement les insectes (facteur de pollinisation !), polluent les nappes phréatiques, et appauvrissent les sols en pratiquant de l'intensif. Quand au produits bio, je me souviens toujours de cette petite phrase politique (pas textuel, excusez-moi !) : "Le nuage radioactif de Tchernobil s'est arrêté à nos frontières !"
Ben voyons.
Et le cultivateur qui fait du bio, voisine des cultures, qui elles, ne le sont pas, mais sa production restera vierge de toutes les nuisances qui existent pour la parcelle attenante. Par la bonté du Saint Esprit, sans doute ? Quand à l'argument du coût moindre des légumes (par rapport à un morceau de steak), pas d'accord. Il me semble qu'il faudrait plus de légumes (quantitativement) que de viande pour tenir l'estomac, donc plus cher).
Et, je le précise, je vis dans une région plutôt bien achalandée producteurs maraîchers.

Pimprenelle a dit…

Il est d'ailleurs à noter que si des races entières (bovins, ovins et cochons) se réduisent à quelques espèces standardisées (car plus rentables), il en est de même pour des légumes qui ont presque totalement disparus (passe-crassane, cardons, légumes secs oubliés, pomme de terre formatées, tout cela passé à la moulinette du tout-pareil) !
Alors oui, ça me bouleverse de voir le regard affolé des animaux qui vont y passer, mais je ne crois pas qu'il soit plus réjouissant de voir à quel point l'homme manipule la production maraîchère (en salissant les ressources souterraines) pour produire plus normatif et surtout plus rentable.
Quid du fromage et du lait... ?
Je ne suis pas calée en biologie, mais il me semble que la diversité est ce qui se rapproche le plus du mieux (manger, vivre, respirer, admirer) pour appréhender la différence et l'intégrer, alors je ne vais pas regarder de travers quelqu'un qui est végétarien/vétalien, et j'attends de lui la même courtoisie.
Les propos d'Anaïs m'ont rappelé ce film : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fast_Food_Nation_%28film%29 , et notez le nom de l'abattoir où travaille Raul, bizarre, non ?
Alors essayer de discuter ensemble et non pas en se dressant les uns contre les autres, ça m'a l'air mal barré. -.-'
Il faut dire que chercher la petite bête, ergoter, ça a l'air d'être dans la nature humaine... C'est l'impression de la désabusée de service, sûrement...

Nath l'autre a dit…

@Mademoiselle Catherine:
Anaïs "possède" un MP ?!!
j'aimerais bien être au courant des fois, surtout si vous vous connaissez toutes les deux!!!
Non mais sans blagues, on ne me dit jamais rien... ;)

...si je comprends bien je suis censé partir à la "chasse" au "papillon" ... ?
... Bizarre, vous avez dit bizarre...

Mademoiselle Catherine a dit…

@Pimprenelle: Tu n'es pas plus désabusée qu'un/e autre... juste réaliste ;)
En effet, l'industrie agroalimentaire est devenue - comme tout, j'en ai bien peur - une grande machine à sous, et les produits végétaux n'y échappent absolument pas.
Je n'ai pas grand chose à dire de plus, si ce n'est pour te conseiller, si tu ne l'as pas déjà vu, le documentaire "Notre pain quotidien (Unser täglich Brot)" de Nikolaus Geyrhalter, dont l'intérêt selon moi réside dans le fait qu'il ne comporte aucune espèce de commentaire.

@Nath: Les mp d'Anaïs, c'est toute une histoire... ;)