jeudi 13 août 2009

L'humour avec un grand A

J'ai toujours trouvé étonnant que l'humour, s'il est une arme de séduction massive pour la gent masculine, n'aie pas le même poids lorsqu'il est maîtrisé par les femmes. Et là où le dicton "femme qui rit, à moitié dans son lit" n'est pas totalement faux, l'homme qui rit, lui, verra rarement en la rigolote de service une partenaire potentielle.
Bien trop souvent, l'humour est encore considéré – à tort – comme un trait de caractère typiquement masculin, transformant la femme amusante en créature androgyne, voire franchement asexuée. De plus, il me semble – mais je peux me tromper – que la femme qui fait rire aurait plutôt tendance à faire peur, au même titre que la femme intelligente (l'humour étant pour moi un signe d'intelligence, mais c'est un autre débat), comme si elle risquait de faire de l'ombre au sexe "fort".
Je ne peux bien entendu parler que de ma propre expérience, car, élève médiocre au physique banal, je me suis vite tournée vers l'humour pour me rendre intéressante. Résultat : j'ai passé une bonne partie de ma vie à n'être que "la bonne copine" avec laquelle les garçons s'entendaient bien sans pour autant vouloir aller plus loin. Ce qui, d'une certaine manière, m'arrangeait plutôt bien à l'époque.

C'est par la suite que les choses se sont compliquées, car j'ai vite eu la fâcheuse tendance à vouloir brider mon naturel afin de plaire à ces messieurs. Ou en tous cas, de ne pas les effrayer. Mais, tout le monde le sait : chassez le naturel, il revient au galop.
Et moi de papillonner d'une relation à une autre sans jamais trouver réellement ma place.

Aujourd'hui, la trentaine entamée, je me dois pourtant d'être sincère envers moi-même et d'assumer ce que je suis, avec tous les paradoxes que cela comprend : une fille fragile un peu maussade et néanmoins dotée d'un optimisme débordant et d'une capacité à relativiser frôlant parfois l'inconscience. Le tout couplé à ce que je pense être un solide sens de l'humour. Et c'est peut-être bien lui qui m'a sauvée à diverses reprises, me rendant sociable lorsque je me sentais méfiante à l'égard des autres, et plus forte aussi quand mes réserves s'épuisaient.
En tous cas, je me rends compte du chemin parcouru et des erreurs passées... ce qui ne veut pas dire que je ne les reproduirai pas, mais tout du moins en ai-je conscience aujourd'hui.

Ce qui nous ramène donc naturellement vers le sujet qui nous intéresse : le pouvoir de séduction !
À trop m'être pliée aux besoins et envies des autres ces dernières années, je découvre petit à petit mes propres désirs et souhaite, pour une fois dans ma vie, être en paix avec moi-même, pour peu que cela soit réellement possible. Je voudrais que quelqu'un me prenne telle que je suis, avec mes failles, mes bosses et mes paradoxes, même et surtout s'ils ne sont pas toujours apparents à première vue. Mais les apparences sont souvent trompeuses...

Comme le disait la lumineuse Audrey Hepburn : I’m a long way from the human being I'd like to be. But I've decided I'm not so bad after all.


Fond sonore : Gloria Gaynor, "I am what I am".

34 commentaires:

kim a dit…

Superbe post pour quelqu'un qui manque d'inspiration ;-)

J'ai été un peu dans le même genre de situation que toi. T'es plus optimiste que moi en même temps donc ma conclusion est différente. Pour moi, les hommes c'est le Mal! Mais je pense que si j'avais encore un peu d'espoir, je ne chercherais plus à plaire mais à ce qu'on me plaise. Je ne chercherais plus à séduire mais à me faire séduire. Un peu blasée de faire des efforts pour des crétins, eux aussi peuvent se bouger non?...
Et pour le moment, me semble que ça fonctionne... Très agréable d'ailleurs :-)

Sauf que je les envoie tous péter lol

Mademoiselle Catherine a dit…

Ah ça, le jour où l'inspiration se commandera, il faudra me prévenir.

Quant au reste, je ne sais pas trop où j'en suis. J'ai l'impression d'être en pleine mutation et que je me rapproche chaque jour un peu plus de celle que je suis vraiment, ce qui n'est pas facile tous les jours.
Mais comme je me dis que c'est pour aller vers un mieux, je prends mon mal en patience...

dr frankNfurter a dit…

Bah moi, j'ai envie de prendre le contre pied. Il y a déjà quelques années, avec un ancien ami (en ce sens où on s'est perdu de vue), on se faisait justement la réflexion du manque d'humour de la gente féminine. Tout ceci pour dire, qu'il existe, je dis pas qu'on est nombreux... on va pas non plus se mentir, quand bien même chez certains l'humour chez une femme est recherchée, ce n'est sans doute pas ce qu'on va retenir en premier, ça serait hypocrite... mais après la première impression, forcément et volontairement plus subjective que la normale, l'humour fait partie des charmes recherchée. Bref, il existe un public masculin loin d'être réfractaire à cette caste!

En fait finalement, le plus dur, c'est que ces deux catégories se rencontrent, et comme elles sont aussi nombreuses que les doigts d'un lépreux, c'est pas facile, du coup.

Donc bon courage... et pour finir sur désormais la fameuse référence musicale totalement bidon, comme chantait Bon Jovi "Keep The Faith!"

Anonyme a dit…

tiens c'est assez troublant, j'ai un peu l'impression de me lire entre les lignes même si me voilà dans la quarantaine bien avancée et que mari et enfants sont au rendez-vous...
je t'embrasse mon elfe !

Mademoiselle Catherine a dit…

dr F: Le problème, c'est que ce fameux public masculin, bien qu'il s'en défende, semble être toujours davantage attiré par des femmes aux caractéristiques "féminines" - la douceur, la compréhension, sans parler du physique. L'humour, s'il est un plus, ne doit pas être trop flagrant, ni surtout trop "masculin".
Pas de bol, c'est justement l'humour que je préfère!

ma marraine la fée: à l'aube de mes 32 ans, je n'ai ni mari ni enfants en vue... et ça commence à me déprimer :(

Reine a dit…

Je suis dans une phase similaire, en réflexion sur la difficulté d'être vraiment soi, et de se montrer comme tel. Serait-ce une maladie de trentenaire ?
Concernant l'humour et l'intelligence, je te rejoins, ces caractéristiques font peur à beaucoup d'hommes, mais elles attirent les plus intéressants. Fort à parier donc qu'en étant toi-même, tu en auras un peu moins, mais de bien "meilleure qualité" !

Miss Sunalee a dit…

A l'aube de mes 32 ans, j'étais seule et sans beaucoup d'espoir. Un mois avant mes 32 ans j'ai trouvé l'amour de ma vie. Tout n'est pas perdu donc !

lisica a dit…

Pareil pour moi. Qualifiée d'intello au physique peut avantageux, l'humour a été mon bouclier. Mais il y en a au moins un qui a su me faire baisser ma garde.

Anonyme a dit…

bonjour,
je trouve cette analyse intéressante, nuancée...et réconfortante

aaricia

Didi a dit…

Hé bien voici un autre témoignage du même genre... Je viens de fêter mes 30 ans et c'est le début d'une métamorphose. N'ayant moi non plus ni mari ni enfant et considérant ma vie stagnante pas très satisfaisante, cet anniversaire a eu l'effet d'un déclic pour entamer un tournant salvateur...
J'ai donc envoyé sur les roses tout ce qui ne me convenait pas et décidé d'être enfin moi-même avec ma façon de penser et de plaisanter... Pourquoi être une autre? Si ça ne plait pas à certains, ça plaira à d'autres. J'ai le même espoir de voir arriver celui qui m'acceptera telle que je suis, parfois forte, parfois fragile... et inversement!
Je commence à voir la vie d'une façon plus positive et ça fait énormément de bien!

Gardons espoir!!!

Mademoiselle Catherine a dit…

Reine: Je pense effectivement que la trentaine est une charnière. On parle souvent de la "mid-life-crisis", mais il me semble qu'elle arrive de plus en plus tôt, car notre génération est face à une société peu sécurisante pour qui n'aurait pas une ambition démesurée et des dents qui rayent le parquet...
Merci pour ce petit mot d'encouragement.

Miss Sunalee: C'est dans 15 jours, mes 32 ans :(
Cela dit, je râle, mais je suis au beau milieu d'une telle remise en question personnelle que je me sens de bien mauvaise compagnie ces temps-ci... Faut le temps que la motivation revienne. En attendant, je bosse ;)

lisica: Voir des personnes comme toi, heureuses en couple, me rassurent énormément. Cela me fait penser à une copine qui m'avoua récemment que sur 14 ans de mariage, il y a eu 10 ans de galères, mais ils ont tenu bon.
Les gens sont devenus des consommables, et peu de personnes sont encore prêtes à faire des compromis (je n'ai pas dit des sacrifices) pour faire durer leur histoire d'amour. Pourtant, je suis persuadée que ça en vaut la peine.

aaricia: Bienvenue par ici. Je suis contente que ce texte te paraisse réconfortant, car je trouve qu'une expérience n'a de poids que si l'on peut la partager.

Didi: "Envoyer sur les roses tout ce qui ne me convenait pas", c'est exactement ce que j'ai fait récemment, et c'est terriblement libérateur. Certes pas facile, car cela laisse malgré tout une sensation de vide. A moi de combler ce vide comme bon ME semble.
Quant à l'espoir, je n'en manque pas, merci :)

Et j'ajouterai à l'intention de l'expéditeur du commentaire supprimé (oui, je l'ai eu sur ma boite mail) que je ne cherche PAS un bourrin ;)
Et qu'il y aurait encore bien des choses à dire sur les sujets abordés... peut-être dans un prochain post, effectivement.

Merci à tou/tes pour vos réactions chaleureuses!

Melle Sam a dit…

Ma nature à moi c'est de me fondre à la nature des autres. Ni plus, ni moins... Je veux dire que je préfère contenter les autres que moi. Longtemps, Mr Chris m'a reproché de ne pas faire ce que j'avais envie, de penser un peu à moi quelques fois. Et puis en en parlant on a compris... c'est ma nature, je suis un caméléon! Après tout, je peux être comme ça, et être heureuse !

Mr Flash a dit…

Mid-life crisis? Pas avant d'avoir vécu un certain nombre d'étapes (différentes et variées, la vie quoi). Le questionnement, typique de l'adolescence, n'est pas synonyme, à mon sens, de crisis. Le questionnement, la remise en question (pas spécialement remise en cause) est de tout âge; J'imagine mal une middle-life crisis avant d'être allé "assez ou trop" loin dans la vie professionnelle et/ou affective et familiale.Pour ce qui est de l'humour féminin (un des derniers tabous?) je rêve toujours de la femme qui ne fera pas que rire "bêtement" aux blagues pipi-caca, mais qui sera elle-même l'essence de cette bêtise

Mademoiselle Catherine a dit…

Melle Sam: Si cela te convient, pourquoi pas. Pour ma part, à trop vouloir m'adapter au autres, j'en ai souvent perdu le contact avec moi-même.
Parce que, des envies et des besoins, j'en ai, même s'ils sont flous. Et il est temps que je défriche un peu ce terrain - encore - inconnu...

Mr Flash: Ma nature m'a plus d'une fois poussée à aller "trop loin", tant et si bien que je me prends actuellement un méchant retour de flamme. D'où un réel sentiment (légitime, me semble-t-il) de "crise".
Sinon, je pense qu'il existe pas mal de femmes qui maîtrisent avec brio l'art délicat de l'humour pipi-caca, mais peu s'en vantent en public parce que "ça ne se fait pas". Et c'est bien dommage!

Bleu Cerise a dit…

J'aime bien ton article, je m'y retrouve : j'ai gardé de très bons copains de lycée que je m'étais fait grâce à mon humour, et avec qui il ne se passera jamais rien ( et ça me convient tout à fait :D ). Là où je suis moins d'accord, c'est par rapport au pouvoir de séduction : je pense que ça dépend du type d'humour que tu pratiques : avec mes potes ( ouais, mes POTES, j'assume :p ) c'est plutôt de l'humour masculin ( mais ce sont eux qui ont une mauvaise influence sur moi * mauvaise foi inside * ), alors qu'en temps normal j'ai plutôt tendance à débiter des bêtises sans queue ni tête, ou à partir dans des délires - un peu ce que j'écrivais sur mon blog, avec les inflexions de voix en plus ( et je parle aussi avec les mains ), ou j'aime bien aussi taquiner les gens. Et ça, bizarrement, ça a toujours marché ! ( Un peu trop même -_- )

'tain en me relisant je passe pour une séductrice qui s'y croit, j'ai honte ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

En ce qui me concerne, ce qui (m')a déjà posé problème, c'est que mon humour décapant (et souvent complètement pourri, je ne vais pas vous mentir non plus) fait bien souvent oublier à mon entourage que je suis quelqu'un d'ultra-sensible.
Or, il est totalement contre nature d'être à la fois drôle ET fragile, amusante ET douce...

En fait, mon gros problème, ce sont mes paradoxes. Je ne désespère pourtant pas de trouver un jour quelqu'un d'aussi paradoxal que moi (l'espoir fait vivre, parait-il ^-^).

Bleu Cerise a dit…

Good news, alors je suis aussi paradoxale que toi :D Bah oui, quoi, j'ai beau jouer les petits soldats j'ai pleuré tout le week-end quand j'ai cru que ça allait casser avec mon cher et tendre, et j'suis la première à passer en mode "glu" dès que possible ( bon, pas trop longtemps non plus, j'ai ma réputation, quoi ). Mais effectivement, on m'a déjà fait la réflexion que je n'avais pas de coeur, JUSTE parce que je garde mon sens de l'humour en toutes circonstances. Nan mais les gens, quoi, faites un effort ! ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

Oui, mais tu as quelqu'un, alors ça ne m'intéresse pas :p

Bleu Cerise a dit…

Siiiiiii, justement, ça prouve bien qu'on peut tomber sur quelqu'un d'aussi paradoxal que soi ! ( Bon OK, d'instinct j'aurais écrit " cinglé " à la place de " paradoxal ", maaah bon, je fais dans le politiquement correct, aujourd'hui :D )

Wakajawaka a dit…

Hmmm... j'ai rencontré souvent cette équation en effet : "fille qui se trouve quelconque ou moche, qui se rattrape par l'humour".

Je suis sorti et ai vécu aussi avec des filles dans cette situation, aussi, mon point de vu n'en est donc pas vraiment neutre : mais ce n'est pas ce qui est demandé n'est-ce pas ? ;)

J'ai remarqué une constante chez chacune d'entre elles (mais ce n'est peut être lié qu'à mes attirances, et ne peut avoir valeur de règle), c'est l'énorme quantité de tendresse et d'amour qu'elles étaient prêtes à donner/à recevoir.

Personnellement, je trouve ça plutôt attirant les filles douées d'humour qu'il soit soft, trash noir ou à froid.

Chez certaines, l'humour n'est que la mise en jambe avant de passer à d'autres discours.
Chez d'autres, c'est une composante naturelle de leur personnalité -je dois avouer préférer la seconde catégorie.

Alors les filles douées d'humour font elle peur aux hommes ?

je dirais "non.

C'est peut être plus la projection des peurs qui se cachent derrière le masque de l'humour qui freinent la naissance de relations, qu'elles soient affectives ou purement physiques.

C'est un réponse au débotté.
Je vais peut-être réfléchir à la question plus profondément pour la complémenter.

Mademoiselle Catherine a dit…

Bienvenu par ici Wakajawaka, et merci pour cette intervention ô combien rassurante pour la petite chose pétrie de doutes que je suis!

L'humour étant la politesse du désespoir (selon Vian), il n'est pas rare que celui-ci cache des failles et des fêlures, et il faut évidemment être deux, au sein d'un couple, pour construire une réelle intimité, avec tout ce que cela comporte comme surprises et obstacles.
Pour ma part, je commence à me sentir trop vieille pour continuer de cacher ce que je suis réellement, et j'ai pu constater à diverses reprise que cela fait peur: "tiens, la petite rigolote a en fait la sensibilité à fleur de peau... pas bien, ça! Courage, fuyons!"

Certes, je caricature un peu, mais ce n'est pas très loin de la vérité. Aussi ne puis-je m'empêcher de me poser la même question que Jay dans "Intimité" de Hanif Kureishi: "Is it too much to want a tender and complete intimacy?"
J'ai bien peur que oui... et pourtant, j'ai encore envie d'y croire!

Wakajawaka a dit…

Est-ce un sentiment d'incomplétude ?
Le doute de soi ? La peur de voir le temps s'accélérer et sa vie passer sans avoir vécu certaines choses (avoir des enfants), et de voir se flétrir tout espoir ?

Je sais que pour une femme la question peut-être douloureuse, parce qu'elle le veuille ou non, elle a une petite clepsydre à ovules qui compte le temps, et ce temps n'est pas infini.

Au delà de l'aspect bêtement biologique, il y a aussi ce creux que l'on ressent en soi, ce manque, cette chose que l'on n'a pas donné, ces sensations vécues seulement par procuration -plus frustrantes encore car elle font résonner la question du "et moi ?".
Parce que tenir dans ses bras, aimer à plein coeur la chair de sa propre chair c'est une chose unique que ceux/celles qui ne l'ont pas vécu ne peuvent comprendre.

Après, tu n'es pas si âgée que ça -loin s'en faut !- et comme tu le dis, tu es en phase de redéfinition. Alors, peut-être est-ce plus sage d'attendre d'avoir trouvé cette base stable, où tu pourra contempler les environs avec un regard calme, posé : avoir ce regard "au dessus" de sa propre vie pour réagir plus sereinement.
Et comme tu as de l'humour, se poser au seconde degré (sans auto-dérision/agression gratuite) te sera facile.

En te retrouvant, tu découvrira un autre regard d'autrui : parce que, sans surprise, on nous renvoie toujours le visage de nos angoisses.
Lorsque derrière le sourire, il n'y a plus que le sourire, les gens viennent vers toi naturellement.
Je sais que ce sont des lieux communs, mais ils ne sont pas faux.

Cela ne chassera pas les peurs (tic-tac), mais te les rendra plus faciles à gérer, à aborder avec autrui sans qu'ils s'enfuient et évitera de tirer le mauvais numéro à cause de ce sentiment d'urgence.

Ces peurs sont le principal obstacle, comme des prophéties autoréalisatrices, elles créent le terreau de leur concrétisation.

L'autre, cet "autre" que tu désires comme une question, un brouillard de possibles qui se disperse à tes mains, viendra -probablement bien plus vite que tu ne le penses : le tout c'est de se laisser le droit d'y croire.
Pas de "vouloir y croire", mais de ressentir ce "j'y crois" bien posé au fond de son ventre.
En plus c'est une sensation agréable !

Hmmm, je "tautologise" ce matin, gros manque de sommeil : rideaux ! ;)

P.S. : et non, tu n'est pas vieille ! :D

P.P.S. : et ce n'est pas "too much to want a tender and complete intimacy", bien au contraire. Dis toit que ce sera encore meilleur quand ça va enfin se concrétiser !

P.P.P.S : j'arrête là les post-scriptums !

Mademoiselle Catherine a dit…

J'ai posté cet article l'année dernière, en pleine phase de mutation, et j'ai fait bien du chemin depuis!
En effet, je me sens bien plus solide aujourd'hui, et cela me permet d'aborder mes "particularités" avec le recul d'une sérénité toute relative, car je suis plus sûre de moi et de mes choix (sans oublier que j'ai la chance immense d'être extrêmement bien entourée).

Faire une croix, ne serait-ce que provisoirement, sur la vie de couple, m'a permis de remettre bien des choses à plat par rapport à mes besoin et mes envies et de faire taire, justement, ce (très) douloureux "Et moi?", tant et si bien qu'au moment où j'écris ces lignes, j'y crois bel et bien à nouveau... "And out there (...), there is, I'm certain, someone to love me" (toujours Hanif Kureishi in "Intimacy").

J'ai même envie d'ajouter "someone to love me the way I am". Parce que je pense, sans vouloir me vanter, être plutôt quelqu'un de bien (faut savoir ce qu'on vaut, et j'ai horreur de la fausse modestie).

P.S. J'ai parlé de l'horloge biologique par là: http://mademoisellecatherine.blogspot.com/2010/01/to-baby-or-not-to-baby.html
Libre à toi de commenter ou non...

P.P.S. ...et j'ai supprimé le doublon :)

Wakajawaka a dit…

Merci d'avoir dédoublonné ;)

Je n'avais pas fais attention à la date de publication du billet... au temps pour moi ! Parfois de vielles habitudes sont plus rapides que la raison. Chez moi ce serait le côté "A.S" qui ressort bien que je n'ai jamais travaillé dans le social !

Il fut même une époque où mon appartement était LE lieu de passage lorsqu'une amie ou l'amie d'une amie se couvait un blues carabiné.

Surtout un lieu d'écoute en réalité, mais ça leur faisait du bien et puis elle n'avaient pas l'impression que j'allais chercher à profiter de la situation -ce qui était vrai.

Paradoxalement, durant cette période je suis resté célibataire et -presque- d'une sobriété monastique pour ce qui est de la bagatelle : le piège de l'éternel "meilleur amis" qui sert de passerelle vers les autres, mais -par un respect stupidement excessif- se refuse à se considérer comme cet "autre" possible.

Que certaines des années après m'aient avoué qu'elles ne venaient pas que dans l'espoir de trouver du réconfort moral, me font penser que j'étais singulièrement aveugle !

Oups j'ai dérapé ! Mea Culpa pour ce long hors sujet !

je vais jeter un œil sur ton autre billet :)

Mademoiselle Catherine a dit…

Ahh, l'éternel problème du bon copain et de la bonne copine... Tu n'as pas idée à quel point je comprends ;)
Cela dit, personne ne m'a encore confié avoir espéré un quelconque dérapage. Dans quelques années peut-être?

Wakajawaka a dit…

Hmmm... je ne sais pas si les mecs sont du genre à avouer ce genre de choses(à moins d'avoir une autre idée derrière la tête).

Ce genre de confidence est toutefois troublante, car on ne peut s'empêcher de penser à ce qu'aurait été l'avenir si on avait dérapé et que ça ait été plus loin.

D'ailleurs, sans être fan des regards dans le rétro, je me pose beaucoup de question de ce genre en ce moment sans que personne ne me fasse la moindre confidence !

juste se demander, au regard du présent comment les choses auraient évoluées en changeant tel ou tel point.
De la "rétroprojective fiction" en quelque sorte !

Mademoiselle Catherine a dit…

Tiens, je ne suis plus du tout dans ce trip là, justement: ce qui est fait est fait, avec des hauts et des bas, et je m'accommode de la façon dont ma vie s'est déroulée sans regrets ni fantasmes, car je pense que les choses se font comme elles doivent se faire au moment-même où elles se font.
On peut y voir une sorte de fatalisme ; j'y verrais plutôt un certain bon sens qui me permet justement de ne pas trop ruminer.

Pour être passée par des phases extrêmes de "et si seulement", je peux t'assurer que je suis bien plus décontractée à présent ;)
Et pour être tout à fait honnête, je n'ai jamais été aussi satisfaite de ma vie et de moi-même :)

Wakajawaka a dit…

Je te rassure, c'est sans regret ni nostalgie que je me laisse à tirer des plans sur des comètes passées, juste de la curiosité : imaginer, juste étudier des "vies parallèles" possibles, comme d'un roman à entrées multiples.
C'est plus des "et si..." que des "si seulement...".
Des petites fictions amusantes qui distraient et relativisent le présent.
Pour ce qui est de la réalité, j'ai bien trop à me préoccuper du présent en ce moment perdre du temps à regretter. Comme tu le dis "ce qui est fait est fait" sur ce point c'est également ma façon de penser.

Et puis -ça peut paraitre pragmatique- mais quelques fois tu te retrouves à des embranchements où soit tu vas de l'avant, soit tu coules.
Je ne peux pas m'offrir ce luxe de couler.
J'ai encore une vie à vivre et j'espère bien en profiter :)

Anaïs a dit…

Salut Miss...

J'ai lu dans les commentaires que ça dépendait aussi du type d'humour et je suis assez d'accord.

Il se pose deux problèmes selon moi. Lorsqu’on est jeune on est souvent trop axé sur l’apparence et les hommes cherchent d’avantage à faire des conquêtes jolies et sexy, plutôt que drôles, l’humour étant une qualité qu’on apprécie d’avantage chez les copains/copines (je suis d’accord). Puis, avec l’âge on finit par se rendre compte que le physique seul n’est pas suffisant. Certains hommes se lassent plus ou moins de la beauté et finissent par rechercher un peu de « consistance » (tempérament, humour, intelligence…) pour le « durable »… et encore. C’est là que se pose le deuxième problème : L’égo masculin !

Souvent on associe humour et esprit, et l'esprit chez les femmes est conçu comme une « menace ». Mais ce que je dis est une généralité ; je pense que ça vaut surtout pour les hommes qui manquent de confiance en eux. L’humour féminin le mieux accepté par les hommes en général est… comment dire ?… l’humour cruche ! Conneries, lapsus… des trucs qui les font rire et les conforte en même temps dans leur supériorité.

Mon homme se marre tout le temps avec moi, mais c’est qu’il me manque sérieusement une case ! Je suis toujours en train de faire l’imbécile et raconter des conneries… et il passe son temps à me railler –gentiment- ! Un jour je lui ai fait remarquer qu’il s’ennuierait à mourir sans moi … (on se console comme on peut ^^) Pas plus tard que hier soir, après qu’il ait regardé le film « Hot Shot », lorsque nous nous sommes couchés et que j’ai voulu l’embrasser dans le noir, j’ai cherché son visage et je lui ai fichu les doigts dans les yeux et les narines (exprès of course !) Il m’a dit : « Pourquoi je perds mon temps à regarder ce film ? Avec toi c’est Hot Shot tous les jours » !!!

Mon humour n’a pas grand-chose d’intellectuel et j’ai tendance à penser que ça passe mieux avec les hommes, mais bon, ce n’est pas un choix délibéré, c’est comme ça ; plus je pars dans des délires, plus je me sens bien ! Je n’ai jamais essayé d’être autrement. Avec ça je suis blonde… Tu imagines ? L’horreur !!!

Un humour décapant (et donc un peu agressif) n’est sans doute pas le plus facile à faire passer. Mais je pense qu’il est indispensable de rester soi-même, sans quoi, avec un compagnon ou pas, on est malheureux ! Il faut garder espoir, tu croiseras forcément un homme qui saura apprécier la femme que tu es : sensible, drôle, intelligente, honnête… Une vraie perle ! Souvent, c’est quand on s’y attend le moins que ça marche le mieux…

Mademoiselle Catherine a dit…

@Wakajawaka: Ben oui, à choisir, j'aime autant aller de l'avant moi aussi, évidemment ;)

@Anaïs: Merci pour ce beau et précieux témoignage! Il est vrai que mon humour ne connait que peu de limites (certains de mes lecteurs peuvent en témoigner), et je ne souhaite plus m'en imposer, car je l'ai fait bien trop longtemps. Pourtant, "chassez le naturel...", tu connais la suite ;)
Cela dit, j'ai pu constater ces derniers temps que, comme je m'accepte davantage telle que je suis (sans être amoureuse de moi, je suis néanmoins arrivée à un degré de satisfaction tout à fait correct), je me sens mieux dans ma peau, et donc de meilleure compagnie pour les autres, et donc (nous y voilà!) plus séduisante aussi.
Je pense qu'il s'agit d'un tout: la où l'humour, à une certaine époque, me servait réellement de barricade, il n'est aujourd'hui qu'une de mes caractéristiques parmi d'autres. Caractéristiques ô combien paradoxales que j'ai pourtant décidé d'assumer.
Il était temps :)

Anaïs a dit…

Ah, il faut que je retrouve quelques pensées que j'ai lues à propos de l'estime de soi. Quelque chose qui dit qu'on ne peut aimer autrui si on ne s'aime pas soi-même (sans tomber dans le narcissisme forçonné)... et surtout lorsqu'on on s'aime tel qu'on est on dégage une confiance en soi qui se révèle très séduisante.

Personnellement c'est ce qui m'attire le plus chez les gens : le sentiment qu'ils n'ont de comptes à rendre à personne, qu'ils sont à prendre ou à laisser tels qu'ils sont, qu'ils ne se prennent pas le choux sur le qu'en-dira-t-on...

Cool and peace !!! ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

On est bien d'accord là-dessus!
Aime-toi, la vie t'aimera :)

Aurélie a dit…

Je me retrouve dans ce texte... je n'avais pas un physique avantageux plus jeune, je manquais de confiance en moi, alors je faisais un peu d'humour et je passais inexorablement pour la bonne copine. Les années et l'amour de mon chéri aidants, j'ai pris un peu plus de confiance en moi et même si je ne cherche plus à séduire autrui aujourd'hui, je pense que je saurais faire preuve d'autre chose que d'humour pour réussir à séduire...

Mademoiselle Catherine a dit…

Ah mais pour moi, l'humour reste partie prenante du jeu de la séduction puisqu'il s'agit d'une part non négligeable de ma personnalité. Et comme il est hors de question que je m'ampute à nouveau de quoi que ce soit dans le seul but de plaire, ce sera tout ou rien ;)