mercredi 28 octobre 2009

Time for a change ?

Il y a des jours comme ça où l'on a envie de changer de vie plus ou moins radicalement.
Lors de mon récent séjour à Londres, je me suis rendue compte à quel point je suis amoureuse de cette ville et de ses habitants, au point que je me surprends régulièrement à y songer comme à un possible lieu de vie.

Il y a différentes raisons à cela : d'une part, je suis complètement parano, et il se trouve que les Londoniens sont les personnes les plus décontractées que je connaisse. À chaque fois, je suis totalement émerveillée par le respect ambiant, comme s'il était tout naturel pour ces huit millions d'habitants issus de tous les pays du monde de ne pas empiéter sur les plates-bandes de l'autre.
Quiconque ayant pris un jour ou l'autre le métro bruxellois ou parisien aux heures de pointes subira un véritable choc culturel dans le London Tube de part l'étonnante propreté des lieux et la discipline de ses usagers. Ici, ni déchets ni bousculades, et il est même possible d'observer les gens sans se voir gratifié d'un "Tu veux ma photo ?" plus ou moins antipathique. Non, ici, les gens se parlent et se sourient avec une confiance et un naturel déconcertants.

Ainsi, je me souviens de mon premier passage à Londres où ma voisine dans l'Eurostar, une dame d'un certain âge qui respirait la sérénité, m'invita ni une ni deux à venir prendre le thé chez elle et son mari lorsqu'elle apprit que je logeais dans son quartier.
Il y eut aussi cette jeune femme qui reprenait le métro après un concert auquel j'assistais également lors de mon séjour précédent qui, après quelques minutes de small talk, me tendit sa carte au cas où j'aurais envie de découvrir la vie locale en immersion totale.
Si je suis effectivement allée prendre le thé chez la merveilleuse vieille dame, je ne répondis pas à la seconde invitation, car je n'aime pas m'incruster chez les gens. Et pourtant, je suis certaine que cela n'aurait posé aucun problème, car, j'en ai conscience aujourd'hui, les transports en commun londoniens sont de véritables lieux de rencontre et d'échanges. Je me demande d'ailleurs combien de relations durables – amoureuses ou amicales – ont vu le jour dans l'Underground.

Outre cette politesse très british, il y a aussi le fait que Londres est la seule ville que je connaisse où j'apprécie de faire du shopping. Pas dans les grandes surface de type H&M et autres Zara, mais dans les boutiques d'artisanat et de seconde mains dont la ville regorge. Ainsi, le mélomane sera aux anges dans Berwick Street à Soho, le fief des disquaires d'occasion (dont les très recommandables Revival Records, Sister Ray et Music & Video Exchange), tandis que l'amateur de fripes ira traîner ses bottes dans Shoreditch et Spitalfields qui, outre de fantastique marchés, accueillent des boutiques telle que Rokit et Absolute Vintage, ainsi que la Old Truman Brewery, point de ralliement de la jeunesse branchée où se trouve, entre autres, l'incontournable Rough Trade.

Le cours de la Livre étant actuellement bas, c'est le moment d'en profiter, d'autant plus que le mythe de la capitale hors de prix tend à s'estomper : si le logement et les transports restent onéreux (encore qu'avec une Oyster Card, ces derniers sont tout à fait abordables), Londres peut être étonnamment bon marché dès lors que l'on quitte le centre touristique. Et si en plus on a la chance d'être logé chez l'habitant, cette ville est un rêve devenu réalité pour tout amateur de culture urbaine.

Prince Charles Cinema


En termes de culture, la ville n'est évidemment pas en reste puisque les musées, théâtres et cinémas cohabitent avec les salles de concerts et spectacles en plein air. Aussi, n'hésitez pas à passer par Covent Garden dont le square entre l'église et le marché couvert est l'une des plaines de jeux favorites des performers de tout poil. Prince Charles Cinema offre au cinéphile des programmations originales à des prix défiant toute concurrence, et la petite Scala invite les groupes les plus intéressants à jouer dans un cadre intimiste. Si tout cela ne suffit pas, un détour par le very posh Barbican s'impose, car ce complexe culturel à deux pas de la City programme pièces, films, expositions et concerts dans un décor absolument ahurissant.

Barbican

Cerise sur le gâteau, l'accent local rend n'importe quelle personne irrésistiblement sexy à mes yeux (et à mes oreilles), et comme il me reste quelques Livres et du crédit sur ma Oyster Card, je vais être obligée d'y retourner dans un futur proche !
Pour, au retour, me demander une fois de plus – et le plus sérieusement du monde – s'il n'est pas temps de changer de vie...


Fond sonore : Hiem, "Chelsea".

12 commentaires:

Melle Sam a dit…

Franchement, pourquoi pas ? Je ne suis jamais allée à Londres ! Ca me donne envie ! Moi qui aime tant NY je pourrai peut etre y retrouver quelque chose

La Princesse a dit…

Tu me donnes envie...J'ai des envies londoniennes à nouveau. Enfin, envie d'aller devaliser la section soldes de la librairie Dover :D

Anonyme a dit…

ben c'est une idée et si elle se concrétisait nous pourrions venir te dire bonjour... Ca ce serait une bonne chose!
bisous ma belle elfe

Mademoiselle Catherine a dit…

Melle Sam: Je ne suis jamais allée à NY, mais j'aimerais beaucoup. Cela dit, Londres est, je pense, nettement plus petit ;)

Princesse: C'est vrai que j'ai oublié de parler des nombreuses librairies d'occasion - le rêve du chineur!

Ma petite fée: Je vais y réfléchir. Connaitrais-tu un riche banquier londonien en mal de compagnie?

Mr Flash a dit…

Dithyrambique!
Je rajouterais que Londres reste la plus grande ville du monde, les villes qui l'ont dépassée en taille ne sont en fait que de (très grosses) agglomérations de banlieues. Pas encore vu New York, mais tout le monde me dit qu'on peut quasi tout faire à pied, ce qui n'est certainement pas le cas de Londres (Tu n'as pas encore, toi non plus, descendu la 5th Av. en Yellow Cab, apparemment?).
Et même si j'ai un bon guide de Londres dans ma poche, je ne ressens pas encore l'appel de la City, je lui préférerai toujours l'Urbs.
http://fiat850.free.fr/marabout.flash/mf251-300/mf259.jpg

Mademoiselle Catherine a dit…

Je suis peut-être un peu trop enthousiaste, je ne sais pas...
De plus, j'aurais tendance à penser que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais, comme dirait l'autre (qui restera anonyme), un endroit peut contribuer à notre bien-être. Et j'avoue me sentir particulièrement (et étrangement) bien à Londres.

Je ne suis jamais allée à Rome non plus. Un comble pour la fan d'Audrey que je suis!

madeleinemiranda a dit…

J'aime beaucoup Londres également. Je dois y retourner la semaine prochaine!

Bisous

Mademoiselle Catherine a dit…

Veinarde!

Wakajawaka a dit…

A lire en écoutant "Changes" de Bowie ?

éric a dit…

« Je me demande d'ailleurs combien de relations durables – amoureuses ou amicales – ont vu le jour dans l'Underground.»

Exemple de relation durable, Mick Jagger et Keith Richards se sont rencontrés dans le bus... :)

Wakajawaka a dit…

@éric :

Ils y ont eu un enfant ensemble aussi ?

Je crois que c'est lui qui avait le rôle titre dans E.T !

Mademoiselle Catherine a dit…

Non: leur fils s'est exilé en Afrique du Sud et joue aujourd'hui avec ce groupe (c'est lui).