vendredi 25 juin 2010

Douce France

De récents échanges de commentaires me donnent envie de remettre les pendules à l'heure puisque, vous l'aurez remarqué, je ne suis pas douce vis-à-vis de nos voisins français. Et si certains de mes propos en ont froissé quelques un/es, j'en suis sincèrement désolée.
Cela dit, je tiens à préciser que ce blog – et ce depuis sa création – brille par une mauvaise foi que j'assume totalement, car s'il m'arrive d'être un peu vilaine par moments, il faut néanmoins garder à l'esprit qu'il ne s'agit bien souvent que de second degré.

Il se trouve que j'ai vécu dans l'Hexagone de mes 19 à mes 26 ans, ce qui correspond à la moitié de ma vie d'adulte (pour peu que l'on soit jamais vraiment adulte un jour). Après quatre années en milieu rural où j'ai eu l'occasion de terminer mes études (puisque mon cursus scolaire était définitivement paralysé au plat pays qui est le mien), j'ai finalement trouvé mon premier boulot à Rennes, par la grâce de Lionel Jospin que je ne remercierai jamais assez d'avoir créé les emplois-jeune.

Cette ville reste l'un des grands amours de ma vie : pour la première fois depuis que j'avais posé mes valises en France (encore que la Bretagne ne soit pas totalement considérée comme française par bon nombre de ses habitants), je me suis vraiment sentie chez moi.
Sous ses dehors petit-bourgeois, elle respirait la vie et les échanges simples entre citoyens éclairés ; j'ai aimé sa richesse culturelle, sa douceur de vivre, son esprit bon enfant, son architecture, son marché des Lices, ses Transmusicales, son festival des Tombées de la Nuit, et je garde des souvenirs émus de mes longues après-midi au jardin du Thabor, de mes nombreux passages à l'Ubu et à la salle de la Cité, du cinéma l'Arvor dont l'équipe m'accueillit à bras ouverts en tant que bénévole et du minuscule appartement en rez de chaussée que je partageais avec feu mon chat Léon (pour la petite histoire, notre foyer était une ancienne boucherie dont la petite chambre froide fut aménagée en cuisine).
Et quand je repense à Rennes, j'ai encore les yeux qui brillent et du soleil dans la tête !

Et puis...

Et puis vint le premier tour des élections présidentielles en 2002 qui me fit brutalement prendre conscience que cette ville aimée, cette ville chérie se situait dans un pays qui ne me correspond pas.
Un pays où je ne sentais plus la bienvenue.
Un pays où, pour la première fois en cinq ans, je me suis sentie étrangère.

Le soir du premier tour, j'étais assise sur les marches de l'Opéra de Rennes et pleurais toutes les larmes de mon corps en marge des premières manifestations spontanées puisque ma ville d'adoption, par tradition, était (et reste) une ville de gauche.

J'avais certes bouffé de la blague belge, principalement au cours de mes années à la campagne, jamais je ne m'étais sentie aussi indésirable dans mon pays d'accueil.
Et je n'étais pas au bout de mes surprises puisque, du jour au lendemain, ma ville adorée prit un visage que je ne lui connaissais pas : du jour au lendemain, des CRS à peine majeurs firent leur apparition dans ses jolies rues pavées, les emplois-jeune (dont le mien) furent supprimés les uns après les autres, les pions disparurent des écoles...
Comme un amoureux transi se rendrait compte que son amour ne suffit pas, j'ai bien dû me rendre à l'évidence la mort dans l'âme qu'une cohabitation n'était plus possible dans ces conditions, car je ne pouvais cautionner la tournure politique et sociale qu'avait pris l'Hexagone quasiment en l'espace d'une nuit.
Un an plus tard, ma décision était prise : je rentrerais au pays.
Nicolas Sarkozy était alors Ministre de l'intérieur, j'arrivais en fin de contrat, et plus rien ne me retenait en France.

Si ce n'est la douce ville de Rennes dont je ne garde que de bons souvenirs.

Fond sonore : The Scorpions, "Still loving you".

25 commentaires:

Aurélie a dit…

Je comprends ton ressentiment. Étant française de naissance et pataugeant dans le merdier, je ne peux qu'approuver ton choix. ;)

Les tests de Gridou a dit…

Ce que je soulève personnellement, c'est les vexations si rapides et si "connes". On ne peut rien dire dans ce monde, on doit avoir le même avis que la personne en face sinon on te traite de méchante ou d'arrogante ou encore de vexatoire.
Bon dieu leur équipe est à chier, ils ont failli avoir un FN comme président il y a 6 ans et maintenant ils ont un nabot malade et imbu parce qu'ils sont pas foutus d'avoir une conscience politique, ils sont souvent fermé d'esprit et ignorent tout ce qui sort de leur frontière. Y a de quoi se moquer non ?
Et pourtant, j'ai la double nationalité, franco-belge. Je reste pourtant ouverte aux blagues et discussions pimentées mais pour en avoir une fois de plus fait l'expérience hier, je ne suppose plus qu'on me traite de vilaine tout simplement parce que je donne mon avis, bordel !
;-)
Sur ce, bon We à toi, youhou !

Mademoiselle Catherine a dit…

Aurélie: Viens donc vivre en Belgique :D
(encore que la situation politique belge soit des plus obscures en se moment...)

Gridou: Je t'ai déjà dit que je t'aime toi?!
***bon week-end itou***

(Portugal-Brésil dans moins de deux heures...)

Bleu Cerise a dit…

J'ai pris la même baffe lorsque j'étais expatriée en Allemagne, sauf que a) j'avais 12 ans, b) je ne vivais que pour mon retour en France. Rennes je ne connais pas plus que ça, j'irais en Bretagne bien plus souvent s'il n'y avait pas ma grand-mère ^^ ( voui, c'est une demi-bretonne qui te parle ;) )

Bleu Cerise a dit…

Et sinon, Still Loving You, c'est ce que j'ai aussi en fond sonore :)

Anaïs a dit…

@Grigou Tu parles de quelles vexations ?

@Mlle Catherine. Bon match, bonne chance au Portugal !

Mademoiselle Catherine a dit…

Bleu Cerise: Je crois qu'au final, le tout est de se sentir en accord avec soi-même à l'endroit où l'on se trouve. Et je ne me sentais plus bien du tout :(
Alors que là, c'est chouette: j'aime ma ville, j'aime mon pays (qui n'est pas l'une des patries du surréalisme pour rien) et ses habitants. Et en plus, j'ai de droit de vote, ce qui est quand même agréable ^^ (même si ça sert à rien, mais laissez-moi mes illusions, bordel de bite!)
Et sinon, Rennes, c'est bôôôôô!!!

Anaïs: Sans vouloir répondre à sa place, m'est avis que Gridou fait allusion à certaines susceptibilités à fleur de peau chez nombre de nos amis français. Il est vrai que lorsqu'on s'entend dire à longueur de journée à quel point on est beau, fort, intelligent et cultivé, la critique négative est toujours un peu plus dure à encaisser, j'en ai bien peur :/
Quoi qu'il en soit, je tremble d'ores et déjà pour mon équipe. Ça va être chaud, je le sens...

Anaïs a dit…

Ah ça, les français se prennent un peu... beaucoup... pasionnément... à la folie... pour le nombril du monde ! ^^

Après dire qu'ils se vexent facilement, bah, je crois que c'est un peu question de personnalité.

J'ai eu la chance de rentrer dans une famille très sympa et accueillante. Mon beau-père est d'origine flamande et s'il y en a un qui aime raconter des histoires belges -entre autres- c'est bien lui... et tout le monde en rigole (il les choisit généralement drôles et pas méchantes)... il n'y a que son frère, qui est resté à Bruxelles pour faire la grimace. Un jour sa femme a répondu : Vous connaissez la dernière histoire belge, c'est qu'il y a un con de français ppuir l'écouter, VLAN ! Question vexation, tu vois...

Je suis belge, je le rappelle et je comprends que de passer pour des cons c'est super lassant et frustrant. Je garde un souvenir horrifié d'une emission de Dechavanne qui avait présenté dans son émission de l'époque (ciel mon mardi je crois) une musée belge vivant qui représentait différents types de personnages assez loufoques... Il se payait not'gueule, complètement ! Ce jour là j'en ai voulu à la France et à tous les français !

Malgré tout je me suis intégrée assez bien et je préfère vivre ici qu'à Bruxelles (pour des raisons que j'ai déjà données). C'est L'Espagne qui me manque surtout... et son soleil !

éric a dit…

C'est quand même exactement ce type de discours généraliste qui mène les faibles d'esprit (il y en a partout) à se réfugier dans un nationalisme qu'il croit protecteur... :(

'tain, les filles, réveillez-vous et chantez avec Arno (époque TC-Matic) "nous sommes tous des européens" !! ;)

Bon maintenant que les mauvaises équipes sont rentrées à la maison, place au football : allez l'Argentine ! :)

éric a dit…

* qu'ils croient

(désolé)

alleluia a dit…

Le 21 avril 2002, c'est pas la nuit de cristal, quand même !! Même si cela fût traumatisant, j'en conviens!

C'est étrange comme discours, alors que dans le même temps, une grosse moitié de la Belgique tente de se défaire de l'autre parce qu'elle lui coûte trop cher (dans le même genre, la Catalogne crève de soif, et faute de solidarité inter-régionale, ils sont obligés de venir chercher de l'eau en France; chez nous, c'est l'inverse, la Corse nous coûte un bras, mais on ne la lâchera pas).

C'est vrai, je dois reconnaitre une chose: vivant à Paris depuis 6 mois, je suis parfois heurté par la façon dont sont quelques fois (pas tout le temps non plus) traités les touristes (et les provinciaux).

Mais concernant le foutage de gueule, on n'est pas en reste; Les anglais et les américains nous pourrissent bien aussi!

66% de français favorables à l'entrée de la Wallonie dans la République, c'est pas un signe d'Amour ça? (Cécile de France porterait mieux son nom!)

Aimer son pays n'empêche pas d'aimer les autres.

kim a dit…

Nan nan nan! Pas la Wallonie en France! Nan nan nan... Sarko comme président, plutôt me pendre!
A chaque fois que j'entends une allusion au rattachement de la Wallonie à la France, ça me fait bien plus peur que n'importe quoi avec les flamands. Par contre, je ne sais pas l'expliquer.
P.S.: Puis on a déjà une République Libre. Celle d'Outremeuse. On est gouvernés par de sympathiques ivrognes et on enterre un os chaque 16août. Que demander de plus?

Mademoiselle Catherine a dit…

@Anaïs: Je ne me verrais pas vivre à Bruxelles non plus ^^

@éric: à quoi fais-tu allusion par "ce type de discours généraliste"?
Par contre, là où je te rejoins totalement, c'est pour ce qui est de l'Europe. Mais l'Europe, ça reste grand, et il y aura toujours des endroits où l'on se sentira mieux qu'à d'autres :)
(et alleeeez Portugaaal \o/)

@alleluia: Je vois d'un très mauvais œil toute personne qui tente de minimiser le résultat des Présidentielles 2002. Faut-il rappeler qu'au début de sa carrière politique, personne n'aurait misé un balle sur Adolf Hitler tellement ses pairs le prenaient pour un gus? Je ne résiste d'ailleurs pas à la tentation de rappeler à votre bon (?) souvenir ce texte qui avait circulé par mail dès le lendemain du premier tour:

"Petite leçon d'histoire...

Allemagne 1923 :
Pour la première fois, après un putsch minable raté à Munich, le parti Nazi apparaît aux élections législatives... il fait à peu près 6%. Tout le monde considère ces gens-là comme des clowns. Hitler est en prison. Il écrit "Mein Kampf".

Allemagne 1928 :
Élections législatives en Allemagne. Streseman (socialiste) est renversée par une majorité plutôt conservatrice (Hindenburg) à cause de deux problèmes fondamentaux : l'insécurité et le chômage. Les nazis approchent les 20% mais personne n'en parle vraiment. Les conservateurs s'appuient sur
le report de voix...

Allemagne 1932 :
Aux élections présidentielles (suffrage indirect), c'est la grande surprise : Hitler arrive au second tour des élections alors que tout le monde s'accordait à dire que l'Allemagne allait virer à gauche (percée des communistes donc de l'extrême gauche de l'époque qui condamnent les socialistes). Hindenburg bat Hitler 60% contre 40%. L'Allemagne respire... mais s'habitue à cet orateur de talent...

Allemagne - Janvier 1933 :
Les élections législatives sont remportées par le parti Nazi et Hindenburg appelle Hitler à la chancellerie... L'abstention avait atteint les 34%

On connaît la suite...

On dit toujours : mais non, ça n'arrivera jamais... Encore faut-il ne pas aller à la pêche!"

Quant à une éventuelle annexion de la Wallonie à la France, je ne pense pas que nos amis germanophones accueilleraient la nouvelle avec beaucoup d'enthousiasme (la Communauté germanophone se situant très précisément en Wallonie). Et moi non plus, d'ailleurs :/
Je propose plutôt que l'on mette la Belgique sous chapiteau pour le plus grand cirque du monde, ça renflouera les caisses ^^

@kim: Je dirai même plus: que ferait-on de not'bon Roi en cas de rattachement???

alleluia a dit…

Je ne minimise pas du tout le 21 avril 2002. Je suis militant socialiste et pour tout dire, je ne suis pas loin d'en faire des cauchemars.

Cependant, le parallèle qui est fait entre la France des années 1990-2000 et l'Allemagne des années 30 me semble complètement biaisé.
La situation de l'économie allemande des années 30 était semblable à celle de ses voisins; or ni la France, ni le Royaume-Uni ni les États-Unis n'ont sombré dans l'extrémisme (En partie parce qu'eux avaient une tradition démocratique séculaire, contrairement à l'Allemagne).

Grossièrement, je dirais que la recette de la montée du nazisme c'est:
- Certes, l'instabilité monétaire (donc inflation et chômage; qui enflamma le peuple)
- Mais aussi le Pangermanisme exacerbé (qui excita les intellectuels)
- Et surtout la hantise du communisme (qui gonflait dans l'Allemagne des années 30; tétanisant la bourgeoisie).
Tout cela mêlé au sein d'un pays sans tradition démocratique (La démocratie ne s'impose pas; pourtant c'est ce qu'on a essayé de faire à Versailles).

Bien sûr, la réalité fut incommensurablement plus complexe. Je ne dis pas (bien que j'espère) que l'extrême droite n'arrivera jamais au pouvoir en France. Seulement, je ne pense pas que l'on puisse comparer ces deux évènements.

Je comprends qu'on ait pu mal vivre les présidentielles de 2002 (c'est mon cas). De là à se livrer à une analogie aussi douteuse...

éric a dit…

@ Mademoiselle Catherine :

Par "discours généraliste", je ne cible pas ton article évidemment mais cette façon que nous avons tous parfois (je ne m'en exclue pas) de réduire (volontairement ou par facilité) un peuple ou une communauté au défaut le plus visible d'une partie de ce peuple ou de cette communauté.
Les personnes possédant un sens patriotique assez développé (quelque soit par ailleurs leur niveau d'éducation ou de culture) ont alors tendance par réaction à radicaliser d'autant leur "amour de la patrie" et parfois à sombrer dans les excès du nationalisme exclusif.

Je ne suis pour ma part ni nationaliste ni chauvin et je me fous des drapeaux.
Je vais même jusqu'à ne pas me torcher avec par respect pour mon cul !

@ alleluia :

D'accord sur l'analogie douteuse, les conditions historiques et culturelles sont totalement différentes.
Par contre, l'extrême-droite ne se réduit pas qu'à des groupuscules pro-nazis. Ce que nous vivons en France actuellement EST une politique d'extrême-droite (exclusion des faibles, culte de la personnalité des élites, appropriation des institutions, censure, etc...).

Il me semble malheureusement que la plupart des pays européens auront besoin de passer par une phase aussi violente avant de se rendre à l'évidence européenne...

Bon courage, les jeunes !

Emma a dit…

Moi aussi , après 2002, je me suis sentie étrangère et c'est pourtant chez moi , la France.
On peut pas tous partir. Et j'ai pas envie de partir. mais de changer ce qui doit l'être ,oui.

Mademoiselle Catherine a dit…

@alleluia: Douteuse ou pas, c'est probablement cette analogie qui me permet de rester sur mes gardes (depuis le temps que je me tue à vous dire que je suis parano!!!).
J'ai bien conscience que l'environnement politique, économique et social est à mille lieues de ce qu'il put être à l'époque, il m'est pourtant difficile de ne pas y voir des parallèles. Peut-être est-ce largement exagéré, peut-être pas...

@éric: N'est-ce pas toujours la peur qui nous pousse à l'isolement, au rattachement à des "traditions" et aux discours préfabriqués?
Pour ma part, j'avoue être très attachée au plat pays qui est le mien, et ce davantage pour une question de douceur de vivre que de patriotisme, ce qui ne m'empêche pas de me sentir profondément Européenne et de brandir le drapeau portugais quand c'est nécessaire (vous avez dit football???) :)
Cela dit, j'ose espérer que tu te trompes concernant l'inéluctabilité de ces phases de violence politique... Et pourtant, je me dis que tu as raison, d'autant plus que l'actuelle situation de crise économique rend les gens moroses.
Bon courage à toi aussi!

@Emma: Heureusement qu'il reste quelques courageux qui se bougent le cul pour mettre en place des alternatives. En ce qui me concerne, je me serais sentie totalement en porte-à-faux si j'étais restée en France, car, comme je le signalais dans mon article, RIEN ne m'y retenait.
En revanche, énormément de choses m'attiraient à nouveau vers la Belgique.

Mr Flash a dit…

La France, en généraln était (et reste jusqu'à nouvel ordre - jeu de mot) un merveileux pays de vacances.
La Bretagne m'a semblé, à l'instar du Québec, une terre très accueillante pour les étrangers clairs de peau et si possible non-résidents (Vous restez longtemps chez nous?). Mais j'espère me tromper (et toute règle générale, a ses exceptions : Rennes serait-elle l'équivalent de Montréal?)

Mademoiselle Catherine a dit…

En effet, la Bretagne reste une région touristique... et rurale, ce qui signifie que tout non-Breton qui souhaite s'y installer sera, dans un premier temps, perçu comme un intrus.
Rennes étant une ville estudiantine assez importante, il y a pas mal de brassages et j'y ai rencontré beaucoup d'étrangers (majoritairement clairs de peau, voire très légèrement bronzés, il faut bien l'avouer) qui vivaient là depuis longtemps et sans aucun problème. N'ayant jamais été à Montréal, je ne saurais dire si la comparaison se tient, mais c'est effectivement une ville ouverte et paisible!

NeuNeu a dit…

Etant Français de naissance, et métis par dessus le marché, je comprends parfaitement ce que tu as pu ressentir au premier tour de 2002 !!

Malheureusement, l'insécurité et l'immigration sont revenus au coeur des débats politiques chez nous. C'est le nerf de la guerre, et n'importe quelle occasion permet de ressortir tel ou tel argument. Il suffit de voir comment la Coupe du Monde a été politisée !!

Mademoiselle Catherine a dit…

Rassure-moi, NeuNeu: tu n'es pas juif en plus?!? (je rigoOole hein!!!)

Au sujet de l'ampleur qu'a pris le débat sur l'équipe de foot française, je ne saurais que trop conseiller la lecture de ton dernier article >>> http://chroniquesdelavieordinaire.over-blog.com/article-un-peu-de-serieux-et-si-52795924.html

NeuNeu a dit…

Naaan, pas Juiiiiiiiiiif pour un sou !! Maiiiiis, originaire de banlieue "chaude" et en plus supporter du PSG.... Bref, la totale quoi XD

Merciiii pour le lien sur mon dernier article !

Je comptais faire un petit jeu pour fêter les 1 an du blog mais les partiels arrivent...

Mademoiselle Catherine a dit…

Bon courage pour tes examens NeuNeu!

Cathyy a dit…

Il y a quelques mois, lors des régionales, j'ai lu un sondage qui annonçait le FN en tête de liste pour ma région, et j'ai flippé à mort. J'ai parlé de mes craintes à mon entourage qui m'a fait que "non il n'y avait aucune raison d'avoir peur, que les journalistes gonflaient les chiffres exprès pour nous mobiliser"... Conclusion : au deuxième tour, le FN était là!!!

Et le pire c'est que les politiques n'ont pas compris la leçon, et moi j'ai peur de cette France, de ces dirigeants qui ont l'air de ne rien tirer de leurs erreurs, qui se croient au dessus de tout, alors que l'histoire n'est qu'un éternel recommencement...

Désolée d'être entrée dans le débat politique! :$

Mademoiselle Catherine a dit…

Bienvenue ici Cathyy! Il n'y a aucun problème à entrer dans le débat, au contraire: c'est intéressant d'avoir les avis des un/es et des autres, surtout de nos voisins français. A lire vos commentaires, je me sens moins seule et me rends compte que ce qui m'a poussé à quitter l'Hexagone est une chose qui pèse aussi énormément de Français...