dimanche 17 octobre 2010

Se couper du monde

Je trouve étrange à quel point certaines personnes, une fois qu'elles sont en couple, ont la capacité de se couper du monde extérieur. Il est bien sûr important de vouloir – et de pouvoir – passer du temps à deux, mais entre l'envie de s'aménager des plages horaires pour se retrouver en tête-à-tête et négliger ses relations amicales, il y a un gouffre.

Ayant eu tout le temps d'y réfléchir depuis de nombreux mois, j'en suis arrivée à la conclusion somme toute logique qu'un couple est toujours composé de deux individus, et donc de deux vies distinctes. S'il y a évidemment (et fort heureusement) des intersections plus ou moins grandes, la fusion totale et exclusive me semble être la mort du sentiment amoureux, car il ne s'agit alors plus d'amour, mais de dépendance.
Et la dépendance, c'est la fin de la liberté.

Pourtant, c'est justement cette liberté qui, je pense, est garante de stabilité à long terme, car elle se doit d'aller de paire avec la confiance, cette dernière étant pour moi la base de toute relation humaine.
Et pour avoir confiance en l'autre, il faut avant tout avoir confiance en soi, ce qui me semble impossible si l'on met sa propre vie entre parenthèses au profit du couple : l'illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes peut perdurer tant que tout se passe effectivement à merveille au sein du binôme, mais le retour de flamme n'en est que plus violent lorsqu'on se rend compte que notre vie sociale ne se traduit plus que par notre seul et unique cocon amoureux.
Je connais d'ailleurs bien des gens qui ne savent parler de rien d'autre que de leur couple, et permettez-moi de les trouver d'un ennui mortel, car ce qui se passe entre deux individus ne regarde bien souvent que ces deux personnes-là. On peut bien sûr avoir envie de partager ses bonheurs et déconvenues sentimentaux, mais quand la conversation ne tourne plus qu'autour de ça, j'avoue que ma patience atteint généralement ses limites.

De la même manière, j'apprécie très moyennement de me voir reléguée au rang des dispensables quand l'un de mes proches tombe amoureux. Si je conçois parfaitement que la personne veuille profiter de son bonheur tout neuf, j'ai bien du mal à me réjouir pour elle quand je me retrouve sur le bas côté de sa vie, car les amis ne sont pas là que pour nous soutenir en cas de coup dur, mais aussi pour partager les moments dans lesquels on se sent marcher sur des petits nuages roses. Et le silence radio me perturbe d'autant plus qu'il n'a jamais été aussi facile de garder le contact avec son entourage.
Un entourage qui ne sera peut-être plus disponible le jour où les petits nuages roses auront disparu puisqu'il aura, lui aussi, appris à se passer de nous...

Conseil de lecture : Elke Heidenreich, "Dos au monde".

58 commentaires:

MarcD a dit…

le couple reste une sorte de mystère pour moi, j'essaie souvent de glaner le maximum d'infos, de comprendre, et si tous les couples se ressemblent, la plupart sont différents. D'ailleurs peu dans mes connaissances entretiennent l'extrémisme fusionnel ou au contraire un détachement total.
D'ailleurs les célibataires disparaissant une fois en couple sont légions, la plupart de mes amis passés par cette case sont devenus invisibles, comme happés par une catégorie dont je ne faisais pas partie. Mais si ça m'a déçu souvent, je comprends maintenant et j'essaie de ne plus en être offusqué, car (trop) s'attacher aux amis c'est aussi une dépendance.

Parfois j'idéalise l'état de couple, au point de fantasmer sur une vie à deux, mais très vite, habitué à vivre seul je me dis que ça ne serait sans doute pas si parfait et j'imagine alors les nombreuses contraintes...

Alors je reste partagé dans cette perspective en continuant à collecter les avis, les plaintes, les bonheurs, les conseils. Certains m'envient, d'autres me plaignent, bha, sans doute que je me situe un peu au milieu, au moins j'ai la liberté pour moi et du fantasme à revendre.

Isa B a dit…

héhé, bien d'accord! Même si j'avoue qu'une fois en couple, ça devient parfois compliqué de tout imbriquer. Surtout quand, comme moi, on a aussi besoin de plages en solitaire. Mais de là à faire l'impasse sur les amis, potes, et autres brelans de dames qui garantissent aussi les courants d'air frais d'une vie en couple ou non... je refuse. L'amitié est un sentiment auquel je donne beaucoup d'importance et j'ai du mal à le voir galvaudé (pour des raisons de couple ou d'autres raisons d'ailleurs. Alors oui, toute relation est en mouvement, mais prenons soin des relations auxquelles on tient. Di dju! (je m'emporte là)

Les tests de Gridou a dit…

J'ai de la chance, je n'ai jamais connu cela... Probablement parce que ma conception du couple se rapproche très fort de celle de mes amis =)
Seule exception, mon petit frère de coeur. Leur couple est tellement fusionnel qu'ils sont tristes dès qu'ils sont séparés. Mais par contre, il a toujours été présent quand j'ai eu besoin de lui =) Je sais qu'il ne m'a pas abandonnée, il a juste choisi un autre chemin, ce ne sera jamais le mien je pense...

Mademoiselle Catherine a dit…

@Marc: Je pense que le couple reste un mystère pour tout le monde, même pour ses acteurs. Comment expliquer, sinon, que tel couple pourtant "fait pour être ensemble" ne fonctionnera pas tandis que tel autre, pourtant totalement improbable sur le papier, s'en tire à merveille? (si "qui se ressemble s'assemble", n'oublions pas que "les contraires s'attirent")

Et il est vrai que la dépendance et l'exclusivité peuvent exister aussi en amitié, mais je pense que l'exclusivité est ici plus rare, car on a généralement plusieurs amis (alors qu'on n'a, en principe, qu'un seul amoureux à la fois) (je dis bien "en principe").

@Isa: C'est vrai qu'il n'est pas facile de jongler avec ses différents besoins. Pourtant, je pense que rien n'est incompatible si l'on se sent respecté dans nos choix: les amis comprendront que l'on veuille passer du temps avec l'amoureux qui, lui, comprendra que l'on puisse aussi avoir besoin de temps pour soi. Question de respect, de confiance et d'honnêteté vis-à-vis de soi et des autres. Dî djû :D

@Gridou: C'est bien de pouvoir partager ce genre de conceptions avec ses proches. J'imagine que ça permet d'éviter pas mal de conflits.
Ce qui est très difficile à vivre, c'est quand on fait part de ses inquiétudes à un proche ("Je sens que tu es en train de t'éloigner") et que ça tombe complètement dans l'oreille d'un sourd...

Anonyme a dit…

get a life darling, people are strange.

Adrien a dit…

Avec 5 articles cette semaine, on pourrait croire que tu as momentanément fait une croix sur ta vie sociale :)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Anonyme: Do I honestly look like I have no life?

@Adrien: Figure-toi que c'est très exactement le contraire puisque c'est la vie qui m'inspire :)

Adrien a dit…

C'en est presque beau ... permet moi de verser une larme d'émotion "Vive la vie" ahah =D

Mademoiselle Catherine a dit…

"Choose life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television, Choose washing machines, cars, compact disc players, and electrical tin openers. Choose good health, low cholesterol and dental insurance. Choose fixed- interest mortgage repayments. Choose a starter home. Choose your friends. Choose leisure wear and matching luggage. Choose a three piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing sprit- crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing you last in a miserable home, nothing more than an embarrassment to the selfish, fucked-up brats you have spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life... But why would I want to do a thing like that?"

Tu permets que je te traite de p'tit con? :D

Aurélie a dit…

Je pense que cela se vérifie au début d'une relation. Nous avons été comme ça mais c'est vrai que ce n'est plus le cas. On a envie de se découvrir et c'est vrai que c'est beaucoup au détriment des autres...

JPVDA a dit…

1+1=1
1+1=2
1+1=3
Laquelle de ces équations répond-elle à la définition du couple?
Répondre 1 = unité, exclusivité?
Répondre 2 = chacun de son côté?
Répondre 3 = espaces de libertés?
Est-ce que le concept évolue dans le temps avec le couple?

Adrien a dit…

@Catherine: Non je ne te permet pas de m'insulter de la sorte ... surtout quand je ne le mérite pas =D

@JPVDA: T'as oublié l'option 4: ne pas se mettre en couple :)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Aurélie: Cela dépend toujours des individus. Là où l'exclusivité m'ennuie, c'est quand elle s'installe dans la durée.
C'est là que je me dis que les relations longue distance ont du bon, ha ha!

@JPVDA: Chacune de ces équation est juste, et il s'agit avant tout d'être dans une configuration qui nous convient.
Sans doute que la conception du couple évolue avec le temps puisque que les gens changent, et pas toujours dans le même sens...

@Adrien: Je reconnais là ta clairvoyance ;)

JPVDA a dit…

@adrien
1=0
1=1
1=∞
Pessimiste?
Sectaro-réaliste?
Optimiste?

kim a dit…

Attention que ça peut aussi être le cas lors d'amitiés... Quelque soit la relation, une juste mesure doit pouvoir se mettre en place.

Anaïs a dit…

Je me suis encore planté de billet, grrrrrrrr...

Bah, je pense que ce que isole les gens de la vie sociale c'est surtout une histoire de passions... la passion qu'on peut ressentir dans les premières années envers quelqu'un et qui pousse à vouloir lui consacrer son temps en "exclusivité", tout comme la passion pour une activité quelconque qui fait qu'on réduit sonmonde à d'autres passionnés.

J'ai un ami qui a pris des distances vis-à-vis de mon mari et moi à cause de sa passion pour les chevaux. Lorsque nous l'avons connu, il vivait un peu comme tout le monde : boulot, amis, famille... et puis un vieux pot à lui à installé un centre équestre dans un patelin voisin et sa vieille passion s'est réveillée (il a participé à des concours étant jeune, etc.). Nous on est tombé aux oubliettes, nous ne faisons pas partie du milieu, nous avons d'autres chats à fouetter. A savoir que même son couple bat de l'aile à cause de son implication dans les chevaux, du temps qu'il y passe, du gouffre financier que ça représente...

Je pense que la passion sous toutes ces formes à cet inconvénient de faire oublier le monde qui nous entoure !

A savoir quand même que "l'avantage" de la passion envers les individus c'est qu'en général ça ne dure pas ! ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

@JPVDA: Pour ma part, je serais plutôt optimiste ^-^

@kim: Bien sûr, et je l'ai d'ailleurs dit plus haut dans les commentaires. Cela dit, cet article traitant du couple, c'est là-dessus que je me suis concentrée.

@Anaïs: Comme je viens de le dire, il est tout à fait juste que l'on peut s'isoler du monde pour 1001 raisons, mais c'est le couple et la conception qu'en ont certain/es qui m'intéressaient ici.
Je ne suis pas/plus "passionnée", ne serait-ce que parce que ce mot m'horripile (n'oublions que pas que "passion" signifie littéralement "souffrance"). Si beaucoup de choses différentes font vibrer ma corde sensible, ce n'est plus jamais au point de me pousser à négliger tout le reste, bien que cela ait pu arriver par le passé.
Et c'est sans doute parce que je suis passée par là que je ne souhaite plus y retourner...

Adrien a dit…

@JPVDA: Clairement pessimiste et vu les évènements récents, c'est pas près de changer
Mais à force on s'habitue plus ou moins ... et on finirait même par apprécier ce pessimisme ambiant ahah

Anaïs a dit…

Je donnais un exemple de passion qui provoque cette sorte de centrage autour de soi et l'objet de la passion !

En ce qui concerne les couples, ce mode de vie exclusivement à deux je pense que ça ne dure qu'un temps. Sauf si le/les individus ont déjà du mal à vivre socialement (ils se retranchent dans le couple ; j'avais des voisins comme ça !).

Ce qui se passe également -et malheureusement- c'est que les amitiés évoluent en même temps que ta vie évolue : du célibat, vers la vie maritale, l'arrivée enfants, les divorces, les retraites... Les centres d'intérêt ne sont plus les mêmes. J'ai une cousine qui menait une vie citadine et très olé olé ; je l'ennuyais avec ma petite vie réglée comme une horloge (en accéléré, mais c'est un autre problème ^^), et puis elle a eu un gosse sur le tard. P'tain, qu'est-ce qu'elle est devenue chiante, même pour moi ! Son bébé est devenu le centre de son univers... Encore une passion ! ^^

Anaïs a dit…

Sans parler qu'entre amis et les pièces raportées il ne va pas y avoir forcément de symbiose !

L'ex de mon beau frère était une vraie amie, je ne la vois pratiquement plus, la nouvelle j'ai de plus en plus de mal à la suporter tant elle est superficielle... sans parler qu'elle est en train de plumer mon beaufrère. Un ami d'enfance s'est fait larguer par sa femme qui était aussi une amie. Je ne la vois plus (elle n'habite pas à côté non plus!)et la nouvelle ne semble pas avoir envie de faire ami-ami !

Monde de merde !!! (mais je l'ai déjà dit ^^)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Adrien: Je t'en foutrais, moi, des "à force, on s'habitue plus ou moins", non mais (à ton âge... qu'est-ce qu'il ne faut pas lire, bordel!)

@Anaïs: Je ne pense pas non plus que l'exclusivité soit viable à long terme, comme je le dis d'ailleurs dans mon article. Maintenant, les aléas de la vie et l'évolution des uns et des autres font effectivement en sorte que l'on se perde parfois de vue. Je continue néanmoins de croire que le hasard fait drôlement bien les choses, et l'année écoulée m'en a apporté la preuve plus d'une fois :)

Pinkilla a dit…

Comme dirait l'autre, il faut "donner du mou dans la laisse" mais il faut parfois aussi "tirer un peu sur cette même laisse" ;-)

Je n'aime pas bcp l'image mais le message me semble juste.

Mademoiselle Catherine a dit…

...et comme dirait l'autre autre: on n'attache pas son chien avec des saucisses. Mais ça n'a absolument rien à voir...
Merci d'être passé, Pinkilla :)

YvAN a dit…

Heureusement qu'il y a FACEBOOK !








BeuaAargh (excusez-moi je viens de me vomîr dessus) en me relisant.

cologra

Mademoiselle Catherine a dit…

(il t'en reste un peu dans le coin de la bouche...)

Tinu a dit…

C'est ce qui m'inquiète et ce qui me fait plus ou moins décider de rester seul.


Moins on a de temps, plus il faut forcément empiéter sur sa vie "antérieur" pour le couple. Et ça je ne veux pas.

Les amies/la famille c'est le plus important...


Donc je plussoies fortemement, une fois en couple c'est "non je ne peux pas ce soir" à tout va. Bon ça se comprend aussi. Comment arriver à marrier les deux quand on a très peu de temps? ça me semble impossible, il faut bien rogner sur l'un des deux points. :/ ET moi j'ai envie de toujours être là pour ceux qui compte pour moi...

Anaïs a dit…

Ah Tinu, tu dis ça, tu dis ça...

Tinu a dit…

@Mademoiselle Catherine
Je ne dis pas que ce n'est pas possible.

Juste que plus le temps libre en temps normal est faible, plus il faut rogner forcément sur sa vie avec ses proches.

C'est un fait.

Par contre si tu as beaucoup de temps de libre et que c'est supérieur au temps que tu souhaites passer auprès de ta dulcinée (ou prince charmant :D) là pas de problème.

Personnellement si je fais le constat avec ma vie et le temps de libre que j'ai, forcément je serais obligé de réduire énormément mon temps auprès de mes proches. Je les vois déjà peu.

C'est bien pour ça que je précise que tout dépend la quantité de temps de libre.

@Anaïs, oui je sais tout dépend la rencontre en soit, mais jusqu'à présent je m'y suis toujours tenu. ;)

Anaïs a dit…

Je fréquente depuis quelque temps un couple, la trentaine, avec 3 gosses, super sympas. Lui, il a gardé une bande de copains depuis l'enfance qui se sont dispersés dans le pays mais régulièrement ils se rerouvent entre eux, pour quelques jours de ski ou autrement... Ce qui est déjà pas mal, surtout que les compagnes entre elles ne s'entendent pas à merveille !

En tout cas la vie de couple et de famille ne les empêchent pas de garder de bons des bons liens avec les amis ! Tout est question de personnes, je suis d'accord.

Mademoiselle Catherine a dit…

(@Tinu: comme tu réponds plus vite que ton ombre, voici donc un double commentaire en réponse à tes interventions ^-^)

Je ne suis pas certaine que ce soit incompatible, à moins que ce ne soit ma très grande innocence qui me fasse croire à la possibilité d'une réelle liberté au sein du couple (liberté n'étant pas synonyme d'infidélité, je tiens à le préciser!): c'est avant tout, comme le dit Anaïs ci-dessus, une question d'individus et, comme je le précise dans mon article, de confiance et de respect mutuels. D'organisation aussi. Et cette organisation demande une certaine souplesse, mais ne l'a-t-on pas déjà acquise lorsqu'on slalome entre sa vie privée, sociale et professionnelle (dans mon cas, j'ajouterai en plus ma vie artistique)?

Moi, en tous cas, j'ai envie d'y croire! :)
Tout comme je crois dur comme fer que le temps, ça se prend. Je comprends néanmoins que ce ne soit pas toujours facile...

Tinu a dit…

@Mademoiselle Catherine
Dans le principe je suis d'accord, mais,

Prends une vie "normale" actuelle ou tu fais 50h par semaine (et ou donc déjà tu ne vois pas tes proches).
Rajoute le fait que le week end il y a tout le bricolage à faire (entretenir les locaux).
ça plus la famille à voir de temps en temps (famille qui est éparpillé donc c'est jusqu'à parfois des trajets de 1200km dans le week end, bon rare mais...) en comptant 200 à 300km*2.
Et fois le nombre de personne ça laisse déjà très peu de temps.

Si tu rajoutes en plus des variables comme:
"je n'aime pas mon travail et ne veut pas faire subir mon salle caractère quand je rentre crevé le soir du boulot" à une demoiselle.
Et le j'ai envie d'être là pour les gens qui ont été là quand j'en ai eu besoin (ou pas mais bon dans le principe quoi).


Et bien dans mon cas le temps libre est extrêmement faible, j'ai déjà du mal à voir suffisamment les gens que je voudrais voir, alors quand à caser une vie de couple, ça se ferait forcément au détriment des autres.

Anaïs a dit…

@Tinu. Je ne vais pas te donner tort, puisque si ma propre vie sociale n'est pas aussi remplie que je le voudrais c'est à cause d'un excès de boulot et de responsabilités. Les amis je les ai mais je ne les vois pas aussi souvent que je le voudrais (à savoir que passer de heures au téléphone c'est pas mon truc !). Donc oui, le couple demande du temps, en plus du boulot, en plus de la famille, en plus des taches ménagères... rajoute des enfants et c'est le topo !

Mais c'est pas dit que tu choisiras mon p'tit gars ^^ Le jour où tu rencontreras une femme avec laquelle tu te sens réellement bien, il y a de fortes chances que tu fonces tête baissée dans le piège !

Tinu a dit…

@Anaïs

Vi possible que je tombe dans le piège. :D

Pour le moment je n'ai pas rencontré "THE" demoiselle, ou alors je l'ai rencontré mais ça n'a pas été réciproque... :D ( Encore une longue histoire pas passionnante pour vous qui finie mal :D).
Enfin bref pour le moment il n'y a pas vraiment "d'ouverture" comme dirait jean-claude.

Et s'il ne tient qu'à moi ça ne changera pas. ;) Pas tant que le contexte ne changera pas. ( Comprendre le travail... ;) )

YvAN a dit…

Plus sérieusement (et moins nauséeu): "Le tout est plus grand que la somme des parties" et ça vaut pour un couple, moi je dis !
MAIS (il y a toujours un "mais"), il faut pouvoir se préserver des moments à soi.

Par contre, Stop à ceux qui se la joue célibattant(e) pour mieux pouvoir dire du mal des couples.
Genre: moi, je peux tout faire quand je veux et j'ai du temps pour tout et pour tous les amis du monde et non, je ne veux pas de la monotonie et des compromis d'une vie de couple.... mais si éventuellement, il est possible d'envisager que peut-être un(e) prince(-sse) charmant(e) passe par là, je suis preneur/-euse parce que mon horloge biologique est en train de peter une case et passé un certain âge, le concept d'adulescent devient limite vulgaire... ou pas ?


vappe (de circonstance, non?)

Tinu a dit…

@YvAN

Personnellement, je ne dis pas ça pour dire du mal des couples. ;)
Chacun ses idées et décisions.
Pour ma part tant que la décision en incombe à moi même, dans mon état de disponibilité c'est niet pour moultes raisons, certaines personnelles, d'autres déjà énoncées ici même.

ce que j'ai juste dit, c'est que l'amour ne se décide pas. D'ou mon temps que la décision me revient.


Maintenant, encore une fois comme ça a été dit plusieurs fois, il y a des couples qui savent concevoir les deux, amis et couple.
D'autres non c'est un fait point.

Je connais personnellement des deux.

La seule chose que je dis c'est qu'avec une vie normale, il faut forcément diminuer la part de temps qu'on passe avec ses amis/familles si vraiment on est un couple vu le temps de disponible, et surtout parce que souvent le moindre temps libre précédent était utilisé à ça...
D'ou la conclusion: si on a suffisamment de temps pour pouvoir gérer les deux il n'y a pas de problème, dans le cas contraire il faut forcément rogner l'un des deux...


C'est tout, chacun imagine ce qu'il veut, en pense ce qu'il veut, ce n'est pas un message contre les couples, ni dédié à personne...

Anaïs a dit…

@YvAN. Alors "Suite(s) impériale(s)", ça donne quoi ?

Mademoiselle Catherine a dit…

@Tinu: Je ne pense pas qu'YvAN visait quelqu'un en particulier, et certainement pas toi :)
Je comprends tout à fait les raisons qui te poussent à vouloir rester seul: j'ai moi-même un immense besoin de solitude et de temps pour moi. Cela dit, me voilà officiellement célibataire depuis un an et demi, et la complicité de la vie à deux me manque, je dois bien l'avouer.
Comme je l'ai dit dans un précédent billet (celui du 18 août dernier), j'ai la chance d'avoir été particulièrement bien entourée cette année et d'assouvir mes besoins affectifs par d'autres moyens. Cela m'a non seulement permis de consolider ma vie sociale, mais aussi et surtout de reprendre confiance en moi après plusieurs échecs sentimentaux cuisant.
Et ô miracle, c'est justement cette confiance en moi qui me rend plus séduisante! Tout simplement parce que je n'attend plus de l'autre qu'il comble ce vide, car dans ma conception du couple telle qu'elle est aujourd'hui, on a besoin de quelqu'un parce qu'on l'aime, et non l'inverse (auquel cas, on tombe dans la dépendance)

Et je confirme, tu es en très grande forme aujourd'hui :)

@Anaïs: Il est vrai que, si l'on ne choisit pas de tomber amoureux, on choisit en revanche de rester ou non avec quelqu'un au bout d'un moment. C'est sans doute la partie la plus difficile.
Dans tous les cas, je pars du principe que, si rien n'est jamais acquis, rien n'est jamais exclu non plus ;)

@YvAN: Moi aussi, ils me gavent, ces gens qui crient sur tous les toits à quel points ils sont heureux et fiers d'être célibataires. Ça sonne faux à mes oreilles, car je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils le clament aussi fort pour s'en convaincre.
Être célibataire n'est ni un défaut, ni une qualité: c'est comme ça, un point c'est tout. Certains le sont par choix, d'autres non, mais dans tous les cas, ce n'est pas une raison suffisante pour cracher dans la soupe.
Dans mon cas, et comme je le disais plus haut, ça commence à me peser...

ctoileblog a dit…

oui ça te pèse et donc tu demandes officiellement à ce que l'un de tes superbes lecteurs te soulage de ce poids. Ben voyons... ;)

Pitming a dit…

Waouw, on se croirait dans un poulailler, ici !!!

On accuse toujours les gens qui sont en couples, mais rarement dans l'autre sens.
Genre on t'invite pas parce qu'on allait draguer... Ou carrément parce qu'on est mal à l'aise de ne pas sois même être en couple.

désolé pour ce commentaire tout à fait non-relu et peu pertinent, mais j'ai un porno sur le feu ;-)

NeuNeu a dit…

Très sympa ce petit article, l'inspiration ne revient pas à moitié :)

Je trouve qu'il est effectivement assez dangereux de centre sa vie sur son couple ou son partenaire, parce que le jour où l'on se rend compte que les choses vont mal, c'est toute une vie qui s'effondre, et évidemment y'aura personne pour ramasser les morceaux après.

Par contre, je sais que le fait d'être en couple m'a permis de "sélectionner" certaines amitiés et de me concentrer sur les plus solides, sans avoir à m'encombrer de boulets plus susceptibles de me blesser qu'autre chose.

Je n'ai pas vécu cette situation comme un dilemme, et il n'y a eu qu'un choix plus ou moins conscient de laisser à la traîne des relations superficielles. Faut dire que je suis un peu ours sur les bords, donc j'me contente de peu ^^

J'ai pas besoin de sortir tous les soirs de la semaine, célibataire ou pas, et ça mes amis le savent. :)

Tout est une question de caractère, même s'il est naturel au début de s'isoler un peu pour profiter du bonheur d'un début de relation ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

@ctoileblog: Alors là, je m'insurge: non, non, non et non, il n'en est pas question :p

@Pitming: Même si, dans le fond, tu n'as pas tort, reviens donc quand tu seras bien reposé ;)

@NeuNeu: En ce qui me concerne, j'ai fait un tri nécessaire dans mes fréquentation il y a un moment déjà, et je ne m'en porte pas plus mal :)

Concernant le début d'une relation, j'ai moi aussi toujours envie de profiter de ce petit cocon d'amour au risque de m'isoler un peu, et c'est bien légitime, mais au bout d'un moment, il faut savoir sortir du binôme et intégrer le couple à une vie sociale, sortir à deux, faire les présentations, bref: donner au couple une existence en dehors de ses deux acteurs principaux, car c'est aussi une façon de le légitimer.
Je pense que c'est extrêmement important pour qu'un couple soit viable.

Tinu a dit…

@Mademoiselle Catherine
ça peut être aussi un choix assumé. :)

Comprendre, certaines personnes ne peuvent peut-être qu'être heureux seul. Sans doute de part le contexte les rendant ainsi, comprendre la vie nous rendant peut-être de plus en plus solitaire et à tendance à nécessiter de plus en plus de moment seul.

Ce que je veux dire par là c'est qu'être/vivre seul n'est pas non plus une fatalité. :)


ça fait moulte temps que je le suis, ça ne me dérange nullement. Je vais voir mes amis/amies qui sont ou qui ne sont pas en couple, ça ne me dérange pas quand c'est pas du too much (comprendre qu'on peut engager une discussion sans qu'il faille toujours insister et oh je te parle là tu peux arrêter d'enlacer ta partenaire merci!!! :D).

Comme le dirait anaïs (la chanteuse hein) c'est la nièvrerie qui me dérange plus. Un couple normal ne me dérange pas. :)


Bref tout ça pour dire que pour certains être célib ou vivre seul n'est pas non plus une fatalité, c'est soit un choix du moment soit un caractère particulier qui fait que soit du au contexte ou autre on a besoin de plus en plus de se retrouver seul.

La seule chose énervante c'est les hatiuel:
-toujours pas de petite copine???
-Bah non pourquoi, c'est obligatoire???? Je le vie très bien comme ça. :)
Suivit en général de:
-Tu es jeune tu as le temps c'est vrais, tu as le temps avant d'avoir une relation suivie! (sous entendu tu peux bien t'amuser à avoir des relations courtes!)

ça c'est lourd à force. :D Ne peuvent-ils pas comprendre que je suis content comme je vie? :) Qu'il est possible d'avoir des relations amicales et de s'en suffire? Qu'il est aussi possible d'avoir des amies "demoiselles" sans vouloir plus?

C'est aussi un constat actuel, le couple est presque obligatoire à l'heure actuelle dans les mentalités, et si tu n'es pas en couple c'est forcément parce que tu ne trouves pas et donc c'est triste...

Mademoiselle Catherine a dit…

Tiens, c'est bizarre, car personne ne m'a jamais fait de remarques de type "Alors, toujours pas de mec?" (c'est probablement dû à la nature de ma dernière rupture, enfin passons...).

Je conçois parfaitement que quelqu'un puisse vouloir rester seul par choix. Je n'y ai d'ailleurs pas échappé (même si ce choix n'était pas conscient), et être seule m'a fait énormément de bien, ne serait-ce que pour me recentrer sur moi et donner libre cours à des projets qui me semblaient importants (je me demande d'ailleurs si mon disque était sorti si j'avais eu un homme à mes côtés... sincèrement, j'en doute!).

J'y vois une forme de cercle vertueux: si l'on est de bonne compagnie pour soi-même, on ne peut qu'être de bonne compagnie pour les autres, et donc, notre compagnie est recherchée.
C'est en tous cas ce que j'ai pu observer ces derniers mois. Sans aller de sortie en sortie (mon cercle d'amis est petit, mais joli, et je n'ai pas besoin d'être de toutes les fêtes pour me sentir exister), j'apprécie de passer des moments simples avec les personnes qui me sont chères. Il y a des personnes que je vois moins que d'autres, pour des raisons de distance géographique ou autres, mais elles savent que je pense à elles.
Et il n'y a pas de raison qu'elle ne gardent pas cette place très spéciale le jour où je serai à nouveau en couple...

(ça doit être la première fois qu'un de mes modestes écrits inspire autant de commentaires!)

Tinu a dit…

Je plussoie sur les petites soirées simples sans prétentions.

Pour moi c'est la seule chose que j'aime. :)
Une soirée entre ami(e)s à discuter, jouer au carte avec l'option barbac.
Ou simplement aller piqueniquer au bord d'un lac.

Pour ma part et même pour mon frère (lui le problème et différent vu qu'il y a eu rupture et que ce n'est pas un choix), ce genre de réflexion arrive assez souvent.
Pas directement pour lui à cause du contexte mais par derrière. Alors que moi c'est bien directe... C'est presque à chaque fois en fait...

YvAN a dit…

@ Anaïs: acheté et trône sur le dessus de la pile mais faut d'abord que je finisse "Sans un mot" et que je repasse par la case "Moins que Zero" dont la dernière lecture date de bientôt 15 ans.

Mais en même temps la période des bouquins au coin du feu (de pellets et non de bois) arrive à grand pas...


miestera

Adrien a dit…

Suite(s) Impériale(s) est cordialement dantesque (même si moins bien que Moins que Zero qui reste, à mes yeux, LE bouquin de référence de l'ami Ellis)
Un doux mélange de Glamorama, de Zombie et, fatalement, de moins que Zero.
On pourrait reprocher à Ellis de s'être un peu reposer sur ses lauriers étant donné qu'il ne réinvente rien mais il a au moins le mérite de pondre une suite des plus sympathiques dans un style ô combien agréable à lire (et reconnaissable dès les premières lignes)
Bref, à lire si on connait déjà l'univers d'Ellis mais ne pas commencer par celui là si on n'a jamais lu du Bret avant

ps: je sais on ne m'avais rien demandé mais je tenais à le dire nah!

Mademoiselle Catherine a dit…

(fin de la parenthèse littéraire)
(merci :))

Anaïs a dit…

Bin moi Suite(s) Impériale(s) m'a proporement ennuyée... Il s'est clairement reposé sur ses lauriers !

Fin de ma mini parenthèse ^^

Bleu Cerise a dit…

J'avais une copine comme ça, au lycée : elle n'avais plus de temps pour moi quand elle était en couple, mais elle me proposait sortie sur sortie quand elle était célibataire. Elle a été très vexée quand je lui ai dit que je n'avais plus rien à lui dire à 18 ans, après deux ans sans nouvelles ... Va comprendre ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

@Bleu Cerise: C'est énervant, hein? ;)

Bleu Cerise a dit…

Bof, elle je m'en fichais un peu, elle était sympa mais n'avait pas inventé le fil à couper le beurre ^^ C'est la seule qui ait agi comme ça, aucun(e) de mes ami(e)s proches de ne l'a fait =)

Mademoiselle Catherine a dit…

Ce n'était pas une grande perte alors.
Ce qui me fait mal, c'est quand ce sont des personnes auxquelles on est réellement attaché qui agissent ainsi :(

Anaïs a dit…

Ca relève de l'égocentrisme ce type d'attitude...

Je pense que quand on aime vraiment les gens il est tout simplement impossible de les laisser de côté, pour quelle que raison que ce soit !

Mademoiselle Catherine a dit…

Nous sommes donc d'accord, pour pas changer :)

Wakajawaka a dit…

Il y a une chose que je n'ai pas vu dans les commentaires et qui est au moins aussi gênante que "l'oubli du soi", c'est aund les gens autour de toi : proches ou non, ne te voient plus que comme "le compagnon de" ou la "compagne de".
Comme si l'on n'avait plus droit à l'individualité, même dans le regard des autres.

Tout ça n'est pas exclusif au "couple" traditionnel. Ça arrive aussi dans les "polynômes" polyamoureux.

Par contre, ce qui m'a souvent mis en rage intérieurement, c'est quand un tiers se prends d'inimitié pour ton pendant affectif (ou l'un d'entre eux) et te fait le gueule comme si tu étais obligatoirement solidaire de toutes les conneries ou opinions de la personne en question.

Les gens n'étant pas à une once de connerie près, il arrive aussi que ce soit tout un groupe qui te fasse la gueule par solidarité avec leur copain sans que tu n'y soit pour rien.

Au risque de paraître "rancunier" dans ces cas là, je n'ai jamais cherché à retisser les liens. Si les gens sont assez cons pour réagir ainsi : qu'ils le restent !

Mademoiselle Catherine a dit…

Ça, c'est encore autre chose. Je t'accorde néanmoins que ce n'est pas moins embêtant pour autant!
Et comme tu le dis, ce n'est rien d'autre que du crétinisme pur et simple.

Le fait que l'on n'apprécie pas le/la partenaire d'un de ses proches (ce qui peut arriver - et arrive d'ailleurs régulièrement...) ne fait pas de ce dernier une andouille finie (pour parler chastement ^-^).
Cela dit, il est de bon ton, je trouve, d'éviter après une éventuelle rupture des phrases de type "Je te l'avais bien dit".
Mais le problème ne se pose pas puisque ces soi-disant amis ne vous parlent plus ;)

Wakajawaka a dit…

"Le problème ne se pose pas puisque ces soi-disant amis ne vous parlent plus".

Exact !
je pardonne difficilement ce genre de bêtise (je n'aime pas être hypocrite, et je le serais à faire "comme si de rien n'étais").

Dans le même état d'esprit, je perds de moins en moins de temps avec les gens qui n' "assurent" pas.
Je ne leur demande pas d'être des anges -tout le monde peut faire des erreurs et avoir des faiblesses- mais je ne fais plus preuve de la même tolérance en face des "plans foireux" ou des "trahisons" que je le faisais auparavant (de Jean Genet (ouh le jeu de mot débiiiiile ! )).

Souvent, le premier faux pas est le bon pour que je cesse de perdre mon temps à fréquenter quelqu'un. Et quand je fais preuve de "tolérance", ça dépasse rarement le second, sauf cas particulier.

Mademoiselle Catherine a dit…

Oufti, moi, j'ai fait l'inverse pendant des années, à savoir accorder une chance après l'autre aux personnes qui m'étaient chères, et ça ne m'a valu que des emmerdes!
Mon instinct s'étant affiné avec le temps, j'arrive aujourd'hui à me préserver et à dire "Non" avant qu'il ne soit trop tard, car bien que je ne sois pas spécialement susceptible, j'ai la rancune tenace.