mercredi 3 novembre 2010

Il m'arrive...

...de passer pour la pire des dilettantes
(non, pire que ça : une traîtresse doublée d'une maudite feignasse !)
quand j'ai l'extrême audace de signaler en réunion d'équipe qu'il est hors de question que je fasse des heures sup' gratuites chez moi...

Conseil de lecture : cet article du 6 avril dernier.

31 commentaires:

Bleu Cerise a dit…

C'est ce que j'ai toujours fait depuis le CE2, tu vois : limiter les heures sup' à la maison, déjà que je passe mes journées à l'école/collège/lycée/fac, faudrait pas abuser non plus.

Bon, ben j'ai du revenir sur mes grands principes, hein ... Femme de peu de foi je suis.

Mademoiselle Catherine a dit…

Attends, quand j'étais étudiante, moi aussi, je faisais des journées interminables! C'est d'ailleurs ce qui m'a fait le plus drôle quand j'ai terminé mes études: que faire de tout ce temps libre?

Et, honnêtement, on s'y habitue :D

Mr Flash a dit…

Ne fais pas comme Mme Flash, qui ramène son patron chez elle!

Anonyme a dit…

Et si on amène les sushis et un pack de bière chinoise ?

ça peut être sympa. Reste plus que le riz à trouver, mais vous avez sûrement ça.

(PhilippeC qui adore les sushis, émigré temporaire de chez Ema)

Pitming a dit…

Feignantasse !

Mademoiselle Catherine a dit…

@Mr Flash: Sauf le respect que je dois à mon patron, Dieu m'en garde ^-^

@PhilippeC: J'aime autant manger des sushis chez moi :)

@Pitming: 'spèce de jaloux!

éric a dit…

Sinon, pour compenser tu emmènes au boulot ta bolognèse et ta guitare !

Mademoiselle Catherine a dit…

Tout comme mon boulot n'a rien à faire chez moi (et pourtant, Dieu sait si j'en ramène à la maison!), ma guitare et ma bolo n'ont strictement rien à faire à mon travail ;)

Wakajawaka a dit…

Ce qui est gênant c'est quand tu ramène bien plus que ton travail à la maison : le travail des autres !

Ça m'est arrivé sur une expo de me retrouver à terminer le travail de plusieurs -le terme du vernissage arrivait et il fallait boucler le catalogue pour être livré à temps.

Concrètement, ça s'est traduit pour moi en deux semaines d'enfer à bosser plus de 14h/jour et le jour précédent 26h non-stop -dodo 6 heures puis 10h à régler seul des problèmes d'intendance et d'accrochage.
Lorsque la commissaire d'expo refusa de me donner un coup de main pour l'étiquetage 1/2 heure avant le vernissage, j'ai perdu le peu de diplomatie qui me restait.

Je jurai mais un peu tarte qu'on ne m'y reprendrai plus !

Mademoiselle Catherine a dit…

Moi, c'est à force de perdre les contenus de mes clés USB que je me suis jurée de ne plus bosser chez moi. Il faut dire que la frontière entre travail et loisir est tellement mince dans mon cas qu'une certaine autodiscipline s'est imposée avec le temps.

Par contre, ce qui m'a scié les pattes, c'est la réaction de mes collègues quand je leur ai fait part de ma façon de voir les choses: je me suis sentie comme une vilaine gamine gâtée et capricieuse.

Cela dit, j'estime avoir donné assez de mon temps et de mon énergie à mon employeur par le passé que pour me permettre de ne pas avoir à dépasser mon horaire officiel aujourd'hui...

JPVDA a dit…

Maintenant que tu es arrivée (il m'arrive ...) et que tu as une situation professionnelle enviable et enviée, tu as mérité de lever le pied. Aux jeunes de travailler pour toi : 45h/semaine jusqu'à 70 ans (ils n'avaient qu'à naître plus tôt).
Chacun sa merde!?

NeuNeu a dit…

Héhéhé. Heureusement que t'es pas stagiaire :p
On te refile que les taches de merde :) Le pire c'est qu'ils assument totaaalement.

Genre aujourd'hui: -rolalala, j'ai encore ce truc chiant à faire.
-Bah c'est pas grave, on expliquera ça à NeuNeu.

M'enfin, pour l'instant j'ai la chance de ne pas avoir à bosser en dehors de mes horaires. ET t'as raison de pas vouloir le faire. On travaille pour vivre, on vit pas pour travailler! (c'est la phrase bateau du jour! au revoir tout le monde!)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Jean-Pierre: vous êtes magnifique :D

@NeuNeu: T'inquiète que j'ai eu mon lot de stages, et comme je les ai quasi tous faits dans le secteur culturel (déjà), j'avais des horaires pas possibles (aujourd'hui, par un charmant euphémisme, on appelle ça des horaires "flexibles").

Je travaille à mi-temps depuis quelques années, non pas par choix, mais parce que c'était ce qu'on me proposait à l'époque. Comme le boulot était chouette, je n'avais aucune raison de refuser, mais aujourd'hui, j'ai comme l'impression que l'on me reproche à demi-mot de ne pas en faire plus de ma propre initiative.
Et bien vous m'en voyez désolée, mais non, non, non et non!
De plus, la direction a réitéré récemment son hostilité vis à vis du travail à domicile, et ce n'est certainement pas moi qui vais la contredire ;)

Les tests de Gridou a dit…

Il m'arrive souvent de devoir retourner au travail durant mes congés =S
Ouais, chiant, comme tu dis...

Anonyme a dit…

et moi je passe pour la pire des traîtresse tout court parce que mes ressentis me disent que ce n'est pas correct de mettre quelqu'un sur la touche... et j'en paie les pots cassés les amitiés s'étiolent et ça fait très mal !!!
bisous à toi que j'aime petite elfe

Mademoiselle Catherine a dit…

@Gridou: Le gros problème, c'est que l'environnement économique est tel qu'il est devenu normal d'exiger tout et n'importe quoi de ses travailleurs et employés puisque pour chaque salarié, il y a je-ne-sais-combien de chômeurs prêts à prendre sa place. Ce contexte fragilise terriblement les individus qui, dès lors, se sentent obligés de légitimer leur place en faisant des heures sup' à rallonge. Or, ce n'est pas normal!

Personnellement, je preste mes heures (et même un peu plus), et mon boulot est toujours prêt en temps et en heure. Alors pourquoi faire plus?
Et je refuse de me laisser intimider/culpabiliser par les sous-entendus que j'ai pu comprendre au cours de ma dernière réunion d'équipe!

@ma-marraine-la-fée: Mince...
Raison de plus pour se faire une après-midi entre farfadettes autour d'une tranche de cake et d'un chocolat chaud :)
Bisous doux, ma fée*

YvAN a dit…

Moi je travaille 1 jour semaine à la maison et on appelle ça le Teleworking... c'est super, j'évite au moins 2h de trajet et donc tout autant de bouchons par jour et profite beaucoup plus de ma journée.


meenegau

Mademoiselle Catherine a dit…

Si le travail à domicile était reconnu, ça ne me poserait aucun problème, que du contraire (je ne suis jamais aussi productive que lorsque je bosse chez moi!). Or, la direction nous a bien fait comprendre qu'elle n'y est pas favorable. CQFD.

Miss Sunalee a dit…

bah, certaines personnes ont trop de temps libre et doivent bien s'occuper avec quelque chose à la maison ;-)
En tous cas, avec mon plein temps, c'est impossible. Je n'arrive déjà pas à suivre avec mes activités personnelles...

Mademoiselle Catherine a dit…

Il a bon dos, le temps libre: sous prétexte qu'on bosse à mi-temps, on serait improductif le reste du temps?
C'est hélas l'argument que j'ai cru comprendre entre les lignes lors de cette réunion.
Libre à mes collègues d'en faire plus (pour ne pas dire de trop), j'ai, en ce qui me concerne, une vie en dehors du travail, et je ne me prive pas pour en profiter :)
(et puis quoi encore?)

Mr JP a dit…

Bon apparemment, ça tourne au gros stress cette histoire, ce que je peux comprendre: le boulot c'est quand même une bonne part de notre vie (même en part-time).

Donc si je comprends bien, la hiérarchie au lieu de structurer autour d'un projet d'équipe, a réussi à désolidariser le groupe. Assez facile à réaliser dès qu'on est à plus de deux dans un groupe.

Toi, dans ta grande sagesse et avec ton expérience tu as bien compris que donner plus, c'est souvent donner trop. L'énergie supplémentaire est souvent perdue dans la masse. Plutôt que de donner plus, on devrait pouvoir donner mieux. Tout le problème est là: le mieux est une affaire d'organisation, donc de responsabilité du hiérarche ou du gentil organisateur. Celui-ci ne pouvant assumer, il joue la carte de la désicion collective (de la non décision, de la déresponsabilisation) donc évidemment de la désolidarité.
Scission donc stress et sentiment de désaveu. Les autres n'en font pas plus parce qu'ils disent qu'ils comptent en faire plus, c'est juste de l'esbrouffe en public ...
Restons constructif et positif.
Heu ???
Que tout ça ne nous empêche pas de rester ouvert et disponible pour des projets spécifiques à des moments spécifiques dans des circonstances spécifiques (pour le travail de tous les jours, on le sait bien, nous les Anciens, que le travail supplémentaire n'arrangera pas les choses)...

éric a dit…

"Celui-ci ne pouvant assumer, il joue la carte de la désicion collective (de la non décision, de la déresponsabilisation) donc évidemment de la désolidarité."

Voilà qui m'intéresse bougrement pour un billet en cours (bon, en cours depuis 15 jours maintenant... et là ça risque du coup de prendre 15 jours de plus...).

Mademoiselle Catherine a dit…

@Mr JP: La hiérarchie n'a pas grand chose à voir là-dedans, et je me garderai d'ailleurs bien de toute considération à ce sujet (voyez comme je suis courageuse ^-^)

Cela dit, ta réflexion est très juste puisque ce que je déplore principalement, et ce depuis longtemps, c'est le manque flagrant (pour ne pas dire total) d'organisation, notamment en ce qui concerne le partage des tâches. Il m'est arrivé de m'énerver par le passé, et cela a bien porté ses fruits pendant quelques mois (c'est l'avantage d'être calme et conciliant la plupart du temps: nos gueulantes ne tombent généralement pas dans l'oreille d'un sourd), mais l'effet est retombé comme un soufflé.

Aussi ai-je pris la décision, d'un commun accord avec moi-même, de m'en tenir à ce que j'ai à faire, ni plus, ni moins. Ce qui ne m'empêche aucunement de le faire du mieux que je puisse, évidemment :)

@éric: Tracasse-toi pas pour ton article - le mien au sujet de la petite mort était en friche depuis 2007 :)
(la patience est une vertu, parait-il...)

Anaïs a dit…

La petite mort en friche depuis 3 ans... c'est pas mal ^^

éric a dit…

Ben ça me tracasse un peu quand même... une incompréhension de "management" m'a fait perdre deux collaborateurs que j'estimais beaucoup et qui soudain me voient comme le diable incarné... ce qui est peut-être le cas par ailleurs et que je tente d'élucider dans ce brouillon d'article...

La phrase de Mr JP est assez proche de ce qui a semblé être vécu par ces personnes, à l'opposé de ce que je souhaitais faire en jouant la carte de la "décision collective".

Mademoiselle Catherine a dit…

@Anaïs: Disons que cette "obsession" ne date pas d'hier ^-^

@éric: Voilà une situation fort délicate, en effet.
Cela dit, une conversation avec les personnes dont il est question n'est-elle pas plus appropriée qu'un article? Pour peu que ce soit possible, évidemment...

éric a dit…

L'article c'est surtout pour moi. ;)
Ça m'oblige à me mettre face à mes contradictions et/ou erreurs, supposées ou réelles.

Après, si ça profite à d'autres, tant mieux...

Ça ne remplacera évidemment pas une indispensable conversation.

Mr JP a dit…

@eric @Mademoiselle Catherine:
les termes hiérarchie et responsabilités sont plutôt à prendre comme génériques organiques qu'au niveau personnel ...

AnaÏs a dit…

génériques organique... Ouais... Ce qui veut dire ?

Mr JP a dit…

@Anaïs
Demande à Eriques

Mademoiselle Catherine a dit…

Pas tout compris non plus, bien que l'expression m'évoque Karl Marx...

@éric: Il est évident que l'écriture permet bien souvent de défricher le terrain, de prendre du recul face à une situation et d'en obtenir une vue d'ensemble.
Tu prêches là à convertie :)