mardi 9 novembre 2010

Les affinités électives

On m'a récemment trouvé une ressemblance avec une actrice pour laquelle j'ai énormément d'admiration. Et quand je dis "on", peut-être devrais-je préciser que pas moins de quatre personnes m'ont trouvées cette ressemblance ma foi particulièrement flatteuse en l'espace d'un an.
Sans doute devrais-je également préciser que, si ces personnes ne se connaissent pas entre elles, elles me connaissent, moi, en revanche relativement bien. En tous cas assez pour savoir que leur petite phrase soi-disant anodine n'allait pas tomber dans l'oreille d'une sourde.

C'est en y réfléchissant que je me suis dit que ce qui me semblait être un compliment bêtement flatteur n'était peut être pas totalement faux, étant donné que l'actrice en question est pour moi un véritable modèle de vie et que je n'ai sans doute pas échappé à un certain mimétisme.
Car l'être humain se nourrit de ce qui l'entoure, et je suis convaincue qu'en étant entourée d'influences positives de part son environnement – qu'il soit familial, social, professionnel ou culturel – on tend naturellement à devenir quelqu'un de meilleur parce qu'il me semble extrêmement difficile d'échapper à l'influence d'autrui dès que se crée un lien affectif.
Qui se ressemble s'assemble... et qui s'assemble finit par se ressembler.

"Oui, mais", allez-vous me rétorquer, "les contraires s'attirent".
Et bien, j'ai l'impression que les contraires – dans le cadre d'une relation humaine durable (et j'insiste lourdement sur ce dernier mot) – s'attirent davantage sur le fond que sur la forme.
Je m'explique : le fait que deux individus vivent différemment (de part la forme) ne signifie en rien qu'ils sont différents (dans le fond).
Ainsi y a-t-il de nombreuses personnes avec lesquelles je n'ai à première vue aucune affinité qui pourtant font partie de celles pour lesquelles j'éprouve le plus d'affection, et je sais qu'elles ressentent la même chose à mon égard. Plutôt que de nous éloigner, nos différences nous rapprochent et nous soudent, car il y a de part et d'autre une curiosité et une admiration sincères. De plus, s'il n'y avait réellement eu aucune affinité au départ, je pense sincèrement qu'aucun lien affectif n'aurait pu se créer sur la durée.
Sauf que les affinités ne sautent pas toujours aux yeux, aussi est-il bon de garder ces derniers grands ouverts.

À l'inverse, il peut arriver que deux personnes soient visiblement faites l'une pour l'autre (et je ne parle pas ici que du cadre amoureux) sans pour autant que ça ne fasse "pshîîît" : on se rend compte que, malgré les nombreux terrains d'entente communs, on n'a strictement rien à se dire, tout simplement parce que le courant ne passe pas. Du moins pas comme il devrait.
Et je ne peux que plaindre les gens qui, sous prétexte de respect des conventions sociales, refusent de sortir du petit cocon douillet d'un milieu qui est "le leur".

J'ai eu la chance d'être en contact avec des personnes très différentes dès l'adolescence, ce qui a sans doute attisé ma curiosité vis à vis de l'espèce humaine. Arrivée à l'âge adulte (si l'on en croit les règles d'usage), ma curiosité n'a fait qu'accroitre, car j'estime que rien ne m'enrichit autant que les relations humaines, avec leur lot de bonheurs et de déceptions...

Fond sonore : Marianne Rosenberg, "Ich bin wie Du".

39 commentaires:

Les tests de Gridou a dit…

Ton dernier paragraphe obtient la mention de "pensée philosophique du jour"
Ce qui n'est pas rien =)

Marcd a dit…

Mais voyons Bernadette Chirac n'est pas une actrice !

;)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Gridou: Haaaan, mais quelle consécration :D

@MarcD: Oh, t'es sûr?
Et Annemie Turtelboom?

Aurélie a dit…

Ma patronne m'a sorti un truc un jour : qui s'assemble, se ressemble... je lui ai dit mais non, c'est l'inverse!!!
Mais je crois que lorsque l'on apprend à bien connaitre quelqu'un, quand on s'est apprivoisé, il y a beaucoup de vrai là-dedans!

Rouge a dit…

Alors je dirais Courtney Love, avec le chandelier, dans le petit salon.


Et pourquoi diantre faut il s'allonger sur des macarons pour créer des liens ? (humour de merde inside)

éric a dit…

Rouge, il n'y a pas de macarons poire-chocolat su leur site... va falloir que SERW sarl s'occupe de ça... :)

Sinon dans le genre humour inside :

"dans le cadre d'une relation humaine durable"

Du râble ? C'est une relation lapin/lapine, ça... c'est pas durable...

Je comprends rien... je vais relire l'article... :)

Mademoiselle Catherine a dit…

@MarcD: En même temps, le nom de l'actrice n'est pas très important. D'ailleurs, je trouve que je ne lui ressemble pas du tout (ce serait d'ailleurs extrêmement prétentieux de ma part que de l'affirmer...)
Ceci dit, ce ne sont pas les indices qui manquent :)

@Aurélie: Je pense honnêtement que l'on n'échappe pas à une certaine forme de mimétisme. Un bon exemple, je trouve, sont les enfants adoptés qui finissent par ressembler à leurs parents adoptifs de part leurs mimiques, leur façon de parler, leur gestuelle... Et il n'est pas rare que tout ceci entraine une certaine ressemblance physique.

@Rouge & éric: Alors là, je suis déçue: vous m'avez habitués à mieux, les garçons ;)

éric a dit…

Oui mais c'est exprès... imagine qu'à force de ne pas te décevoir, tu nous ressembles ? :)

Rouge et moi n'avons rien d'une actrice...

Au "peer", en anlais poire se dit "pear"... je sais, c'est pire... mais de pire en pire, on tombera sur le nom de l'actrice !
Étonnant non ? ;)

Rouge a dit…

Héééé, mais je suis en vacances, là, j'ai pas le droit de faire un peu tomber la pression ?

Wakajawaka a dit…

Une ressemblance avec Jean Seberg ?
Moi je n'avais rien remarqué (sifflote innocemment).
Tu n'est pourtant pas à bout de souffle ?
(Oh.... ce serait l'endroit idéal pour coller un lien vers ton article sur "La Petite Mort" ! ).

"Qui se ressemble s'assemble".
Voilà bien un proverbe auquel je n'ai jamais cru de prime abord.

On pourrait en proposer d'autres mais moins jolis dans la forme :

"Qui veut s'assembler se syntonise" (Non, pas en tournant le bouton des fréquences, voyons ! ).

"On s'assemble sur nos similarités et on se quitte sur nos différences".


Ta façon de présenter les choses, car elle me semble assez juste : ce sont nos points de convergences qui nous font rester ensemble, pas forcément nos similarités, mais les complémentarités que l'on apprécie l'un chez l'autre,
(les "affinités " ? ).

je crois que les points strictement communs ne sont qu'un socle qui aide à bâtir la relation mais je ne crois pas qu'ils soient déterminants dans la survie de celle-ci.
Si l'on veut une similarité idéale, le reflet dans le miroir suffit amplement.

Ce sont, en effet, nos différences qui nous soudent, nous enrichissent, sont parfois sources de friction.
Comme le renard du Petit Prince, il faut apprendre à s'apprivoiser : faire parfois des concessions -là où l'on ne peut s'accorder- mais jamais jusqu'à se nier.
(Je ne crois pas que la soumission librement consentie génère autre chose que la douleur à plus ou moins long terme).

Et je plains de concert ceux et celles qui ne se risquent jamais en dehors de leur microcosme : ils ne savent pas ce qu'ils perdent.

(Zut... moi qui voulais fêter l'envol de la migraine par des propos légers, me voici bien sérieux ! ).

Le Gin "See-Berg" est il un cocktail bleu plein de gros glaçons ? (mouarf... peut mieux faire... au secours les paludoverbistes ! ).

Jcvda a dit…

La morale de cette histoire : on n'a que le bien qu'on se fait. Et inversément, que du contraire! C'est selon,et d'abord il n'y a pas d'avance. Tout est relatif. Je dis ça ; je dis rien.

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Je reconnais là toute ta verve! Je mets donc la médiocrité (no offense, hein!) de ton précédent commentaire sur le compte de l'heure tardive :)

@Rouge: Si, si, bien sûr! Je suis même heureuse si je peux y contribuer, même modestement :)
(et ne va pas t'imaginer des trucs, cochon!)

@Wakajawaka: Bah, dans l'inconscient collectif, cheveux courts = Jean Seberg... Et puis, la soi-disant ressemblance n'est basée que sur une (très belle) photo en noir et blanc prise en septembre par mon vieil ami MarcD (qui n'est pas vieux, mais que je connais depuis pas loin de 20 ans).

A la phrase "On s'assemble sur nos similarités et on se quitte sur nos différences" j'ajouterais "quand ces dernières empêchent notre évolution", car, comme tu l'as dit, nos différences sont bien souvent complémentaires. Et s'il est parfois nécessaire de faire des concessions (je préfère pour ma part le terme "compromis"), il ne faut pas que celles-ci aillent jusqu'au sacrifice ou à la soumission.
Le gros problème de notre société, je pense, est que l'être humain est devenu pour certains un produit de consommation comme un autre: on prend, puis on jette à la moindre difficulté. Il me semble que de moins en moins de gens sont prêts à s'investir sur la durée, que ce soit dans leur vie professionnelle, sociale ou amoureuse, et ça me fend le cœur, car ça prend du temps de "s'apprivoiser" mutuellement.
Mais qui a encore le temps, de nos jours?
Pour ma part, je continue de croire, peut-être un peu naïvement, que le temps, ça se prend. Quand on estime que ça en vaut la peine, même si ça foire, ce n'était pas du temps perdu. Je le vois plutôt comme un temps d'apprentissage qui me permet de tirer certaines leçons...

Je n'ai malheureusement pas d'astuce à te donner pour faire passer ta migraine, car elle n'apparait chez moi que les lendemains de la veille :/

(mission "dynamitage du doublon" accomplie!)

P.S. Paludoludiverbiste ;)

@Jcvda: Mais c'est bien sûr :D

éric a dit…

C'est peut-être cette "affinité élective" inconsciente qui t'a fait choisir Pouchkine : son héroïne et "ton" actrice ont un point commun...

Et encore cette "affinité élective" inconsciente qui te fait publier ce billet après avoir choisi Pouchkine et non l'inverse...

Non ?

Mr Flash a dit…

Tu oublies de dire que ces 4 "on" qui t'ont trouvées (sic) sont toutes les 4 moi-même, actif sur ce blog sous des pseudonymes divers.
Sur base des nombreuses photos personnelles presentes sur ton blog, aucun probleme pour faire le rapprochement avec cette très grande comédienne.
Ses films : les portes claquent, les petits chats, vacances portugaises, les parapluies ... , la femme aux bottes rouges et enfin la potiche. Son prochain film? La pile de livres encore à lire?
La ressemblance est troublante!

Anonyme a dit…

Bonjour Catherine,

ça tombe bien, je ne sais pas du tout à quoi vous ressemblez, mais comme vous insistez sur les "J", et que l'actrice est un modèle de vie, je vais essayer Jeanne Moreau, pour Jules et Jim (beaucoup de "J"), au moment du tournage on va dire.

Elle a de l'humour, de la faconde, de la simplicité, du talent, l’œil qui pétille, ça devrait coller, non ?

(PhilippeC rasséréné)

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Je viens d'achever la (courte) lecture de "La Dame de pique" et me demande à quel point commun tu fais allusion? "Un frais minois et des yeux noirs"?
A moins que le point commun ne soit tout simplement l'auteur russe... Encore que "Guerre et paix" soit de Tolstoï en non de Pouchkine :)

@Mr Flash: Par pitié, non, mais NoOoN, pas cette actrice-là! Mon aversion pour elle est véritablement épidermique: une simple photo d'elle me rend nauséeuse! En plus, je la trouve tellement mauvaise...
Si je n'y étais pas autant attachée, je changerais volontiers de prénom rien que pour ne pas avoir à le partager avec elle, pour te dire... ;)

@PhilippeC: Voilà qui est mieux, mais ce n'est pas elle non plus. Aucun "J" d'ailleurs au nom de "mon" actrice.
Comme je le disais plus haut, son identité n'a pas beaucoup d'importance: cela m'a juste servi de point de départ à la rédaction de ce texte. Vu vos réactions, peut-être ai-je raté une occasion de me taire :/
Aussi, pour faire mettre fin au suspense, sachez que j'y fais allusion dans ma recette de la bolognese et précise que, personnellement (et bien que j'aimerais beaucoup pouvoir affirmer le contraire), je ne me trouve aucune ressemblance avec elle!

Wakajawaka a dit…

Moi avant le "J3 mystérieux, j'avais pensé à Audrey Hepburn (on peut accoler tout un tas de superlatifs à son nom, tous plus justifiés les uns que les autres, mais ce seraient autant de pléonasmes.
(Une plaie Où ça ? (se colle une claque sur le cervelet, du côté "oulipogoupiloverbiste")).

Anaïs a dit…

Non mais… je vois que tout le monde pose des questions et je fais pareil, comme un mouton ! Et comme par hasard c’est sur moi que ça tombe… Pas de sexe, pas de hors sujet, même pas le droit de graviter autour du sujet, faut rester centré… Tsé qu’ faut avoir de la patience ! ^_^

Sur ce je m’en retourne au boulot. Aujourd’hui j’ai pas trop le temps de commenter (pareil pour les jours prochains) D’ailleurs j’ai lu ton billet si vite que j’ai dû passer à côté de l’essentiel… c’est même certain.

Je te souhaite déjà un bon week-end. Bisous !

Mademoiselle Catherine a dit…

@Wakajawaka: Autant balayer immédiatement tous les fantasmes du revers de la main: je ne me trouve pas plus de ressemblance avec Ana Torrent qu'avec Audrey Hepburn, Jean Seberg, Jeanne Moreau, Natalie Portman, Jennifer Connelly, Leonor Watling ou Najwa Nimri! J'aimerais bien, hein, c'est pas ça, mais non.
Finalement, la personne à laquelle je ressemble le plus, ce serait p't-être bien moi-même :)

@Anaïs: Tu es précieusissime, alors tu fais tous les hors sujet que tu veux ^-^
Excuse-moi si c'est tombé sur toi, ma tchotte!
(un câlin?)
Bises et bon week-end à toi!

----------------------------

(bon, pour finir, le contenu de mon article, tout le monde s'en fout, ou pas???)

Anaïs a dit…

Oh oui, un p'tit câlin... C'est le bien venu, un week-end très rude m'attend ^^

PS : Tu veux bien cracher le morceau, oui ? En un an, 4 personnes t'ont trouvé une ressemblance avec QUI ??? Doudjou !!!

PS : A mon retour je lirai posément le billet et développérais une théorie psychanalitique, promis ^^

Mademoiselle Catherine a dit…

Quand tu auras lu posément les commentaires, tu sauras ^-^

Wakajawaka a dit…

Meuh nan, on s'en fiche pas de ton article !

"Compromis" la nuance est plus douce que "concession" c'est vrai.
Quand on en est aux concessions c'est qu'il y a déjà eu un rapport de force.
Tu pointes cette gangrène des relations sociales qu'est l'attitude consumériste, et l'un de ses traits les plus mortifère (à mes yeux) : la culture de l'immédiateté.

Présente sur tous les plans, sa nocivité dans les relations sociales est d'autant plus forte qu'elle nous réduit à la condition de bête primaire qui ne se donne pas plus la peine de chercher à comprendre le vivant d'en face.

En cuisine, ça se traduit par des produits vulgaires, sans queue de paon, conçus pour frapper les papilles à la première bouchée puis plus rien.
Dans le monde de la chair, ça consiste à traiter notre partenaire comme l’outil d’une jouissance primaire pauvre et égoïste.
Dans le domaine affectif, ça nous diminue jusqu’à l’état de « ventres » plus liés par leurs « besoins affectifs » qu’éprouvant la profondeur de ce rapport à l’autre.

Pourtant, il y a tant de saveurs à la cuisine des nuances, aux jeux de caresses, a la toile belle et complexe tissée entre humains quand on se donne le droit à la durée.

J'espère que tu m’excuseras cette écriture pâteuse, je n’ai pas encore récupéré tous les morceaux de mon cerveau.

éric a dit…

Hein ? Quel article ?? o_O

Nan, j'déconne... en fait j'y réfléchis depuis ce matin parce que y'a un truc qui ne colle pas...
Bon, je viens de trouver, je fais durer le suspense ?

Allez, je risque de l'oublier... :)

En fait je crois que la vraie formule c'est "qui vit ensemble se ressemble" et peu importe s'il y a affinités ou pas...

C'est ça qui n'allait pas : je connais plein de gens qui se ressemblent (gestes, attitudes, voix, vocabulaire, etc...) et qui sans forcément se détester non plus n'ont aucune sorte d'affinités en dehors de leur cadre de vie (maison, atelier, cellule, camp retranché de petibonum, ...).
Et s'ils se ressemblent c'est qu'ils vivent ensemble depuis longtemps (on commence à compter en années) et qu'un mimétisme mutuel les a attaché malgré eux à ce cadre que bien souvent ils n'ont pas choisi.
Un peu comme des algues sur des rochers... tu finis par ne plus distinguer les anfractuosités de la roche mais un tapis uniforme et terne...

Le plus flagrant ce sont ces vieux couples qui ne se parlent plus mais pour lesquels quitter l'autre serait se quitter soi.

Je peux avoir mon Mars ? :)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Wakajawaka: Je ne sais pas ce qui me retient de te faire une demande en mariage en bonne et due forme :D
(probablement le fait que j'en ai faite une quintuple aux membres de Syd Matters hier soir à l'issue de leur concert...) (et qu'ils ont été quatre à répondre favorablement, me voilà bien, tiens!)

@éric: Ton point de vue est intéressant, bien que j'aie du mal à y adhérer complètement, car je pense qu'il s'agit avant tout d'une question d'individus. Certains, plus influençables, s'imbiberont davantage des tics verbaux et gestuels des autres à leur contact.
Si l'on ressemble certes aux personnes qui nous ont élevées de part notre vocabulaire, nos attitudes, etc., une certaine émancipation est généralement au rendez-vous quand on décide d'aller "voir ailleurs".

Je trouve que c'est à partir du moment où l'on multiplie ses fréquentations que l'on devient intéressant, car on multiplie ainsi les points de vue et les occasions de s'ouvrir au monde, de faire des choix personnels et de se construire en tant qu'individu (et nous avons tous, je pense, plusieurs "vies" - sociale, familiale, amoureuse, professionnelle, artistique, sportive, religieuse, associative... pour ne citer que quelques exemples).

Par contre, je suis assez d'accord avec cette vision des vieux couples, bien que ce ne soit pas, comme je l'espère, un passage obligé.
Si?

Wakajawaka a dit…

En effet, éric a très bien décrit la fusion qui se crée entre les membres d'une relation affective à long terme.
j'en ai ressenti certains effets pour être resté presque quinze années avec la même personne (mon record).

@éric : rhooo, t'as vu : elle a oublié ton mars!

@Mademoiselle Catherine :
te voilà prête à te lancer dans un polynôme avec les membres de Syd Matters!

(Non : un "polynôme" n'est pas un truc cochon ! ). XD

éric a dit…

Je peux déclencher une guerre pour un Mars ! ^^

Sinon, j'insiste.
Le mimétisme au sein d'un groupe (de 2 à l'infini en passant par Syd Matters ;)) ne se fait pas de manière équivalente pour tous les individus du groupe.
Tu as raison sur l'influençabilité : certains esprits "faibles" surjouent d'ailleurs parfois ce mimétisme (exemple extrême : les fans !) pour mieux se fondre ou se rapprocher (croient-ils).
Du bas vers le haut.

Dans les groupes soumis à une forte autorité (armée, entreprise, certaines familles), le mimétisme est une obligation.
Du haut vers le bas.

Par contre, que ce soit contraint ou forcé, par amour ou par dépit, le mimétisme est une question de vie en groupe et pas d'affinités.
Les affinités ne sont qu'un cas particulier. Certes le plus agréable...

Après on peut discuter de l'amplitude du mimétisme : est-il plus rapide, plus précis, plus complet si affinités ?
Pourquoi pas... là, je ne sais pas.

Mademoiselle Catherine a dit…

@Wakajawaka: Pfiou! Quinze ans, mazette! Je suis toujours très admirative des personnes qui arrivent à vivre de très longues histoires parce que c'est vraiment quelque chose qui me manque (bien que je n'aie généralement vécu que des relations à plus ou moins long terme, celles-ci ne sont jamais allées au delà de leur cinquième anniversaire).
Je suis de toutes façons en train de revoir en profondeur ma conception du couple en ce moment, alors pourquoi pas un polynôme ;)

@éric: Désolée, je n'ai plus de Mars: un Vilky Way, ça ira?

Quant au mimétisme, vu comme ça, je comprends mieux ton raisonnement étant donné que l'adaptation est l'une des bases des relations humaines, et nous sommes très inégaux face à cela.
Une même personne pourra d'ailleurs réagir très différemment selon les situations. Ainsi me suis-je "écrasée" dans certaines relations afin de ne pas troubler leur équilibre précaire (qui a quand même fini par imploser, d'une manière ou d'une autre). Et je ne doute pas une seule seconde que je ferais une très mauvaise militaire ;)

Je pense aussi que le mimétisme est plus subtil en cas d'affinités, car le terrain d'entente est déjà présent et l'adaptation non contrainte. C'est donc forcément plus agréable :)

Wakajawaka a dit…

Quinze années qui auraient du en durer dix.
Mais les humains sont opiniâtres (moi en tout cas) et j'ai mis du temps a admettre que certains traits de caractère qui s'étaient développés jusqu'à l'inacceptable l'étaient (inacceptable).
On pardonne parfois trop ce qui est au nom de ce que nous fûmes.

M'enfin on va dire quinze ans tout de même, parce qu'il y a eu de bons moments tout de même, même vers la fin, et que nous nous sommes séparés en "bon termes".

Pas prêt à recommencer ce genre de truc sur la durée : j'ai envie de profiter de ma vie et de penser un peu à moi ;)

NeuNeu a dit…

Bon bin, moi si tu ressembles pas à Megan Fox, je vois pas ce que je fiche ici.

Je veux des grosses hanches qui tachent et une poitrine aussi démesurée que son ego pardi!! Au lieu de ça on me parle de l'obscur Jean Seberg, pourquoi pas Audrey Hepburn non plus?!! :p

Sinon pour le reste bin eeuh...ça serait juste con de rester cloisonner à un certain cercle parce qu'ils ont le même mode de vie. C'est un peu comme si mon père disait à ma soeur: puisque tu aimes Twilight, je te déshérite. (bon je comprendrai qu'il lui en veuille par contre)

Mademoiselle Catherine a dit…

@Wakajawaka: C'est toujours par la suite que l'on est plus intelligent et que l'on sait ce que l'on aurait "dû" faire ;)
Pour ma part, je suis convaincue que toutes mes histoires, même (et peut-être surtout) les moments les plus pénibles, ont contribué à faire de moi ce que je suis aujourd'hui. En tous cas, ça m'a forgé le caractère et permis d'aller de l'avant, et chacune de mes histoires à contribué à mon apprentissage de la vie.

Concernant le pardon, je ne sais pas si le terme est exact: dans mon cas, je dirais plutôt que j'ai laissé passer beaucoup trop de choses sous prétexte que personne ne peut être aussi mauvais que le pire de ses comportements. C'était sans doute naïf de ma part, mais que veux-tu: je suis d'un optimisme débordant ^-^
Aujourd'hui, j'ai appris à bien m'entourer et à éviter d'instinct les gens qui ne sont pas bons pour moi. Et comme toi, j'en profite à fond :)

@NeuNeu: On peut éventuellement s'arranger pour les hanches (les fesses, plutôt, dans mon cas: il parait que j'en ai de très belles ^-^), par contre, pour la poitrine, je penche clairement plus du côté de Jean Seberg et d'Audrey Hepburn ;)

Quant à rester cloisonné dans son milieu parce qu'on en connait les codes par cœur, j'ai l'impression que beaucoup de gens font ce choix de vie par peur de l'inconnu.

Wakajawaka a dit…

@Mademoiselle Catherine :
Oui, comme ils disent à la NASA « on apprends plus de nos erreurs que de nos réussites ».
Je ne sais pas si ton attitude était naïve.
Je pense plutôt que nous avons besoin de croire à ce qui est bon et minimisons inconsciemment ou non le mal qui nous est fait.
En bons animaux sociaux, nous avons aussi cette tendance à défendre la dynamique de groupe plutôt qu’à essayer de la casser, même quand la machine est devenue folle.
On cherche à protéger à tout prix ce qui est devenu une part de nous.

Dans certain cas, le regard des autres peut être révélateur, car en tant qu’extérieurs au groupe, il n’en partagent pas les dynamiques de « conservation » et peuvent réagir plus tôt voire, parfois, des années avant que les problèmes réels ne se fassent jour.
(Ce qui s’est passé avec mon ex-compagne. Des amis m’avaient mis en garde presque dix années avant notre séparation contre ses pulsions autoritaristes, qui un jour ont basculé vers un comportement dictatorial – ce que je ne pouvais accepter).

Mais mon cas n’est pas un bon exemple : j’ai eu à lutter contre des problèmes psychologiques ancrés en elle depuis la petite enfance, que ni la sécurité du couple, ni les joies ne pouvaient endiguer : je crois même que ne plus avoir à lutter fut le terreau de leur développement.

Rhaaaa encore un dérapage hors sujet !

Le passé n’a plus rien à nous offrir sinon des souvenirs –autant garder les bons.
Quand a l'avenir, c'est tous les crocs dehors que je me jette dessus : je n'ai pas envie d'en perdre une seule miette!
La vie est trop courte pour la passer à se faire ch...

Mademoiselle Catherine a dit…

Le regard des autres... C'est marrant que tu en parles, car j'ai connu ça, moi aussi (et d'ailleurs, qui n'est pas passé par là?). Or, il est de notoriété publique que le cœur a ses raisons que la raison de connait pas, et parfois, on a beau savoir qu'on est dans une relation toxique, il nous est impossible d'en sortir, tellement on a l'autre dans la peau.
Dans ce cas, ce n'est plus d'amour qu'il s'agit, mais de dépendance en bonne et due forme. Et comme n'importe quelle dépendance, ça se soigne. Encore faut-il en avoir la volonté. Ou tout simplement être arrivé totalement à bout de forces et avoir épuisé ses réserves vitales. L'instinct de survie reprend alors le dessus, car, oui, nous sommes des animaux.
Des animaux sociaux, certes, mais des animaux qui parfois se rappellent que ce sont eux et non les autres (le groupe) qui sont au centre de leur propre vie.

Et ça, j'aime autant te dire que je ne l'oublierai plus ;)

(comme tu vois, tu n'es pas le seul à partir en hors sujet...)

Wakajawaka a dit…

(Considère son nombril avec curiosité)

Tu veux dire que "lui" c'est moi ?

(remballe son précieux nombril)

Je vais en prendre soin alors !

tu sais ce qui me fit le plus drôle après être sorti de cette longue histoire ?
- Le sentiment d'être soulagé.
Je ne m'attendais pas à tirer un plaisir pareil d'être à nouveau sans entraves.

L'air que je respirais était mon air et mes pas, mes seuls guides.
J'avais l'impression que le monde entier était ouvert comme un grand champ d'exploration.
(Et je jure que je n'avais consommé aucun psychotrope : chez moi c'est naturel! ).

Mademoiselle Catherine a dit…

(mon Dieu, après l'œil et le cou, voilà qu'il mentionne son nombril... Où va-t-il s'arrêter?)

Je comprends parfaitement ta sensation de soulagement: tout d'un coup, on se retrouve avec du temps pour soi, et rien que pour soi, sans contraintes ni comptes à rendre à personne. Et c'est terriblement grisant!
D'ailleurs, très étrangement, il me semble que cette indépendance toute neuve m'a rendue plus aimable et plus attirante d'une certaine manière, car cette liberté a fait en sorte que je me sente beaucoup mieux dans ma peau. Du coup, je suis certainement plus agréable à vivre.

En tous les cas, le sentiment d'être seul maître à bord (et d'être néanmoins très bien entourée) m'a véritablement donné des ailes!

Wakajawaka a dit…

Je ne pourrais pas dire mieux!

En somme ces expériences nous ont redonné confiance en nous en quelque sorte ;)

Mademoiselle Catherine a dit…

Ça me fait penser que j'ai oublié de réagir à ce que tu disais du passé: je pense pour ma part que le passé nous marque et nous "poursuit" bien plus qu'on ne le voudrait. Pour citer la phrase récurrente de "Magnolia", we may be through with the past, the past ain't through with us. Certaines choses sont tout simplement impossibles à oublier.

On peut, par contre, arriver à être en paix avec son passé, ce qui est, selon moi, une condition essentielle pour arriver à apprécier le présent et appréhender l'avenir avec une saine curiosité.

(c'est bon pour les hors sujets? ^-^) (si non, il y a toujours le "salon privé"...)

Anaïs a dit…

Bon, j'étais partante pour le développement psychanalitique promis... mais je ne voudrais pas vous disturbermes jolis canaris... à moins que vous ne vouliez que je tienne la chandelles ^_^^

PS : sinon je suis d'accord avec éric

PS : Le week-end à été prolifique à ce que je vois... j'ai du rattrapage à faire !

AnaÏs a dit…

Correction : vous disturber mes jolis canaris... à moins que vous ne vouliez que je tienne la chandelle !

Je commence mal mon retour de week-end... je vais peut-être m'arrêter là !

Mademoiselle Catherine a dit…

Dis donc, Anaïs, c'est quoi ces manières: revenir en coup de vent, nous donner de grands espoirs et repartir aussitôt comme une voleuse?! Non mais... :D

(tu m'as manqué, n'empêche!)