mercredi 26 janvier 2011

De l'intimité

Est-ce le fait de me sentir si bien entourée – et donc en sécurité – depuis quelques temps, mais je me rends compte à quel point les rapports humains peuvent être simples parfois (et je dis bien parfois). Au fil des ans, j'ai su me faire un petit cercle d'amis dont les protagonistes, s'ils ne sont pas toujours "faciles" à vivre (dans le sens ou chaque être humain comprend fort heureusement une part d'ombre inhérente à son vécu et à son ressenti dont il convient de s'accommoder), sont des personnes humbles et généreuses qui ne cherchent pas à éviter le conflit à tout prix – pas plus qu'elles ne cherchent à en créer. Elles ont néanmoins l'intelligence, pour la plupart, de faire face aux maladresses et aux malentendus sans (se) chercher d'excuses et de ne pas attendre qu'il y ait abcès pour mettre certaines choses au clair.
Car s'il est bon de crever l'abcès, il est bien plus judicieux de ne pas le laisser gonfler, car ce qui fait vraiment mal, je pense, n'est pas de le crever mais de le vider. Et plus on le laisse s'infecter, plus il devient douloureux et difficile à soigner.

Voilà pour les métaphores.

S'il y a bien une chose que je tiens de ma mère, c'est le fait de ne pas avoir ma langue dans ma poche, ce qui s'est avéré être un lourd handicap en diverses occasions. Avec le temps, j'ai néanmoins appris à devenir plus diplomate et à me taire quand cela me semblait nécessaire. Certains événements m'ont poussés à me faire plus discrète et à ne partager certaines choses qu'avec une toute petite poignée d'individus de confiance, d'où mon envie sans doute de ne pas faire de ce blog ni de mes chansons (et encore moins de facebook qui est la porte ouverte à toutes les indiscrétions) un journal intime. Je laisse leur contenu à la disposition de celles et ceux qui s'y retrouveront (ou non), car je ne suis pas là pour raconter ma vie, bien que je ne fasse pourtant que ça. Car j'estime que la création, quelle qu'elle soit, implique toujours une part d'autobiographie, étant donné que l'on saurait parler avec conviction que des choses qui nous touchent vraiment.

Et je ne suis pas en train de jeter la pierre aux personnes qui ont décidé de se raconter sans fard, quel que soit le moyen d'expression choisi : je dis simplement que ce n'est pas ma tasse de thé, car, pour avoir souffert par le passé de l'indiscrétion de certains, j'ai pour ma part fait le choix de préserver mon intimité et reste extrêmement sensible – pour ne pas dire susceptible – aux incursions des un/es et des autres dans ma sphère privée.
Vous avez d'ailleurs pu constater que cette notion d'intimité revient souvent dans mes écrits, car j'y tiens énormément et comprends néanmoins que chacun en aie sa propre définition.

Le Larousse la définit ainsi :
INTIMITÉ n.f. 1. Litt. Caractère de ce qui est intime, secret. Dans l'intimité de sa conscience. 2. Relations étroites, amitié. Vivre dans l'intimité de qqn. 3. Vie privée. Savoir préserver son intimité.

Vous conviendrez que cette définition est assez vague que pour être laissée à l'interprétation de chacun.

Personnellement, je me retrouve beaucoup dans l'adage "Pour vivre heureux, vivons cachés". Quand j'étais plus jeune, j'étais en total désaccord avec lui, car je ne le comprenais pas : il me semblait alors faire l'éloge d'une solitude (même partagée) poussant à se couper du monde.
Aujourd'hui pourtant, bien des années plus tard, j'ai compris qu'il n'est pas nécessaire de se cacher pour être heureux (bien au contraire), mais simplement de ne pas étaler son for intérieur à tire-larigot, ce qui pour moi tient autant de la pudeur que du bon sens.

Comité de visionnage : "Intimité"
(ça vous étonne si je vous dit que c'est l'un de mes films préférés ?).

27 commentaires:

Aurélie a dit…

Il faut savoir préserver son jardin secret, c'est certain.

Wakajawaka a dit…

L'intimité exposée sur le Net c'est souvent de l'intime mité...

Les tests de Gridou a dit…

On sait que tu habites dans telle région, on sait que tu as vécu dans telle région, on sait que tu lis, on sait que tu écris des chansons et que tu donnes des concerts, on sait que tu as sorti un disque, on sait que tu as eu un trou dans ta porte, on sait que tu aimes à cuisiner, on sait que tu pars au moins une fois par an sur Londres car tu y a des amis...
Tu préserves l'intimité que tu souhaites et c'est tant mieux mais sur le Net, on n'a plus d'intimité, il n'y a rien à faire il faut l'accepter et l'assumer...
Ce qui est important, pour moi, sur un blog, c'est de ne pas y régler ses comptes et, SURTOUT, de préserver tout ce qui ne nous concerne pas.
Je lis parfois des choses ailleurs qui me dérangent, pas parce qu'elles choquent mais parce qu'elles exposent d'autres personnes que les tenanciers et ça, j'en ai une sainte horreur...
Pour ma part, j'assume totalement mon manque d'intimité, je fais en sorte de ne pas parler de choses dont je n'assumerai pas l'exposition =)

éric a dit…

Sur le net comme dans la vie en fait, nous n'avons pas tous le même degré d'intimité physique, sociale ou psychologique... et tant mieux !

Mademoiselle Catherine a dit…

@Aurélie: ...et n'y laisser entrer que les personnes que l'on souhaite :)

@Wakajawaka: Sauf que je parle ici de l'intimité in real life ;)

@Gridou: Tout ce que tu énonces n'entre pas, pour moi, dans le cadre de l'intime, car tout ça est de notoriété publique: les lecteurs de mon blog le savent, tout comme mes collègues de travail ou d'autres personnes que je côtoie sans pour autant être intime avec elles.
D'où l'intérêt de bien peser le pour et le contre avant de divulguer une information quelle qu'elle soit, à propos de soi ou des autres, surtout dans une ville comme la Cité Ardente ;)

Comme tu le dis - et tu sais que nous sommes d'accord là-dessus - c'est malsain au possible de chercher à laver son linge sale en public ou via des intermédiaires dont ce n'est pas le métier.
Je trouve surtout terriblement indécent d'exposer des choses qui regardent les autres de quelle que façon que ce soit...

@éric: D'où l'intérêt de faire preuve d'un minimum de respect et de discrétion (en ce qui me concerne, il y a quelques personnes que j'ai totalement rayées de mon entourage pour manque de pudeur).

La princesse a dit…

"j'ai pour ma part fait le choix de préserver mon intimité et reste extrêmement sensible – pour ne pas dire susceptible – aux incursions des un/es et des autres dans ma sphère privée."


C'est exactement ce que je me dis. J'ai même parfois l'impression d'être trop pudique, et je ne me livre pas à quelqu'un comme ça.

Alors, oui j'ai un blog, ou je parle de choses personnelles, mais je choisis ce que j'y raconte, et le tri est sévère. On peut probablement deviner ou j'habite, mes loisirs, mes gouts, mais je choisis ce que j'expose.

De fait, les gens me rencontrant pour la premiere fois en chair et nonosses me disent parfois être surpris car ils se faisaient une autre idée de moi à travers le blog...

Mademoiselle Catherine a dit…

Bien que nous vivions dans une société où il est de bon ton de s'afficher à tort et à travers, être pudique n'est pas une tare, loin de là!
Et puis, pudique ne veut pas dire prude: à mon sens, il s'agit simplement, comme tu le dis, de faire un tri entre ce que l'on choisi de dévoiler ou non... et surtout à qui on décide de le/de se dévoiler!
Et comme je le précise dans mon texte, rares sont les personnes à avoir ce "privilège" ;)

Les tests de Gridou a dit…

Ah ben tu vois, pour moi l'intimité commence là où le public s'arrête. Donc pour moi savoir dévoiler où j'habite est la levée du voile de mon intimité =)
Mais je n'ai aucun souci par contre à étaler tout ce qui me concerne, je ne pense pas être demandeuse du respect de mon intimité en fait, même si je me confie peu finalement, sur mes peines et mes doutes je veux dire.
En gros, m'en fous =D

Mademoiselle Catherine a dit…

Dans mon cas, c'est délicat, car si je fais tant d'efforts pour préserver mon intimité (c-à-d les choses qui ne regardent que moi et une toute petite partie de mon entourage), c'est sans doute parce que je ne fais pas d'effort particulier pour préserver mon anonymat: il est ultra-facile de savoir qui je suis "pour du vrai" pour peu que l'on n'aie pas le Q.I. d'un oignon cru...
Dans le sens où je suis, très modestement (et entre guillemets), une "personne publique" (mais ne l'est-on pas d'office quand on rédige un blog?), je fais doublement attention à ce que je dévoile à mon sujet.

Anaïs a dit…

Ouch… J’ai l’impression d’être visée par ce billet, faut-il que j’aie un égo démesuré pour le croire ^_^

Je plaisante !

Quelles que soient les raisons qui motivent ton billet, Mlle Catherine, je me sens concernée, surtout au vu de la remarque que tu m'as fait récemment : Il serait temps pour moi de créer mon propre blog afin que je puisse étaler ma vie privée en long et en large comme je le fais, apparemment-... au lieu de squatter celui des autres, j'ai envie de rajouter !

Ce que tu appelles étaler sa vie privée sont en réalité, pour moi, des anecdotes qui ont principalement deux raisons d’être : Soit elle servent à illustrer des idées exprimées dans une discussion, à faire comprendre, à travers ma propre expérience, celle de mon entourage ou bien que j’ai pu observer –je ne parle pas toujours de môa !- le pourquoi de mes opinions ou de mes sentiments. Parfois c’est dur, très intime, mais si ces expériences peuvent aider à réfléchir sur les choix à faire, personnellement j’en suis heureuse. Soit ce que je lis lors d’un billet me font penser à des événements que j’ai envie de partager. Quand tu t’es exprimée sur le comment il fait bon vivre en Belgique -par exemple- il m’est tout de suite venu à l’esprit à quel point ça avait été traumatisant pour moi la rentrée scolaire belge après 2 mois de vacances au soleil. Ah, ça n’a pas du te faire rire ! Donc, suite à ta remarque j’ai pensé que ces anecdotes étaient ressenties comme une intrusion, et non comme un partage et j’en suis navrée. Il est évident que pendant quelques jours je n’ai pas eu le cœur à m’exprimer ; ça commence à faire beaucoup de règles :

- Tu ne digresseras point
- Tu éviteras les coms qui tombent comme un cheveu dans la soupe
- Tu ne raconteras point ta vie…

Bonjour la liberté d’expression !

Je me suis dit : Bon Mlle Catherine tient absolument qu’on respecte certaines règles sur son blog (c’est parfaitement légitime), toi tu tiens absolument à pouvoir t’exprimer comme tu veux et quand tu veux -sans être envoyée constamment sur les roses-… Je fais quoi ? Tout est question d’importance : Qu’est-ce qui compte le plus : Ta liberté d’expression ou Mlle Catherine ? Hum… ??? Bon eh bien me voila… Bouche cousue, mais me voila ! (J’ai pas cousu la bouche jusqu’au bout… c’est au-dessus de mes forces ^^) A noter que j’apprécierais un peu plus de souplesse. Merci.

Quant à l’intimité. Je pense que chacun à sa propre notion d’intimité, voir de pudeur. Il y a certaines choses qui ont énormément d’importance à mes yeux et dont je n’ai JAMAIS parlé, et dont je ne parlerai JAMAIS (tu vois peut-être de quoi je parle). Je suis d’accord, nous faisons tous le tri…

Les tests de Gridou a dit…

Et bien je comprends parfaitement ton point de vue mais je le trouve personnellement assez compliqué.
Car au plus on annonce qu'on préserve son intimité, au plus on annonce qu'on ne compte pas dire certaines choses. Ca coule de source pourtant, à mes yeux...
Personnellement, je n'ai jamais annoncé que je ne dirai jamais certaines choses sur mon blog, je ne les dit pas tout simplement =)
Pourquoi demander à ce qu'on préserve sa vie privée si rien n'est sujet à la non préservation ?
Outre le fait du questionnement sur là où commence et s'arrête la "personne publique" qu'est tout tenancier d'un blog, car ça c'est très intéressant. La preuve, on n'a pas les mêmes frontières de l'intimité =)))

Miss Sunalee a dit…

@ Anaïs: dommage qu'il n'y ait pas de bouton "j'aime" sous ton commentaire.

Mademoiselle Catherine a dit…

(chiotte, v'là que je viens de passer pas loin d'une heure à répondre et que Blogger à buggé au moment d'envoyer! Je reprends...)

@Anaïs: Voilà qui est intéressant... et ô combien révélateur, car si tu te sens visée, c'est à toi de te demander pourquoi et non à moi de te le dire (si ce n'est que jamais je ne me suis servie d'internet pour laver mon linge sale!). Ceci dit, tu l'expliques très bien dans ton commentaire, et j'avoue que je suis plutôt flattée que mes textes puissent être pris aussi personnellement par des individus qui ne sont absolument pas impliqués (ce n'est d'ailleurs pas la première fois que ça arrive).

Oui, les digressions me gavent terriblement, et je ne vais pas revenir là-dessus, car il me semble avoir déjà expliqué en long, en large et en travers le pourquoi du comment (et ce, aussi bien ici qu'en privé). Si tu choisis de passer outre certaines "règles de savoir-vivre", c'est ton choix, mais ne t'étonnes pas si tu te fais ramasser parce que, à force, je finis par avoir la désagréable impression qu'on joue avec mes pieds (et mes nerfs, ce qui fut le cas, par exemple, au cours d'une digression particulièrement pénible à propos de Bukowski).
Bien plus que le respect de "règles", je pars du principe que l'on va me respecter, moi. Et quand je prie les commentateurs de revenir au sujet, j'espère effectivement que cela ne va pas tomber dans l'oreille d'un sourd (ou dans l'œil d'un aveugle...)
Vois-tu, nous ne sommes pas ici sur un blog comme celui de Maïa, où les commentaires s'apparentent davantage à un forum de discussion (qui finit souvent par partir en couille, et je n'en suis pas la dernière responsable, mea culpa!). Donc, oui, je compte sur un minimum de discipline de la part de mes lecteurs et -tices, et ça me semble légitime.
Si "l'effort" te semble trop énorme, je ne t'oblige pas à lire mon blog, Anaïs. Tu as mon mail, et donc les moyens d'entrer en contact avec moi en privé. Et tu sais très bien qu'en privé, je n'ai pas ce genre de "règles"...

(il me semble avoir écrit ceci de nombreuses fois déjà et ai pourtant l'impression que ce ne sera pas la dernière... Soit...)

@Gridou: Ah bon, ça te semble compliqué? Moi pas ;)
Et puis, chacun a effectivement sa propre définition de ce qu'est l'intimité. Celle-ci est d'ailleurs très mouvante en fonction de nos humeurs ou des personnes avec lesquelles nous sommes.

Une chose, par contre, que je trouve assez drôle dans le cas présent, c'est le sentiment "d'immédiateté" lié au net: je poste un texte hier, donc, tout le monde s'imagine que je suis actuellement dans cette situation.
Or, la grande majorité de mes notes restent dans mes fonds de tiroirs pendant parfois très, très longtemps (par exemple, la première version de La petite mort - à peine différente de celle publiée - datait de juin 2007!).
Peut-être qu'il s'agit ici d'un texte écrit il y a deux ans... ou pas. Ce n'est d'ailleurs pas très important: je souhaite que mes textes puissent rester d'actualités, même après que les événements qui l'ont inspiré soient passés.

@Miss Sunalee: Faudrait m'expliquer comment faire pour ajouter ça...

Anna E. (sauras-tu me reconnaître ? *hinhinhin*) a dit…

'Pour vivre heureux, vivons cachés', c'est encore ce qu'on a trouvé de mieux. Parce que plus il y a d'outils pour alimenter le voyeurisme des gens, plus ils en demandent ... à notre propre détriment.
Pour rebondir sur les blogs et le virtuel où le réel est exposé, j'ai la 'chance' que ma mère (et parfois mon petit frère) lisent mon blog : ça met une barrière à ce que je pourrais exposer, et avec du recul, je préfère ne pas avoir exposé certaines choses sur le web (parce qu'au final, à qui parviennent réellement ces informations qu'on expose ?).

Alé, vazy, rakontnou tha vi ! (c'est pour brouiller les pistes, tu comprends)

Mademoiselle Catherine a dit…

Wé, ben mes hémoroiiiit' m'fon mal au pète, pis j'ai du payé ma faktur du téléfonne et apelé ma mère paske sa fésé lontant.

(sincèrement, qui a envie de lire ça?!?)

A ma connaissance, seules deux membres (attends... "membre" au féminin, c'est "membrane", non?!) de ma famille font un crochet par ici de temps à autres, mais ça ne m'influence pas plus que ça puisque mes limites sont bien définies... parfois un peu trop aux goût de certain/es ;)

éric a dit…

Le féminin de membre, c'est membrure... mais c'est plutôt technique.

Désignant une personne, membre est invariable.

Et sinon, ton pète va mieux ? :D

Mademoiselle Catherine a dit…

(cette histoire de pète, c'était vraiment histoire d'écrire un truc débile et néanmoins totalement fictif ^-^)

Merci pour la précision: je me coucherai moins bête ce soir :D

Anaïs a dit…

Eh bien… je ne m’attendais pas du tout à ce que tu le prennes sur ce ton !

NON, je ne me suis absolument pas sentie visée, c’est écrit noir sur blanc : « JE PLAISANTE ». OUI, je me sens CONCERNEE, intéressée, impliquée –malgré que tu prétendes le contraire-… pour les raisons que j’ai données. Et NON je ne lave pas mon linge sale, ce n’est pas ce que je prétendais faire en tout cas : Je ne fais qu’exprimer mon ressenti, avec sincérité, suite au contenu de ton billet et par rapport à ce que tu m’as dit il y a une semaine. Si je voulais vraiment te faire des reproches je l’aurais fait alors. J’explique ci-dessus que je comprends ton désir LEGITIME de vouloir établir des règles (même si je n’ai cessé de te taquiner sur l’importance que tu en donnes) que je suis prête à les respecter ; j’explique que j’attache une énorme valeur à pouvoir m’exprimer librement mais qu’au final cette liberté passe en second plan car tu revêts plus d’importance à mes yeux...

La suite par mail… moins drôle et probablement aussi injuste que ton commentaire ci-dessus…

PS : Tu parles de laver son linge sale en public… ce que je ne trouve pas cool non plus c’est quand on rembarre quelqu’un au su et au vu de tous et qu’en suite on fournit les explications en privé avec bisous et tout et tout…. Pour recommencer le lendemain… Et par pitié ne dis plus jamais à quelqu’un que tu l’apprécies parce qu’il ose te dire ce qu’il pense… que c’est précieux !!!

Anaïs a dit…

@Sunalee

"Anaïs: dommage qu'il n'y ait pas de bouton "j'aime" sous ton commentaire."

S'il y a quelque chose que tu as aimé dans mon commentaire, tu dois être la seule !

kim a dit…

Je reste un peu dubitative là. Je crois que tout d'abord, il faut vraiment faire des différences car il y a plusieurs niveaux d'intimité. Pour ma part, les gens font surtout ce qu'ils en veulent car s'il y a bien quelque chose qui nous appartient sans risque de se le faire chourer par une banque, c'est l'intimité et ce qu'on en fait. Alors autant en profiter et être maître de ça avec ou sans délicatesse. Pour ce qui est de toi personnellement, il est totalement normal que tu poses tes propres limites aux autres mais elles ne seront certainement pas les mêmes limites que le voisin d'à côté ou encore de celui d'en face.
Ce que je ne comprends pas, c'est que tu ne jettes pas la pierre à ceux qui l'étalent cependant tu termines tout de même en disant qu'étaler sa vie relève de la pudeur et du bon sens. Si ça n'est pas justement les critiquer, je n'ai plus mon cerveau à sa place.
J'ai aussi zippé sur les commentaires d'Anaïs et je t'avoue que de fait, il me semble qu'il y a énormément de règles... Que tu ne suis toi-même pas toujours: la digression, tu l'as déjà souvent fait sur mon blog sans doute sans t'en rendre compte, mais tu l'as déjà fait. Et je précise ne pas penser digresser car tu as bien parlé d'abcès non?

Mademoiselle Catherine a dit…

@Anaïs: En effet, mes yeux ont dû glisser sur le "concernée". Toutes mes confuses.
Ceci dit, l'écrit, surtout lorsqu'il est aussi instantané que sur le net, prête bien souvent à confusion, et je t'avoue avoir trouvé ton précédent commentaire particulièrement vitriolé. Sans doute as-tu trouvé ma réponse du même goût.
Quant aux prétendues "règles", je ne pense pas en avoir "édictées": je me suis néanmoins efforcée plus d'une fois à faire revenir au sujet quand le sujet me tient à cœur (ce qui le rend justement aussi sensible). Ceci dit, les exemples de dangereuses déviations sont assez nombreux, et je ne suis bien souvent pas la dernière à participer au délire...

Je n'ai absolument rien contre contre ces charmants délires et l'une ou l'autre anecdote quand cette dernière me semble (et je dis bien "me semble") appropriée et judicieusement placée. Par contre, j'avoue que ça me pose problème quand l'anecdotique l'emporte sur le reste, tout simplement parce que certaines interventions ne permettent pas d'autre réponse que "J'en parlerai à mon cheval".
Libre à chacun/e de trouver cela parfaitement tyrannique.
Je constate néanmoins que les personnes qui me connaissent bien hors blog n'ont pas ce sentiment-là (parce que, oui, ça me travaille et j'en ai parlé autour de moi, car ce type d'échanges me donne la sensation d'être une mauvaise personne). Il est probable que leur vision soit biaisée par ce qu'elles connaissent de moi dans la vraie vie parce que, comme je le dis plus haut, rien n'est plus simple que de lire des sous-entendus dans un écrit spontané, à plus forte raison quand on en est le destinataire étant donné qu'on y met le ton que l'on souhaite lui donner, consciemment ou non. Et il n'est bien souvent pas nécessaire d'en être le destinataire puisqu'il est déjà arrivé que je me fasse rétamer la gueule parce que quelqu'un s'était senti visé (et pas juste concerné) par l'un ou l'autre de mes écrits. Autant aller chier une pendule auprès d'un artiste dès que l'on se "reconnait" dans un livre, un film ou une chanson...Tout ça pour dire que j'apprécie moyennement que l'on puisse me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes, et c'est ainsi que j'ai ressenti ton précédent commentaire. Je préciserai donc que je n'accorde autant d'importance à certaines "règles" que lorsque j'ai l'impression que l'on franchit systématiquement certaines barrières.

@Kim: ...ce qui pour moi tient autant de la pudeur que du bon sens.
Je ne fais qu'émettre mon opinion qui n'est en rien une vérité pure et parfaite. Il n'y a aucune espèce jugement là-dedans, sans quoi, je ne lirais pas la moitié des blogs que je lis (et si je les lis, c'est parce que je m'y retrouve et que je les apprécie).
Hors internet, par contre, j'avoue avoir beaucoup, beaucoup de mal avec les gens qui s'étalent sans aucune pudeur, parfois au sujet de choses que j'ai moi-même traversées et dont je ne parle pas (ou plus) parce que ça me regarde.
Et je suis la première à dire que nous avons tous nos propres barrières. Les miennes sont sans doute un peu plus massives que la moyenne, et j'en ai parfaitement conscience, parce que j'ai appris avec le temps à ne partager les choses qui me semblent importantes qu'avec des personnes avec lesquelles je me sens en sécurité.

Concernant les digressions: cf. dernier paragraphe du commentaire à Anaïs.

Mimosa a dit…

Ben moi, je trouve le débat tellement injuste que je vais commenter pour la première fois, na! :) Vous dites que Mademoiselle Catherine interdit les digressions, mais elle répond à ce qui en est justement une !
Ca fait quelques mois que je lis son blog, et justement, ce que j'aime bien, c'est son côté brut de décoffrage, alors moi, je ne dis qu'une chose : continues comme ça et ne te laisses pas faire :D

Mademoiselle Catherine a dit…

(j'vais p't-être bien finir par mettre un bouton "J'aime" dans les commentaires, moi ^-^)

Merci beaucoup Mimosa, et bienvenue chez moi :)

Anaïs a dit…

@Mimosa. Je ne pense pas que l’expression « brut de décoffrage » convienne à Mlle Catherine. Cette expression, qui signifie « tel quel, sans fioritures… », s’utilise le plus souvent envers des personnes –généralement des hommes- qui manquent de finesse : ils ne disent pas seulement ce qu’ils pensent, ils le font grossièrement. Je préfère le mot « directe » ^_^

C’est une qualité que j’aime bien, et qui s’ajoute à l’intelligence, la sensibilité, l’humour de notre hôtesse… il faut juste se souvenir qu’être direct implique d’accepter que les autres le soient aussi et surtout, ce n’est pas parce qu’on est direct –ou brut de décoffrage- qu’il faut prêter aux autres des intentions qu’ils n’ont pas. Je suis entièrement de cet avis. Je suis sur le cul de lire que mon premier commentaire était vitriolé. Depuis quand utilise-t-on du vitriol avec une personne qu’on apprécie ???

Anaïs a dit…

En ce qui concerne ceci :

« S'il y a bien une chose que je tiens de ma mère, c'est le fait de ne pas avoir ma langue dans ma poche, ce qui s'est avéré être un lourd handicap en diverses occasions. Avec le temps, j'ai néanmoins appris à devenir plus diplomate… »

La diplomatie !!! Selon moi être diplomate ce n’est pas seulement enrober les mots de sucre, c’est surtout adopter une conduite avisée.

Exemple –eh oui, une anecdote !- : Un septuagénaire que je connais bien a une sœur qui elle-même a 4 enfants et 18 petites enfants… Cette famille possède une parfaite maîtrise de la langue écrite et chaque fois qu’il y a un problème ils s’écrivent… c’est fou le nombre de fois que le mot « respect » est utilisé, il tourne au gimmick ! (petite pensée pour éric ^^) Bref, ils sont tous fâchés les uns avec les autres. Le septuagénaire accuse les lettres. Selon lui écrire ses émotions est très dangereux, les mots écrits noir sur blanc restent, on ne peut plus les effacer et sont tout aussi mal interprétables que les mots exprimés verbalement, qui eux ne deviennent plus qu’un souvenir…

J’ai envie de dire que l’avantage de l’écrit c’est qu’il laisse du temps à la réflexion… il faut donc en profiter ! Si j’ai un conseil à donner –que je m’efforce de suivre moi-même- c’est de prendre du recul lorsque des mots vous touchent. Plus les mots provoquent la colère, la tristesse ou n’importe quel autre sentiment plus il faut prendre du temps pour la réflexion. Surtout ne JAMAIS répondre sur le coup d’une colère. C’est l’inconvénient des blogs et des forums : on écrit comme on parle. On cumule les désavantages de l’écrit (des mots qui restent) et de l’oral (la spontanéité), sans parler qu’on ne se connaît pas et que dès lors tout est sujet à interprétations…

Prendre du recul, c’est se poser des questions sur les intentions, ou bien carrément les poser à l’auteur des mots. Il n’y a pas de honte à demander ; « Ce que tu dis m’es désagréable, je ne suis pas certaine de comprendre, que veux-tu dire exactement… ? » Partir du principe que si la personne qui s’exprime prétend vous apprécier, il n’y a pas de vitriol. Se demander si les reproches qui sont faits –même par des personnes qui vous aiment- sont justifiés ou non… ce n’est pas parce qu’une personne exprime un sentiment qu’il a forcément raison. On peut s’en défendre sans prendre ça comme une agression. En l’occurrence si j’ai tort dans mes propos, soit… mais j’apprécie de les avoir exprimés.

Enfin bon, je viens d’écrire une tartine. J’ai préféré le faire via ton blog qu’à titre privé parce que je pense que ce n’est pas dénué d’intérêt pour tout le monde, tous ceux qui s’expriment régulièrement par écrit, sur des blogs…

Mademoiselle Catherine a dit…

Nous y voilà, Anaïs: l'immédiateté du net! S'il m'arrive d'attendre plusieurs mois, voire plusieurs années avant de publier un texte, je n'ai en revanche aucune envie d'attendre trois ou quatre jours avant de répondre à un commentaire ;)
Et plus l'écrit est spontané, plus on peut lui faire dire ce qu'on a envie d'y lire. De plus, entre deux interprétations, les gens ont la fâcheuse tendance à garder celle qui leur déplait le plus!
(la formule n'est pas de moi, mais je la trouve tellement juste que je me permets de la piquer)
Et il n'est pas question d'avoir tort ou pas, bien que je constate que nous nous rejoignons dans le fond, toi et moi, pour pas changer...

Quant aux mots, on peut leur faire dire tout et n'importe quoi, surtout dans la langue française, avec ses définitions aussi floues qu'un discours de Michel Daerden. Prenons à tout hasard le mot "diplomatie": "Tact, habileté dans les relations avec autrui"... le tact et l'habileté étant question de ressenti personnel.
Tout comme il n'existe pas un type d'intimité, il n'y a pas une forme de diplomatie pure et parfaite, car tout est variable en fonction du moment, de l'humeur ou de l'environnement.
Et je dois avouer que j'ai ressenti ton premier commentaire comme une attaque (oui, une attaque au vitriol, dans le sens où j'ai trouvé que tu défigurais mes propos - et ça, c'est quelque chose qui me fait horreur).

Je n'ai rien à ajouter de plus, si ce n'est que tu ne me connais qu'à travers internet, comme la plupart de mes lecteurs, et que tu ne vois donc de moi que ce que, moi, j'accepte de montrer. Notamment ma mauvaise foi. Beaucoup de mauvaise foi (il faut bien que je fasse honneur à ma bannière, quoi!).
Ce n'est certes pas toujours beau, et j'en ai conscience, mais ça a au moins le mérite d'être sincère, même dans mes coups de gueule ^-^

(par contre, j'aime encore bien l'expression "brut de décoffrage", moi :))

Anaïs a dit…

"Je n'ai rien à ajouter de plus, si ce n'est que tu ne me connais qu'à travers internet, comme la plupart de mes lecteurs, et que tu ne vois donc de moi que ce que, moi, j'accepte de montrer."

Ceci vaut également pour moi, et pour tout le monde, car si c'est toi qui tiens le blog, tu es aussi une lectrice !

Je persiste à dire que sous le coup de la colère il vaut mieux prendre son temps pour répondre... déjà tu aurais probablement remarqué que je ne me sentais pas visée, mais concernée par le sujet... Nous le sommmes tous !

PS : Je te laisse "brut de décoffrage" et je prends pour moi "direct", ça te va ?! ^^

PS : Je ne vois pas en quoi ai-je déformé tes propos... Je vais de ce pas t'interroger par mail.