lundi 2 mai 2011

Quand la passion s'étiole...

En cette dernière semaine de travail avant une période de "repos", sinon mérité, tout du moins nécessaire, je dresse un bilan sous forme de constat : en trois ans en tant que chroniqueuse culturelle, j'ai perdu toute envie de découvrir. Moi qui prenais auparavant un malin plaisir à dénicher des petites perles musicales et cinématographiques, je me sens vidée au point que ça ne me réjouit plus du tout, et j'en souffre énormément étant donné que ce sont justement des choses à travers lesquelles j'étais capable de me ressourcer par le passé.
Et j'ai beau savoir que c'est provisoire, la patience me manque.

C'est d'autant plus embêtant que cela a tendance à me rendre agressive, car je ne supporte plus cet état qui se prolonge depuis maintenant plusieurs mois, à savoir que je ne ressens (presque) plus cette petite flamme qui s'allume au gré des coups de cœur et qui fut pendant longtemps mon alliée la plus précieuse. Les plongées dans l'inconnu me font peur par manque de disponibilité émotionnelle et intellectuelle, comme si ces trois années passées à écrire sur le sujet avaient asséché ma passion pour l'écriture, la musique et le cinéma.

Si je continue d'assister à des concerts et d'y prendre un immense plaisir, je ressens néanmoins le besoin de prendre mes distances par rapport à la scène en tant qu'artiste, ou tout du moins en tant que "soliste" en raison d'une certaine lassitude qui a eu tendance à se généraliser ces derniers temps. Fort heureusement, j'ai dans mon entourage un certain nombre de musiciens qui m'ont proposé, comme s'ils s'étaient doutés de mon état, de les accompagner, aussi les projets ne manqueront-ils pas dans les mois à venir.

Et ça, c'est déjà mieux que bien !

Fond sonore : Depeche Mode, "Enjoy The Silence".

7 commentaires:

waldorf a dit…

des fois faut se laver la tête et le reste (yeux et z'oreilles) en changeant de bocal… quelques expos et musées ça peut faire du bien…

Aurélie a dit…

Cette pause va te faire du bien. Tu vas pouvoir recharger les batteries, pour repartir du bon pied.

Émilie a dit…

Moi quand ça m'arrive, je change d'air et je fais tout autre chose, je sort de mes habitudes et de mon mondes, je ne m'isole pas je rencontre d'autre gens (terrasse de café c'est top pour ça) et je parle de tout et de rien avec eux.
Cela peut prendre du temps parfois mais au final c'est toujours bénéfique, tête vide, juste envie de retourner de l'avant.
J'espère que ça ira tout de même.

éric a dit…

Le fait que "ça s'arrangera" n'empêche pas la difficulté du moment.

C'est un peu comme se retrouver seul(e) dans le labyrinthe de glaces avec tes potes qui rigolent dehors : tu sais qu'il y a une sortie et que tu la trouveras mais en attendant tu galères...

Plein de pensées amicales pour toi, mam'zelle ! :)

Mademoiselle Catherine a dit…

@waldorf: Ça me fait penser que j'ai justement raté l'exposition de taxidermie au Radeski :(

@Aurélie: Ce qui tombe très bien, c'est que j'ai prévu de retourner à Londres dans dix jours :)

@Émilie: Pareil! Les rencontres et les moments passés avec des personnes que j'aime sont précieux quand le vase déborde, même si j'ai un immense besoin de solitude...

@éric: J'aime beaucoup le parallèle - très approprié - avec le labyrinthe!

En tous cas, merci à tou/tes pour votre soutien :)

waldorf a dit…

j'ai dit se laver les yeux, pas mettre de la merde plein les pupilles !


Après un tour au Radeski, il faut impérativement se désinfecter les iris !

Mademoiselle Catherine a dit…

Désinfecter les iris? Mais pour quoi faire?