samedi 22 octobre 2011

¿Porno, por qué no?

[Cette note reprend – tout en la complétant – celle du 25 juin dernier]

S'il y a bien une chose qui m'énerve parmi les nombreuses choses qui m'agacent, ce sont les gens qui parlent sans rien savoir du sujet abordé – ou si peu. Ainsi, le thème de la pornographie offre un splendide terrain d'étude, étant donné que tout un chacun semble avoir un avis sur la question sans pour autant s'être penché dessus avec une curiosité sincère (par opposition à la curiosité malsaine, encore que l'une n'exclut pas forcément l'autre).

En ce qui me concerne, et sans pour autant être tombée dedans quand j'étais petite (d'âge, pas de taille !), j'ai rapidement évolué dans des milieux ouverts aux différentes facettes de la sexualité, notamment au sein des cercles gothiques que je fréquentais assidument à l'adolescence, et ça ne m'a pas traumatisée, bien au contraire : cela m'a appris à pouvoir dire "non" en toute sécurité – une aptitude qui me sauvera d'ailleurs la mise bien des années plus tard...
Génération capote oblige, je me suis également intéressée aux questions liées au sida et aux infections sexuellement transmissibles puisque le thème était hautement d'actualité à l'époque (pour rappel, nous sommes au début des années 90, et certaines campagnes "d'information" ont fait subir à mes contemporains un lavage de cerveau tel que dans l'esprit de certains, la sexualité est alors devenue synonyme de mort). Dans ce climat peu propice à la concupiscence, j'étais moi-même peu portée sur les "choses de la vie" malgré une curiosité indéniable et n'ai pas honte d'avouer que mes connaissances se limitaient alors principalement à la théorie parce qu'il m'a fallu du temps pour accepter ma propre féminité.


Pour en revenir à la pornographie, il m'aura suffit d'une lecture, une seule, celle du "Porno Manifesto" d'Ovidie, pour que je m'y intéresse de très près ainsi qu'à ses protagonistes. Une chose entrainant l'autre, je me suis peu à peu fait ma propre opinion au sujet de ces travailleuses et travailleurs du sexe qui assument parfaitement leurs choix professionnels et que d'aucuns se plaisent pourtant à présenter comme des victimes.

Avant de poursuivre, permettez-moi de préciser que dans cette note, la notion de pornographie renvoie à des activités tout à fait légales où les différents individus impliqués évoluent entre adultes consentants dans un cadre extrêmement réglementé. En aucun cas il n'est donc ici question de vidéos amateur mettant en scène des toxicomanes en mal de fric, des animaux ou, pire, des enfants. L'industrie du porno est d'ailleurs la première à condamner ce genre de pratiques, bien qu'elle reste, dans l'esprit de beaucoup de gens, associée à la pègre et autres bas-fonds particulièrement sordides.
Libre à chacun d'en penser ce qu'il veut, encore faudrait-il être informé un minimum.


D'un point de vue étymologique, "pornographie" vient du grec ancien "pornē" ("prostitué/e") et "graphein" ("[d]écrire"), et désigne donc au sens propre les écrits sur la prostitution. Par extension, le mot désigne la représentation complaisante de sujets, de détails obscènes, dans une œuvre artistique, littéraire ou cinématographique (définition du Petit Larousse) – une définition, comme bien d'autres, qui demande à être précisée.
Ainsi, que signifie "complaisant" ? Toujours selon le Larousse, 1. Qui cherche à plaire, à rendre service à autrui. 2. Qui fait preuve d'une indulgence coupable. 3. Qui dénote la satisfaction personnelle.
"Obscène", quant à lui, nous vient du latin "obscenus" ("de mauvais augure") – Qui blesse ouvertement la pudeur par des représentations d'ordre sexuel.
Et dans le fond, chacun se fait sa propre définition : la pornographie, comme tout le reste, commence avant tout dans les yeux de celui ou de celle qui la voit (ou la regarde).


En ce qui me concerne, ma pudeur est rarement blessée par des représentations dites "pornographiques". D'aucuns trouveront cela difficile à croire, moi qui me qualifie volontiers de pudique, encore faudrait-il ne pas confondre pudeur et pruderie... bien que la frontière entre les deux soit aussi fine que celle qui sépare pornographie et érotisme, et que tout est question de sélection.

Voyez-vous, il existe dans la pornographie (et je vais principalement m'en tenir au cinéma), autant de subdivisions que dans les autres genres cinématographiques, et les gens qui rejettent en bloc tous les films pornographiques sous prétexte qu'ils montrent toujours la même chose ne savent absolument pas de quoi ils parlent : peut-être se sont-ils contentés de quelque clip amateur d'un goût douteux sur internet ou de l'un ou l'autre film érotico-kitsch dont les seventies avaient le secret, toujours est-il que, dans la grande majorité des cas, les opposant/es à la pornographie se basent volontiers sur des arguments n'ayant aucune espèce de fondement : s'il y a dans le porno du (très) mauvais, n'oublions pas qu'il existe dans toutes les formes d'art autant de lard que de cochon (sans mauvais jeu de mots).
Personnellement, le fait que certains artistes de musiques électroniques fassent de la daube ne m'a jamais donné envie de faire l'impasse sur les musiques électroniques en général, et l'existence d'un DJ Tiësto ne m'empêche nullement d'apprécier les travaux d'un Lindstrøm ou d'un Jeff Mills.


Ceci étant dit, le gros problème, me semble-t-il, c'est le manque d'information, comme le souligne très pertinemment Lydia Lunch dans l'excellent documentaire "Mutantes" de Virginie Despentes :
The problem with pornography – the same with music, movies or literature – is: you walk into a bookstore, a recordstore, and you know nothing about music or books – you know nothing about pornography – you can pick up ninety-nine out of a hundred titles, and they're gonna be ridiculous, they're gonna be terrible, they're gonna insult your intelligence, they're not gonna do anything for you!

(Le problème avec la pornographie – comme avec la musique, les films ou la littérature – est que quand vous entrez dans un magasin de livres ou de disques sans rien connaitre de la musique ou des livres, et sans rien connaitre de la pornographie, nonante-neuf titres sur cent sont ridicules, ils sont terribles, ils insultent votre intelligence et ne vous apportent absolument rien !)
(le lien YouTube étant inactif, voici l'extrait en question) (à 42 sec.)

Non content de réhabiliter une certaine pornographie, ce documentaire présente en outre un magnifique bras d'honneur au féminisme abolitionniste selon lequel il est humainement impossible pour une femme de faire du porno sans en être une victime – Candida Royalle, Annie Sprinkle, Scarlot Harlot et toutes les femmes interrogées ici sont pourtant là pour attester du contraire.

L'autre sérieux problème du cinéma pornographique contemporain est la notion de profit : comme toute industrie porteuse, le porno est aujourd'hui considéré par bon nombre d'hommes d'affaires peu scrupuleux comme une source de revenus confortables. Et comme dans tous les autres domaines, il existe encore des artisans dont les préoccupations ne s'arrêtent heureusement pas aux bénéfices nets : des réalisatrices comme Ovidie, Maria Beatty ou Erika Lust ont apporté la preuve que l'on peut faire du porno avec cœur, goût et sincérité, ce que ne contredira pas Lars Von Trier dont la désormais défunte société de production Puzzy Power s'était spécialisée dans la pornographie pour femmes et pour couples (hétérosexuels et homosexuels) selon un cahier des charges strict interdisant catégoriquement certaines pratiques – comme l'éjaculation faciale – pour en privilégier d'autres telles que les préliminaires ou... le dialogue !

Dans tous les cas, aucun film pornographique n'apportera jamais la même satisfaction que celle que peut offrir une relation épanouie, bien qu'il puisse, de temps à autre, y mettre un peu de piment...


Conseil de lecture : Erika Lust, "A woman's guide to good porn".

8 commentaires:

frederic lardinois a dit…

Sur le fond :oui !
Sur la forme : oui-oui !
Donc : très bon papier.
Frédéric

Mademoiselle Catherine a dit…

Merci Frédéric.
Je milite pour avoir le droit de regarder du porno en tant que femme (à défaut d'en faire ;)), et les discours bien-pensants sur la "marchandisation du corps" ont le don de m'énerver au plus haut point: à partir du moment où une personne est en accord avec elle-même, je ne vois pas en quoi ses activités (tant qu'elles se situent dans les limites de la légalité et ne lèsent personne) pourraient déranger qui que ce soit.

Anonyme a dit…

Ton commentaire me rappelle un extrait du Livre «L'ultime secret» de Bernard Werber :
131.
Au loin, une lumière guide leurs pas, tel un fanal. Ils débouchent devant un bâtiment rosé.
− Le laboratoire de Fincher pourrait être installé dans un bâtiment comme celui-ci.
La porte, cernée de lumières clignotantes, les attire. Ils entrent.
À l'intérieur, ils découvrent un grand déploiement d'activité malgré l'heure tardive. L'endroit ressemble à un studio de cinéma. Sur le plateau, censé représenter un décor antique, des filles en courtes tuniques romaines se trémoussent autour d'une grande blonde déguisée en Cléopâtre.
Scène d'orgie dans un péplum. Les jeunes femmes se caressent, s'embrassent, se pressent des grappes de raisin dans la gorge, se baignent dans une piscine remplie de lait.
− Encore des épicuriennes ? demande Isidore intéressé. Lucrèce esquisse une moue méprisante.
− Ce doit être le bâtiment des nymphomanes. Encore une forme de démence détournée en application industrielle.
Lucrèce désigne une étagère recouverte de films portant tous la même marque : Crazy Sex.
− Les paranoïaques fabriquent les systèmes de sécurité « Crazy Security », les nymphomanes tournent les films « Crazy Sex ». À chaque démence son « artisanat spécialisé » !
Les filles sont déchaînées. Des blondes, des brunes, des rousses, des Africaines, des Asiatiques, des Latines, des maigres, des plantureuses, il doit y en avoir une centaine.
Lucrèce et Isidore considèrent un instant bouche bée cette bacchanale filmée par une des filles, elle-même câlinée par sa première assistante.
− Comment disait Fincher déjà : « Tout handicap peut se transformer en avantage » ? Visiblement ces jeunes filles ont su transformer leur nymphomanie en art cinématographique, ironise Lucrèce.
Son compagnon ne répond pas.
− Hé, Isidore, ne vous laissez pas charmer par le chant des sirènes !

iza

Fredzy a dit…

Le porno c'est un peu comme le cannabis, la consommation peut s'avérer problématique. La beu, tu peux la cultiver bio et fair-trade, ou bien avec plein de pesticides dans un pays qui bafoue les droits élémentaires. C'est un peu ce que tu démontres dans ton texte : le porno "responsable" existe. Mais rien sur la consommation... Certains "gèrent" les pêtards, d'autres pas. Idem pour le porno. Toujours plus, toujours plus hard, l'escalade, la dépendance...
Soyons franc, j'ai pas mal fumé et je me suis rincé l'oeil sur Internet. J'ai été tenté d'aller plus loin pour l'un comme pour l'autre. Finalement c'est resté dans le "soft", tout le monde n'a pas le même discernement.

J'aime le thème du porno car il ramène au corps. La saillie d'une jument par un étalon n'est pas jugée porno, celle d'un homme par une femme oui. Étonnant ! Le péché de la chair, la pudibonderie, le puritanisme font encore des dégâts dans les consciences. ça me les fout mal qu'on puisse montrer tellement de sang et de violence à l'écran, pour les jeunes notamment. Et dès qu'un sein ou un poil de pubis se pointent, c'est ENA censuré. C'est tellement merveilleux un corps :-o :-) Le corps est un, il forme un tout, une unité, pourquoi mettre à part ces fameuses zones érogènes? C'est stupide. J'ai pratiqué des massages "totaux" beaucoup plus intenses et épanouissants que des relations sexuelles. Et il n'y a jamais eu "la petite finition", ni durant, ni après les massages. Cependant, il m'a fallu pour cela franchir un cap, j'avais encore ce message "le sexe c'est sale". Mais je suis sans doute d'une autre génération que la tienne, Mam'selle, avec mes cheveux gris, ceux qu'ils me restent...

Le porno a ses côtés éducatifs d'accord, mais il sert souvent de modèle et met des ornières à la créativité dans l'acte sexuel et tout ce qui l'entoure. Je me demande si les ados sont mieux préparés à leur "première" fois après avoir vu la chose sur Internet? En fait, ma réponse est non. L'éducation sexuelle est complètement dépassée par la déferlante porno.

En fait, tu fais bien d'en parler, car le porno finalement, il est partout et tellement proche, trois clics, mais on en parle peu, ou comme si c'était le grand méchant loup. Donc pas de diabolisation, mais attention, à réserver à un public averti.

Mademoiselle Catherine a dit…

@iza: Très bon extrait, tout à fait à sa place dans les commentaires! Merci :)

@Fredzy: Porno, cannabis, alcool, jeux vidéo, nourriture et tout le reste, même combat: tout est question de sélection et de modération. Et ceci ne peut être rendu possible que par un minimum d'éducation.
Or, j'ai bien peur que les cours d'éducation sexuelle dans les écoles n'aient 42 trains de retard, d'où ce "besoin" de se faire sa propre éducation.
Et il est très déplorable que le porno immédiatement accessible soit, justement, celui de mauvaise qualité, mais cela vaut hélas aussi pour la musique, le cinéma "traditionnel" et d'autres formes d'art: il se trouve que nous vivons dans une société de consommation, et il n'est pas aisé de faire un choix, car nous croulons sous l'offre. Si certains restent volontiers sélectifs, j'ai bien peur que la grande majorité ne se contente du "clé-sur-porte", à savoir des premiers résultats de recherche Google (dans lesquels les films dont il est ici question n'apparaissent pas).

Donc, le porno, c'est bien, pour peu qu'il ne soit pas une fin en soi et s'accompagne d'une réflexion, d'un imaginaire et de désirs propres à l'individu, ce qui, j'en ai conscience, n'est pas donné à tout le monde...

Wakajawaka a dit…

"un magnifique bras d'honneur au féminisme abolitionniste selon lequel il est humainement impossible pour une femme de faire du porno sans en être une victime".

Comme de tant d'autre choses... On s'est suffisamment frottés aux féministes intégristes (pour lesquelles la femme est toujours une victime dont le libre arbitre est systématiquement nié dès qu'il s'exerce dans des domaines qui déplaisent à ces "nouvelles dames patronnesses").

Certaines dans leur démarche sont plus proches d'un Faurisson que d'une Rosa Parks.
M'enfin... considérant le nombre de femmes qui regardent des films pornographiques et y trouve matière à plaisir ou plus largement, qui mènent leur vie sans se soucier des diktats, je crois qu'on peut avoir bon espoir que ces réactions outrées disparaissent un jours dans les oubliettes de l'histoire, ou soient regardés par les historiens avec le même effarement que la période des inquisitions.

Longue vie au libre arbitre et au droit à disposer de ses plaisirs comme bon nous semble, dans la mesure ou ils ne nuisent pas à autrui !

Mademoiselle Catherine a dit…

C'est étrange que tu mentionnes Rosa Parks, car à mes yeux, cette grande dame a davantage lutté pour l'égalité des chances (au sens large et noble du terme) que pour l'égalité des sexes. En ce sens, j'ai un immense respect pour elle, car c'est bien cela que je défends bec et ongle.

Par contre, je suis dubitative quant au nombre de femmes qui s'intéressent à la pornographie avec bienveillance: tu as sans doute l'impression d'en côtoyer beaucoup, car tu es ouvert d'esprit et que tu sélectionnes tes fréquentations à l'avenant, ceci dit, je ne pense pas que nous soyons si nombreuses que ça, car il faut bien avouer que la grande majorité des productions contemporaines sont loin d'être de qualité (et ce sont hélas les plus visibles).

Je pense que tant que la législation n'aura pas évolué au sujet du cinéma X, l'ensemble du porno sera mis dans un même sac, aussi serait-il serait judicieux de rétablir une simple interdiction aux moins de 18 ans pour les films qui ont un réel intérêt cinématographique, leur permettant, ainsi qu'à leurs auteur/es d'être présents dans les salles "traditionnelles" et donc de sortir du ghetto classé X.
Des films comme "Polissons et galipettes", "Shortbus", "9 Songs" ou "Dirty Diaries" ont prouvé récemment qu'il est tout à fait possible d'intéresser un public cultivé à ce genre cinématographique, et si j'ai bon espoir que cette évolution se poursuive de manière favorable, je continue malgré tout de croire qu'il reste encore, out there, in the world, beaucoup de gens ignorants qui rejetteront la pornographie en bloc, quelle que soit sa qualité.

Car le problème, selon moi, n'est pas la pornographie en elle-même, mais l'absence d'éducation autour de la pornographie.

Et on ne reviendra pas sur les militantes aigries, vindicatives et donneuses de leçons qui, personnellement, m'agacent profondément :p

Wakajawaka a dit…

Rosa Parks est une personne pour qui j’ai beaucoup d’admiration, et que j’apprécie pour les mêmes raisons que toi.

A l’heure ou certain(e)s pratiquent une relecture parfois échevelée de l’histoire à travers le seul filtre de la lutte des femmes (qui est tout de même un combat important) et qualifient de "féministe" à tour de bras au risque d’anachronismes, de réductions et de contorsions douteuses, cette belle figure de femme humaniste m’est venu à l’esprit plus que tout autre. Quand à comprendre pourquoi…

L’effet de proximité avec mon entourage, fausse probablement ma vision, il est vrai. J’ai cependant rencontré des femmes qui prétendaient exécrer le porno en public et en était consommatrices régulières "en privé".

Ceci dit, on les comprend. Comme tu le dis la majorité de la production est déplorable, et principalement destinée à un public mâle dans lequel j’ai parfois bien du mal à me reconnaître (les éjaculations faciales me sont anti-érotique au possible). Il y manque souvent des composante que j’apprécie : le côté ludique de la relation, le plaisir… Ne parlons même pas des cris improbables éructés durant une majorité de films (ça, tu l’avais évoqué dans un billet ce me semble).

La prohibition pornographique aura eu le même effet que toutes les prohibitions : et ce n’est pas un effet positif.

Shortbus est un chef d’œuvre à mes yeux. Nous l’avons regardé il y a peu avec un grand plaisir (cinéphilique) avec une amie. Elle fut assez surprise de découvrir qu’il existait un monde de créations entre le porno à l’abatage et "L’empire des Sens". Deux extrémités qui peuvent se lire comme deux ghettos : soit on est arty et adoubé par les Cahiers du Cinéma, soit on est de la viande à porn-tube.
Il y aurait pourtant tant de territoires de création à aborder.
Je ne suis pas certain qu’un jours, la situation "officielle" se débloquera, mais je pense que les nouveaux moyens de production et de diffusion ont permis en partie de sortir les films "X" de l’impasse dans laquelle ils étaient. Impasse grandement liée aux coûts et à l’impossibilité d’avoir des financements.