dimanche 27 novembre 2011

De l'art et du cochon #3

En ce jour du Seigneur, permettez-moi d'émettre – une fois n'est pas coutume – de profondes réserves à l'égard d'une caste que j'adore mépriser, j'ai nommée l'intelligentsia pseudo-intellectuelle (applaudissez l'oxymore !).

En effet, pas plus tard que vendredi, par un hasard nommé Caroline, je me suis rendue dans une galerie d'art visiblement réputée à l'occasion d'une remise de prix quelconque. Entre des broderies à forte connotation sexuelle, des sculptures sans forme (avec toutefois de jolies couleurs) et une fresque que je qualifierais volontiers d'immonde comprenant ce genre de dessins idiots que je griffonnais en marge de mes cours pour faire rire mes voisins, j'ai néanmoins été ravie de revoir un court métrage d'animation qui m'avait littéralement coupé le souffle lors de sa présentation il y a quelques années et de découvrir les paysages étonnants de symétrie et de sobriété d'un photographe aussi agréable à regarder que ses clichés.
Et je suis très fâchée que ces derniers soient rentrés bredouilles – je ne me suis d'ailleurs pas privée pour l'exprimer dans un langage légèrement plus fleuri en apprenant la nouvelle. Certes, il n'y avait que deux prix, et participer à ce type de compétition implique d'en accepter les risques, notamment celui de ne pas obtenir les honneurs du jury (pour peu que l'on soit sélectionné...), il n'empêche que je me demande souvent comment ce dernier fait ses choix.

Voyez-vous, j'ai l'impression qu'à l'heure actuelle, les œuvres à l'immédiateté remarquable n'entrent pas dans le moule de ce que d'aucuns aiment à qualifier "d'art contemporain" : contrairement à d'autres concepts visuellement moins intéressants mais représentant un défi intellectuel aux yeux de certains (je vous laisse d'ailleurs le soin de vérifier par vous-même ce que signifie en anglais l'expression intellectually challenged...), ces travaux ne s'encombrent pas de longs discours dégoulinants de jus de tête.
Et je vous avoue que ces mentalités de clocher qui sont d'application dans bon nombre de chapelles artistiques me gavent autant qu'elles me fatiguent, car elles rendent quasiment impossible toute tentative de passerelle d'un cercle à l'autre.

On en revient à l'éternel problème de catalogage selon lequel pour exister en ce bas monde (et à plus forte raison dans le monde artistique), il est nécessaire d'entrer dans une case prédéfinie, voire de créer sa propre case et de s'y tenir. Ainsi n'est-il pas rare de voir certains travaux pourtant renversants de beauté ne jamais atteindre le public ni obtenir le succès qu'ils méritent pour la simple raison que leurs créateurs n'ont pas jugé bon de les entourer de longues diarrhées spirituo-conceptuelles. Et je déplore profondément qu'il faille aujourd'hui, pour peu que l'on ait un minimum d'ambition, jouer le jeu des grands discours tirés par les cheveux, car selon moi, l'art, quelle que soit la discipline choisie, reste avant tout un moyen d'expression ainsi qu'un lieu d'échange entre un créateur et son public, et il se doit, à mon humble avis, de se suffire à lui-même.

Étant moi-même dans la création, je suis souvent curieuse du processus créatif des autres, et il n'est pas rare que je me penche plus avant sur leurs intentions quand leurs travaux m'ont tapé dans l'œil ou dans l'oreille – il faut néanmoins qu'un premier contact soit établi, et je suis vite agacée par les œuvres présentées comme des expérimentations, car si celles-ci en sont encore au stade de l'expérience, c'est qu'elles ne sont, à mon sens, pas terminées et qu'elles n'ont pas à être présentées au public.

Qu'il en faille pour tous les goûts est une chose.
Ceci dit, je trouve navrant de fermer des portes à des artistes de grande qualité sous prétexte qu'ils n'utilisent pas le bon vocabulaire, car l'art, me semble-t-il, s'en passe volontiers : il s'agit avant tout de partage et de transmission d'émotions, pas de thèses universitaires. Comme le disait Piet Mondrian, la situation de l'artiste est humble. Il est essentiellement un canal.
Un certain nombre d'individus – et non des moindres, à en croire leur position sociale – semble hélas l'avoir oublié...

Comité de visionnage : "The Shape of Things".

21 commentaires:

Maylala a dit…

Bonjour bonjour, me revoici :)

J'ai viré "scientifique" petit à petit, peut-être à cause d'une vieille bosse au crâne, mais sûrement aussi parce que l'art m'a déçue tellement de fois.

Pour tout ce qu'il me semblait comprendre (ce qui était "joli", ce sur quoi on pouvait mettre au moins quelques mots intelligibles à mon niveau, ce qui me fournissait simplement des sensations "élevées"), il y avait quelqu'un pour me dire que ce n'était pas vraiment de l'art, que mes goûts étaient immatures, et cetera...

Et finalement, c'était comme si plus quelque chose était inaccessible, plus c'était artistique.
Il me semble que ça aurait dû être le contraire...


Et moi aussi, j'ai été touchée par la vidéo (d'ailleurs merci pour le lien) mais je reste presque froide aux photos.
Pour moi, ce sont des photos de paysage avec des éléments géométriques qui tombent bien. Je ne veux éclabousser personne de mon avis, mais j'aimerais bien qu'on arrête de me dire: "le propre de l'art, c'est de faire naître des sensations chez n'importe quel humain".

A force d'entendre ça, j'ai l'impression d'être un robot.

Anna E. a dit…

C'est hélas valable dans tous les domaines, double hélas un tel comportement fait partie de la nature humaine ...
(Je fais vraiment avancer le schmilblick, je sais)

éric a dit…

Oh, que ça fait du bien de lire ça ! :)

Je ne détaille pas parce que c'est un inépuisable sujet de colère et d'indignation (de VRAIE indignation).

En même temps, histoire d'apporter le petit bémol qui entretient et l'amitié et le débat, il me semble que tu devrais considérer comme positif justement, le fait que les artistes qui t'ont touchés ne soient pas récompensés par un système "méritocratique" qui est l'anti-thèse de l'art.

S'ils n'ont pas eu de médailles, c'est qu'ils sont restés intègres !

Je n'ai pas vu la vidéo - souci de débit - mais les photos sont belles car elles expriment toute la contradiction de notre société de consommation : des objets purement utilitaires, en quasi ruine et sans âme qui vive autour !
Quel raccourci des inutilités de notre civilisation de l'éphémère et du dérisoire! :)

Ha, merde, j'ai détaillé...

Mademoiselle Catherine a dit…

@Maylala: Pour un retour, il est de toute beauté!

Selon moi, l'art se doit de toucher des cordes sensibles qui nous sont personnelles, et il me semble bien plus immature de suivre des goûts imposés par autrui plutôt que d'assumer les siens.
De la même manière, j'estime ne pas avoir à justifier mes goûts, car j'ai bien du mal à expliquer pourquoi telle chose me touche tandis que telle autre me laisse de marbre (à moins que ce ne soit trop personnel pour que j'aie envie d'en parler), et ce qui me déplait aujourd'hui me réjouira peut-être demain, car notre registre émotionnel est fort heureusement bien plus vaste que celui du langage parlé.

@Anna E.: Critiques d'art, commerciaux, publicitaires même combat: décider pour la masse de ce qu'il faut aimer/consommer.
Heureusement qu'il reste des factions rebelles!

@éric: Je ne sais pas si je dois me réjouir que ces deux artistes n'aient ramassé aucun laurier, car, comme je le dis dans ma note, je suppose que lorsqu'on participe à ce type de remise de prix (puisque personne ne nous y oblige), on a l'espoir d'en sortir gagnant. Certes, le fait de voir ses œuvres sélectionnées pour la "finale" est déjà une consécration en soi, mais il doit être frustrant d'être arrivé aussi loin pour repartir les mains vides.

Pour ma part, je suis totalement allergique à l'idée de compétition entre artistes, car j'estime d'une part que l'union fait la force et qu'on n'arrive jamais à rien de bon en se tirant dans les pattes, et d'autre part que ce n'est pas à une poignée d'individus que revient la décision si oui ou non, on est "valable" en tant qu'artiste.

Soit...
Je partage ta vision des photos: des instantanés d'un pays merveilleusement contradictoire.

Wakajawaka a dit…

"Je déplore profondément qu'il faille aujourd'hui, pour peu que l'on ait un minimum d'ambition, jouer le jeu des grands discours tirés par les cheveux".

C'est aussi ce qui m'irrite un chouïa. Sans discours ronflant, pas de considération, voire : pas d’œuvre !

C'est ce qui me fait apprécier les artistes qui circulent hors de la piste trop bien balisée du marché actuel de l'Art Contemporain.

Une galeriste m'avait expliqué un jour à propos d'un artiste dont j’examinai les œuvres (très "bof" : de grands coups de rouleau à ripolin sur des toiles vierges) qu'il fallait que son "poulain" peaufine discours pour être "vraiment rentable".
Aujourd'hui j'ai l'impression que les galeristes "investissent" plus dans des artistes qu'ils n'aiment réellement leur art. Ils contemplent leurs œuvres avec des yeux de calculette.

Une chose également m'avait surpris, il y a quelques années au Salon d'Automne.
Je me suis rendu compte que tous les artistes vraiment "en vue" étaient :
1- dans une mouvance "conceptualiste"
2 - presque tous issus de professions libérales (surtout des medics)avant de devenirs "artistes"
A croire que l'art pour eux n'était qu'une étape plus lucrative dans leur plan de carrière.

Bien que je pense que ce fut totalement le fruit de hasard, ça m'a tout de même interpelé.

Je crois qu'il en va de l'analyse artistique (quel que soit l'art) comme de la psycho : au delà d'une certaine profondeur d'analyse nos mots deviennent anthropophages et on part en roue libre !

Mademoiselle Catherine a dit…

J'avoue que je connais très mal, pour ne pas dire nullement, le milieu de l'art contemporain, si ce n'est à travers des connaissances qui gravitent autour en tant que créateurs, et je me rend bien compte à quel point il leur est difficile de creuser leur trou, quelle que soit la qualité de leurs travaux.
Il me semble que dans ce microcosme - bien plus que dans les autres - une réputation se construit à grands coups de pistons (et ne voyez dans cette formulation aucune pensée obscène!).

Quant à la valeur commerciale d'une œuvre, j'ai bien peur qu'elle l'emporte sur sa sincérité aux yeux de beaucoup de gens...

Miss Sunalee a dit…

"longues diarrhées spirituo-conceptuelles"
pourquoi ça me fait penser à autre chose ?

Véro a dit…

Plein de bon sens...

@éric. "S'ils n'ont pas eu de médailles, c'est qu'ils sont restés intègres"

Tu penses ?!

éric a dit…

@ Véro : oui, je le pense.

La démarche de concourir peut porter atteinte à l'intégrité artistique puisque on accepte de pouvoir être récompensé non pas POUR son travail mais PAR RAPPORT au travail des autres.

Le fait de ne pas être primé (tiens, comme au Salon de l'Agriculture ! ^ ^) remet les compteurs à zéro et peut justement éviter de se prendre la tête sur d'autres concours tout aussi abscons.


Maintenant il faudrait développer, tout ça, mais bon...

Véro a dit…

@éric. A ce moment là, dit plutôt "ils ont une chance de rester intègres". La dermarché ils l'ont eu, ils se mettent en danger selon ta vision des choses, mais ce ne sont pas ceux qui décernent les médailles qui s'en soucient : Ils n'ont pas gagné de médaille de l'intégrité que je sache. ^_^

éric a dit…

Je suis d'accord : ma formulation n'est pas la plus adéquate...

J'y reviendrais, un jour, peut-être... :D

Mademoiselle Catherine a dit…

@Miss Sunalee: Je ne vois pas du tout à quoi tu fais allusion ;)
Faut croire que ça m'a traumatisé à vie...

@Véro & éric: J'aimerais beaucoup en parler avec les principaux intéressés, si l'occasion se présente...
Je me souviens d'avoir soutenu un ami qui se présentait à un concours musical il y a quelques années, et il était (vraiment) extrêmement déçu de ne rien avoir gagné.
Je pense que tout dépend de la façon dont on prend les choses en amont: si l'on y va "juste pour voir", on a, je pense, plus de chances de s'en sortir sans grande déception pour la simple raison que l'on n'attend rien de particulier.
Ce qui n'empêche en rien d'avoir l'espoir...

JCVD a dit…

Rien à redire. Toujours les goûts et les couleurs, les castes et autres catégories.

Si certains artistes sont bien un canal (et je me réjouis si ça fait naître des sensations chez certains humains).

Par contre, comme pour tout domaine, certains artistes ne sont, sans doute, que l'extrémité inféreure de ce canal.

Anne-Lise a dit…

Je suis d'accord avec toute une partie de ton propos (injustice, favoritisme vis-à-vis de gens sans talent au mépris de vraies choses bien senties). Bien souvent, j'aime ne pas avoir de discours d'escorte pour appréhender une oeuvre, la découvrir vierge de toute information. Par contre, si elle m'a interpellée ou au contraire laissée perplexe, j'aime aussi à connaître un peu plus de contexte. Tout discours/concept ne me paraît donc pas inutile. Toute parole d'accompagnement ne se réduit pas à mes yeux à une logorrhée intellectuello-chiante et je trouve qu'un critique ne doit pas nécessairement être assimilé à un publicitaire, sachant qu'il pourra contribuer à mettre en lumière une oeuvre, à la faire connaître. Maintenant, ça n'empêche pas certains de ne pas être objectifs face à la mode, au marketing, etc.

Si on dévie légèrement de ton propos, on pourra aussi constater, à l'heure du 2.0 et de la surexposition de l'artisanat, que trop de gens qui font de la peinture du dimanche (ou toute autre forme d'art) chez eux se considèrent eux aussi comme "artistes", là où précédemment on aurait parlé d'"honnête passe-temps", sans cerner une seule seconde ce qui se joue dans le réseau artistique.

Je parle encore depuis ma chapelle, mais il me semble que ça s'applique également au livre pour enfants : tu n'imagines pas le nombre d'horreurs qu'on reçoit en dépôt, éditées à compte d'auteur ou par des structures qui ne cherchent qu'à faire du gain. Halte à la publication à tout prix. Ecrire, illustrer, ce sont de vrais métiers. Si par ailleurs certains vivent la chose comme une thérapie, rien ne les empêche de véhiculer ça en cercles restreints.

Mademoiselle Catherine a dit…

@JCVD: Vaste système de canalisations que celui qui relie les créateurs au public...
Il en faut effectivement pour tous les (é)goûts.

@Anne-Lise: Il y aurait bien entendu une multitude de nuances à apporter à cette note écrite sous le coup de l'indignation, mais comme cela faisait longtemps que je n'avais pas poussé de coup de gueule sur mon blog, j'ai voulu faire honneur à ma réputation ;)

Comme je l'ai écrit, il n'est pas rare que je m'intéresse au contexte et à ce qui a poussé un artiste à créer telle ou telle œuvre, car cela permet souvent de mieux la comprendre. Je trouve néanmoins dommage que certaines "élites" semblent se contenter d'un discours intellectuel au détriment de l'apport émotionnel.

Et je suis tout à fait d'accord avec toi en ce qui concerne les artistes du dimanche, d'autant plus que nous vivons à une époque où n'importe quel péquenaud peut devenir une "star" en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
C'est oublier un peu vite que la création artistique à titre (semi)professionnel demande énormément de travail - et pas que de réflexion.

Quant à la diffusion de travaux amateurs, je suis presque fascinée par l'absence de jugement de certains face à leur propre talent (cf. certaines auditions de "La Nouvelle Star" et consorts).
Il faut dire qu'il est aujourd'hui devenu tellement facile, pour qui en a les moyens, de reproduire et de diffuser ses créations à plus ou moins grande échelle (internet, mon amour ♥) que beaucoup de gens semblent en perde leur bon sens...

Marcd a dit…

je ne participe plus aux concours d'art, mais j'y vais encore assez souvent non plus pour l'amour de l'art mais histoire d'être étonné du mauvais goût (enfin on va l'étrangeté du choix) des jury.

Par exemple, le bourgmestre qui annonce tout fier le gagnant du prix Mediatine (et hors contexte sur la video "rien ne nous arrête") une sorte d'escabeau où quelqu'un avait même trouvé utile de laisser une brochure pensant à un mobilier un peu moche. Mais non, les nombreuses photos, sculptures et peintures n'ont pas résisté à ce mobilier issu d'un bac à ordure :D

http://youtu.be/k7Qbtw06TBY

Mademoiselle Catherine a dit…

Cette vidéo est SUR-RÉA-LISTE, merciii!!!

un paysagiste pileux a dit…

Well well Mademoiselle Catherine,
vos commentaries ne sont pas tombés dans l'oreillette d'un sourd ! Votre prose m'a tout simplement scotché. Je regrette néanmoins que le lien menant aux paysages référencés soient un tantinet vieillots. En effet, ils datent de 2004 et j'avoue que la présentation est rébarbative, sinon simplement binaire pour un travail artistique qui se nourrit de carnets de voyage (parfois pas très lointains et souvent très personnels) faits-main, sentant bon la transpiration des doigts qui ont serré un porte-plumes un peu trop longtemps comme un naufragé se cramponne à son radeau, presque pas encore prêt à lâcher le malheureux bout de bois qui le flotte au milieu d'un océan d'indifférence.
Celui-ci erre dans le milieu de l'art "content pour rien" depuis une petite décade, la majeure partie du paysage institutionnel de la culture s'en foutant éperdument de ce qu'il s'y raconte tout simplement parce qu'elle n'a aucune connaissance des lois qui régissent le propos.
J'aimerais profiter de votre espace d'expression libre pour en profiter de dire ô combien je suis marri de ne pouvoir présenter mon oeuvre photographique selon les standards communicationnels en vigueur. Parce que je dois ie avouer que j'ai étudié l'Âârt, Madame, et j'avoue que j'en connais bien moins bien à propos de l'art de communiquer autour de ce qui me maintient debout et, en quelque sorte, vivace.
Je suis un canal, homme diraient d'autres, bien que je me sente plutôt comme un bruit dans le langage fastidieux de la communication consensuello-sociale. Mais qu'à cela ne tienne ! Je tiens beaucoup à mon petit bruit et serais très heureux de partager quelques-uns de mes paysages personnels en votre compagnie.
Bien à vous,

Mademoiselle Catherine a dit…

Cher paysagiste, me voilà bouche-bée!
Veuillez d'ores et déjà accepter mes excuses pour le lien que j'ai intégré à ma note: c'est ce que j'ai trouvé de plus complet visuellement parlant et comprends néanmoins que vous insistiez sur la présence, lors des présentations de vos travaux, de vos carnets de voyage.

Surtout, ne changez rien à votre démarche: votre bruit m'évoque davantage le vent qui s'engouffre dans nos friches industrielles que le brouhaha des soirées mondaines (dans lesquelles vous devez vous sentir autant à votre place qu'un moine bouddhiste dans une soirée de Claude Challe).

Faisons du bruit quand bon vous semble (en tout bien, tout honneur, cela va sans dire), et mes hommages à vos chevilles (surtout celle qui vous empêchait de marcher vendredi dernier).

waldorf a dit…

Merci pour le lien photo, aime bien.

Quant au reste, l'art est maintenant dans le texte, qui ne veut souvent rien dire, expliquant l'oeuvre ou la vision de l'artiste à grand renfort de diarrhée verbale… plus dans l'émotion que ça provoque…

"L'emballage" est devenu plus important que le contenu…

Vibrer ou pas devant une photo, un tableau, sur un morceau de musique, ça ne s'explique pas mais simplement ça se vit…

;)

Mademoiselle Catherine a dit…

Ça ne m'étonne pas que tu aimes ces photos, tiens ;)

Et pour le reste... on est d'accord!