mardi 15 janvier 2013

La fin d'une époque

Ceci est un texte à chaud parce que l'actualité fait saigner mon cœur : en effet, l'annonce aujourd'hui que la grande chaîne anglaise HMV est sur le point de déposer le bilan m'attriste profondément. D'une part parce que près de 4500 emplois sont menacés, mais aussi parce que, alors que j'y étais encore il y a quelques jours, je risque de ne pas retrouver ces lieux familiers à mon prochain passage à Londres.
Un scénario que j'ai vécu bien trop souvent en différents endroits et qui me laisse à chaque fois avec une immense sensation de vide.

L'annonce de ce redressement judiciaire, en même temps que les magasins Virgin en France, me fait également prendre douloureusement conscience que l'époque du support physique touche à sa fin. Et ça, ça me rend véritablement inconsolable.

Fond sonore : Françoise Hardy, "Comment te dire adieu ?".

18 commentaires:

lalydo a dit…

Cela fait peur tout de même, tout ça...

Anna E. a dit…

C'est triste :(
C'est comme ma librairie préférée qui n'applique plus la réduction de 5% sur les livres, alors qu'elle était il y a quelques mois une des dernières à le faire : c'est que son chiffre d'affaires doit être en baisse ...
Je résiste du mieux que je peux, mais toute cette dématérialisation ne me plaît pas du tout du tout du tout.

Mademoiselle Catherine a dit…

Je me souviens de mon dernier passage à Rennes, il y a quelques années: je me faisais une fête de retourner chez Rennes Musique, le disquaire chez qui j'ai acheté au bas mot la moitié de mes disques. Quelle ne fut pas ma déception de trouver porte close: il avait fermé quelques mois auparavant, et ce n'était que le début de l'hécatombe :(

Les tests de Gridou a dit…

J'y vois deux constatations :

La première, c'est la mentalité des gens. Nombre de mes amis téléchargent TOUT : bouquins, films, séries, albums, putes, ... sous un prétexte totalement nase : mais c'est gratuit, je ne vais pas payer tout de même ! Ces sombres personnages estiment que la culture doit être gratuite et quand je leur dis que le jour où il n'y aura plus ni écrivain ni chanteur pour nous faire évader, ils y repenseront. Généralement on me rit au pif.
(Je télécharge les séries parce que je n'ai pas envie d'attendre 2 ans avant de les voir mais j'achète mes albums, mes livres et puis je vais au cinéma... Pigeonne ? Non, idéaliste une fois encore)

La seconde, c'est la non-remise en question des points de vente qui n'ont soit-disant pas vu venir la vague du téléchargement. Je modère un peu plus mes propos pour les petits points de vente mais pour Virgin je ris quand même un peu.

Je ne pense pas que la dématérialisation sera totale mais je suis malgré tout navrée de lire qu'une fois de plus, socialement, des personnes vont perdre leur emploi et se retrouver dans la panade...

Mademoiselle Catherine a dit…

Je suis assez d'accord avec ta réflexion, surtout au sujet du tout-gratuit (même que j'ai l'impression que "gratuit", c'est encore souvent trop cher).
D'ailleurs, quelqu'un avait posté un "tweet" très intelligent au sujet du pseudo-scandale qu'il y avait eu autour d'Instagram il y a peu: je n'ai pas retrouvé la citation originale, mais en gros, ça disait "Et donc, vous trouvez scandaleux qu'Instagram utilise vos photos de merde, par contre, c'est totalement ok quand vous téléchargez gratuitement les travaux d'artistes dont c'est le métier".
Cette phrase résume parfaitement les mentalités ambiantes: prendre sans rien donner en retour. Une autre phrase qui résume bien le problème de fond est celle-ci.

Parfois, j'en viens à songer à une grève internationale de tous ceux dont le métier est créatif de près ou de loin: aucune présence d'aucun professionnel des arts et de la culture sur le net pendant quelques jours, notamment dans le secteur de l'information gratuite, juste pour la forme (tout comme Mickey 3D avait "joué" un titre sans intermittents du spectacle aux Eurockéennes de Belfort lors du grand mouvement social il y a environ 10 ans: sans éclairage, sans son et... sans musiciens!). L'idée d'une grande grève des plateformes de téléchargement en soutien aux artistes me plairait bien aussi, mais ça ne risque pas d'arriver.

Quant à l'absence de remise en question des grands groupes, la BBC en parle bien mieux que moi dans cet article. En revanche, cela peut offrir une belle opportunité aux petits commerces plus spécialisés, et la toute récente réouverture de Caroline Music à Bruxelles est un signe très encourageant et porteur d'espoir.

Ceci dit, tu parles de non-remise en question des points de vente, mais cela vaut aussi pour beaucoup d'artistes qui, plutôt que de se lamenter, feraient bien d'exploiter les nombreuses opportunités que leur offre internet, comme Amanda Palmer qui, pour son dernier album, a récolté un million de dollars (pardon, je ne me suis pas bien exprimée: il fallait lire "qui a récolté UN. MILLION. DE DOLLARS!!!") en faisant appel à la générosité de ses fans sur un site de financement communautaire.

Dans le fond, je me demande si la crise ne sera pas bénéfique à terme, car beaucoup de personnes ont envie de revenir à des valeurs et à des rapports plus simples.
Mais c'est peut-être moi qui suis une grande idéaliste...

Anonyme a dit…

Les vrais amoureux de la musique ne téléchargent pas, seuls les consommateurs de musique téléchargent de la musique numériquement trés compressées (en gros du bruit plaisant ...) et qui ne permet plus de distinguer les nuances parce que les harmoniques se sont perdues dans la numérisation (d'où le retour de certain puriste à la bonne vielle platine 33T .. plus de chaleur dans le son que l'on ne retrouve pas sur des fichier télécharger)
pour ma part je suis trés attaché au livret qui accompagne le CD juste pour voir qui produit qui arrange quels sont les musiciens ...
Maintenant les artistes ont leurs mots à dire dans la mesure où comme certain l'on fait (Prince, Radiohead ...)s'exonèrent de l'industrie du disc et son en vente "direct"
Enfin tout ça pour dire que les artistes resteront et que c'est juste un "virage" économique et social et malheur à ceux qui ne savent pas changer de cap (Virgin et autre pachiderme de la consommation artistique)
Niko

Mademoiselle Catherine a dit…

Un récente soirée d'anniversaire me fait nuancer tes propos concernant les mélomanes qui écouteraient encore des supports physiques: bien que qu'entourée de véritables passionnés de musique, ça ne les a pas empêché de brancher l'iPhone et de passer des MP3 hypercompressés dans la sono (de qualité médiocre).
Ça m'a vrillé les tympans (il faut dire que j'ai les oreilles infiniment fragiles - j'en ferai sans doute une note un jour), et visiblement, j'étais la seule que ça dérangeait.

Le problème, c'est que là aussi, nous nageons en plein paradoxe: d'une part, des campagnes d'information poussent le public à protéger ses oreilles dans les concerts, et de l'autre, tout le monde se fout visiblement de transformer de la musique faite avec amour et savoir-faire en ignoble bouillie de fréquences nocives pour l'oreille interne.

Je crois qu'il y a toute une éducation à faire à ce sujet...
Et c'est loin d'être gagné!

éric a dit…

La fin d'une époque est aussi le début d'une autre.

Ce billet (comme souvent ici) comporte plusieurs axes de réfexions.

En vrac :

1) La dématérialisation et son accessibilité pose la question du commerce de l'art : jusqu'ici, personne n'a de réponse satisfaisante et moi moins que quiconque...

2) La gratuité est-elle réellement le poblème ? À mon avis, non. Le problème est plutôt de réellement comprendre qu'une société a besoin d'art, donc d'artistes, et qu'il va lui falloir trouver un moyen de les faire vivre (subventions, mécénat, pas ou peu d'impôts, facilitation des conditions de travail (local, matériel, autorisations, etc...)... Entre les tenants de la rigueur budgétaire et les forçats du "Arbeit macht frei", ça va pas être simple...

3) Les pertes d'emplois (attention, cynisme inside pour bien illustrer le propos) : moins graves (peut-être) que les pertes de vie en Syrie, à Fukushima ou bientôt au Mali. Si les patrons de ces boîtes ont la responsabilité de n'avoir pas su s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation, les employés ne peuvent pas non plus s'en éxonérer. D'autant qu'ils sont souvent eux-mêmes de gros consommateurs de nouvelles technologies ! Même si pour eux un changement de situation professionnelle est éminemment plus délicat... (notre hôtesse et moi-même sommes bien placés pour en parler).

4) la nostalgie de l'objet : papier, carton, vinyle, les matières ont des couleurs et des parfums que n'auront jamais les fichiers numériques qui ont pour eux d'autres avantages. Légèreté et pérennité. Peut-être que cette dématérialisation amènera les futures générations à ne plus être accros aux "choses" et à reporter leur affection sur les gens ? comment ça, idéaliste ? :D

Wakajawaka a dit…

Des "passionnés de musique" qui utilisent le mp3 plutôt que le FLAC ?

Me voici très dubitatif... (non, pas de jeux de mots douteux !).

J'espère pour eux qu'ils ont un convertisseur entre le dock de leur joujou mp3 et leur ampli, sinon, ils peuvent déjà pleurer sur leurs enceintes.

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Le deux premières questions que tu soulèves ramènent au problème de l'éducation (ou de l'absence d'éducation) autour de ces sujets: comme évoqué dans mon précédent commentaire, il y a du pain sur la planche à ce niveau-là (comme à bien d'autres niveaux, d'ailleurs).

Je pense que c'est aux artistes de trouver eux-même une solution qui leur convient, et beaucoup le font d'ailleurs avec brio (Amanda Palmer dont je parlais plus haut, Radiohead ou Prince mentionnés par Niko, David Bowie, Laurie Anderson, et j'en passe). Le hic, c'est que cela demande du temps - celui de se créer un réseau, de potasser la législation, de s'entourer d'une équipe de confiance. Or, les "gens" (terme générique) n'ont jamais été aussi impatients: tout comme "gratuit, c'est trop cher", "vite, c'est trop lent".
C'est oublier un peu rapidement d'où l'on vient. Et comme dirait l'autre, quand on a la mémoire courte, on a intérêt à avoir la bite longue, mais je m'égare...

Et je te rejoins sur les deux autres points, même si je serais beaucoup moins idéaliste que toi en ce qui concerne l'éventuel report de l'affection sur les gens.

@Wakajawaka: Il a fallu que je fasse une recherche pour savoir ce qu'est le FLAC :p

Wakajawaka a dit…

Le FLAC est un format merveilleux et adopté maintenant par beaucoup d'audiophiles pour sauvegarder leurs trésors... et il y en a des trésors à re-découvrir sous ce format !

(La correction automatique me propose aquariophiles à la place d'audiophiles... Nemo, on t'a reconnu ! ).

Véro a dit…

"L'annonce de ce redressement judiciaire, en même temps que les magasins Virgin en France, me fait également prendre douloureusement conscience que l'époque du support physique touche à sa fin. Et ça, ça me rend véritablement inconsolable."

Idem. Bon, il est évident que Virgin s'est un peu endormi sur ses lauriers alors que d'autres enseignes essayent de prendre le virage en se diversifiant, en exploitant cet outil incontournable qu'est internet. En attendant ça fait du monde en plus à la rue... comme s'il y en avait pas assez !!!

Je répondais récemment à ton billet sur le stress au travail et le voici justement, la peur de ne pas être capable de prendre ce virage à cause de ma phobie des technologies -c'est devenu une phobie, avant c'était juste de l'indiférence-! Que ça me plaise ou pas, va falloir que je me dote des outils d'aujourd'hui si je ne veux pas suivre le chemin de Virgin...

Autrement, à porpos de la nostalgie des objets, j'avoue j'ai une vilaine tendance à donner une âme aux objets -ce n'est pas une question de possession !- mais ta remarque éric m'a quand même fait bien rire : " Peut-être que cette dématérialisation amènera les futures générations à ne plus être accros aux "choses" et à reporter leur affection sur les gens ?" Tu ne peux pas croire une chose pareille. Je pensais encore hier que les gens avaient simplement déplacé leur amour des objets, du livre vers la tablette, par exemple, d'un autre côté quand on voit à la vitesse où ils changent de portable pour toujours avoir le dernier cri, je ne sais plus trop à quoi ils s'attachent vraiment, mais certainement pas aux gens. Ceux-ci ne ressemblent finalement qu'à des pseudos qu'il est amusant de collectionner et qu'il suffit de fréquenter par écran interposé !

Mademoiselle Catherine a dit…

Je ne cherche pas de circonstances atténuantes aux dirigeants qui ont loupé le coche, mais je déplore profondément que leurs erreurs de jugement mettent des gens au chômage.

Quant à ta phobie des nouvelles technologies, je ne peux que trop te conseiller de t'y attaquer une bonne fois pour toutes: je suis la preuve vivante que ce n'est pas si compliqué que ça :)
Même si tout va (trop) vite, je pense que, comme pour tout, ce sont simplement des habitudes à prendre.

Et concernant les objet, j'aime bien leur donner un âme, moi aussi, et même un petit nom, parfois.

Véro a dit…

Oui, je sais, tu as raison, d'ailleurs ça fait partie de mes résolutions de l'année ^_^

YvAN a dit…

Ouhlala, délicat post que voici... il y a du pour et du contre.
"On télécharge parce que c'est tout gratuit quitte à écouter un son de merde..." c'est juste un rien réducteur. Le MP3 peux avoir une bonne qualité en prenant une compression à 320kbps et objectivement nos oreilles ne feront pas la différence ou ne la percoivent plus (sauf si vous disposer d'un auditorium équipé comme il se doit, j'entends)... il y a 10-15 ans, ok, oui moi aussi j'entendais la différence entre un CD copié ou l'original parce que la compression à l'époque était vraiment trop élevée (128kbps max).

Là où je ne suis pas d'accord, c'est nous réduire à ceux qui téléchargent un morceau en qualité médiocre, sans tag, ni pochette, l'écoute en boucle puis le jette à la poubelle pour passer à autre chose... NON, ce n'est pas parce qu'on écoute/télécharge de la musique qu'on est pas un vrai amoureux de la musique.
Dieu sait si je suis fan de musique (ma humble discographie de 1658 CDs et encore quelques 200+ vinyls en sont la preuve, je crois) mais oui je télécharge mais que des albums complets, en 320kbps et qui sont alors taggés comme il se doit (ou des singles achetés sur iTunes en format FLAC) avec minutie et la même rigueur que j'ai dans le classement de mes CDs. Et je suis tellement fan de musique que je peux écouter beaucoup plus souvent de la musique qu'avant sans trimballer 12kg de cds dans ma besace.

Pas de scrupules, si un peu j'avoue, mais en même temps, personne ne plaignait ces pauvres maisons de disques qui vendaient des disques à prix exorbitants avec des marges de petés (car à ce que je saches, produire un CD en frais de production coute beaucoup moins cher qu'un vinyl, faut donc m'expliquer alors pourquoi lors du grand passage du vinyl au CD dans les années 90, les CDs étaient vendus plus cher que les vinyls?)...

Je passe par la case prison mais je partage la pensée d'Adam Duritz (Leader des Counting Crows): “I can dwell on the negatives, but I don’t want to miss out on the fact that there’s 150 million people who I can give songs to. You either treat it as just a money drain, like the record companies do. Or you can treat it as it actually is, which is a conduit, meaning it runs both ways.”
Le lien pour l'article complet (pour ceux que ça intéresse): http://torrentfreak.com/bittorrent-is-the-new-radio-says-counting-crows-frontman-120514/

Cldt
YvAN (le retour)

YvAN a dit…

Pratiquant, pas intégriste!

YvAN a dit…

Dju, faut pas me lancer sur le sujet, je m'emballe direct...

Pour alimenter un peu le débat (si débat il y a), c'est pas parce que je télécharge que je n'achete plus de disques du tout, par contre, j'achete des albums qui en valent la peine, qui font la différence niveau packaging par exemple mais surtout contenu. Très concretement et subjectivement (vu que les gouts et les couleurs...) ça fait combien de temps que vous avez encore trouvé un album bon du début à la fin ?
La surproduction (en nombre, pas en qualité) d'artistes et d'albums génère des albums avec 1 ou 2 bons morceaux (le single et un autre boquet) noyés dans une soupe qui serait normalement cantonnés à la compil "b-sides & rarities" pour autant que l'artiste en question soit créatif assez que pour avoir de la matière.
Exemple: j'achete encore tous les CDs d'artistes comme Trentemoller, UNKLE, Nine Inch Nails et The Cult (dont j'achete tout en double en vinyls aussi d'ailleurs mais ça c'est historique, certains sont d'ailleurs encore sous cello vu qu'entre temps j'ai la version MP3 sur mon iPod, ma clef USB dans la voiture et mon ordinateur portable du bureau).
Donc avant d'accuser "les uns" de voleurs, d'écouteurs de merde ultra-compressée en boite, de surconsommateurs, je propose que "les autres" se bougent un peu les doigts du Q et se debrouille pour sortir un "produit" que l'on voudra AB-SO-LU-MENT avoir physiquement et garder (un exemple concret pour imager mes propos est ici: http://darkstarfilms.wordpress.com/2010/05/07/unkle-where-did-the-night-fall-dans-les-bacs/)

Mademoiselle Catherine a dit…

Bien sûr qu'il y a débat, YvAN, et je suis contente qu'il touche d'autres personnes. Cela veut dire qu'il reste peut-être une lueur d'espoir.
Hélas, comme je l'expliquais dans mon premier commentaire du 17 janvier, j'ai l'impression que de plus en plus de "mélomanes" se foutent pas mal du flacon (et de la distillation), pourvu qu'ils aient l'ivresse (celle, notamment, de se retrouver avec des séquelles auditifs), et cette absence de respect envers soi-même, les autres et la musique m'énerve vraiment beaucoup!

Sache aussi que je te rejoins sur TOUT!
En revanche, je me dois aussi de constater que, les gens étant des pourris (quand ils ne sont pas carrément cons), ceux-là même qui, de leur propre aveu, étaient de "bons clients" des disquaires préfèrent aujourd'hui dépenser leur argent en cartes iTunes et en matériel informatique, comme cette donzelle que j'ai juste envie d'encastrer dans un mur à la lecture de son témoignage ("Elle a donné 2 000 euros à Apple en quinze jours", par contre "Les vinyles ? « Quand j’aurai de l’argent »" - mon cœur saigne quand je lis ça).

Toi et moi faisons partie de la dernière génération d'acheteurs compulsifs, même si j'achète moins (et ne télécharge toujours rien du tout) pour la simple raison que je n'écoute quasiment plus de musique, et je redoute un peu le moment où l'envie reviendra: où me fournir ce jour-là?
J'ai peur qu'à terme, il ne devienne plus facile de trouver de la coke que des CD sur le marché physique et que le passage par la case internet deviendra de plus en plus obligatoire pour acheter des disques.
D'une part, c'est un peu triste, car cela signifie la fin d'un certain type de commerces (qu'ils aient ou non su rebondir sur les avancées technologiques).
D'autre part, je me dis, comme je l'expliquais plus haut, que ça peut être une merveilleuse opportunité pour les artistes. D'ailleurs, les derniers albums que j'ai achetés, je les ai payés directement à ceux-ci, soit à l'issue de concerts (cela implique évidemment que l'artiste en question passe dans nos contrées, ce qui n'est pas toujours le cas) ou directement via leur site internet, bandcamp ou autre.

(en tous cas, pour un retour, c'est un retour en force! Welcome back!)