mercredi 20 novembre 2013

Quelques nouvelles du front

Bon.
Je me suis jurée d'alimenter mon blog aujourd'hui parce que ça fait longtemps, et j'avoue ne pas trop savoir quoi écrire parce que "les gens heureux n'ont pas d'histoire", parait-il.

Évidemment, je pourrais m'inventer des misères pour me rendre intéressante, mais ce n'est pas mon genre. D'ailleurs, je trouve bien plus intéressant de savoir les gens dans l'action plutôt que dans la plainte.
Ceci n'étant que mon humble avis.

À vrai dire, j'ai pas mal de trucs sur le feu, entre mon travail de fin de formation et différents projets personnels qui commencent à prendre forme, lentement mais sûrement. Du coup, ça laisse peu de temps pour le blog, et je trouve que c'est très bien comme ça.

That's it for today.
Soyez heureux !

Conseil de lecture : ceci.

11 commentaires:

éric a dit…

Les gens heureux ont tout plein d'histoires... heureusement ! :)
Comme les gens malheureux, finalement.
Les extrêmes se rejoignent toujours.

Ce sont les "ni heureux, ni malheureux" qui sont forcés au silence : monotonie, fadeur, ennui... rien à raconter !

Au moins tu as de quoi mettre un peu de ciel bleu sur leurs paupières trop grises.

Long live happiness (même au prix de la rareté des billets) ! ;)

Véro a dit…

Ca me fait penser à la littérature. Les histoires heureuses (que tout le monde dévore finalement) rentrent dans la catégorie roman de gare ou roman populaire... mais pour que ce soit considéré comme de la bonne littérature faut que ça cogne, quez ça noue les tripes, que ça t'arrache des larmes !!!

D'ailleurs, L'écrivain André Gide déclarait : Ce n'est pas avec de bons sentiments qu'on fait de la bonne littérature. Mais je suppose que ce n'est pas tout à fait la même chose, le bonheur et les bons sentiments, même si l'un entraîne généralement l'autre !

Et... Idem : Long live happiness (même au prix de la rareté des billets) ! ;)

Mademoiselle Catherine a dit…

@éric: Qu'est-ce qu'être heureux ou malheureux sinon un état d'esprit? Et c'est nous qui en décidons, finalement (pas toujours consciemment, mais j'ai la certitude que le bonheur peut être un choix). Si l'on n'a certes pas toujours une influence sur les événements qui se déroulent dans notre vie, l'être humain est en revanche doté d'une formidable capacité de réflexion et d'adaptation lui permettant de changer son point de vue face à une situation donnée.
Et de plus en plus, je m'efforce de m'accrocher aux bonnes choses et d'éviter comme la peste les apathiques, les fatalistes, les toxiques, les donneurs de leçon et autres adeptes de jugements hâtifs. Je dessinerai sur leurs paupières pendant qu'ils dorment ;)

@Véro: J'avoue que les débats "bon art v/s mauvais" art me gavent.
Allez, honnêtement, qu'est-ce qu'on s'en fout?!
Personnellement, je revendique le droit d'aimer ce qui me plait et vois d'un très mauvais œil quand d'aucuns cherchent à imposer leurs goûts.
Et puis, j'ai passé l'âge de suivre des modes ou des "penseurs" ;)
Il est arrivé que des livres dits futiles m'arrachent plus de larmes que n'importe quelle lecture soi-disant incontournable (et parfois totalement incompréhensible: qui - dites-moi - QUI est déjà arrivé au bout de "Ulysse" de James Joyce?!).
En ce moment, j'ai envie de légèreté et de choses pas trop stupides - en termes de films et de livres, ça se résumerait à des histoires simples aux personnages bien ficelés et pas complètement cons (sous-entendus: pas rendus cons par l'amour... ce qui élimine environ 90% de la production culturelle mondiale) (faudra pas s'étonner après si je lis si peu et vais si peu au cinéma :/).

éric a dit…

Je n'ai toujours pas terminé "La Recherche Du Temps Perdu", alors "Ulysse"... ce sera dans une autre vie ! :)

Sinon, oui, le bonheur est un choix, je suis d'accord.
Malgré qu'il requiert certaines conditions, voire prédispositions, il y a toujours moyen de s'en affranchir.
Volontairement ou non, d'ailleurs, ce qui en renforce l'aspect "évanescent"...

Quand à la bonne littérature, c'est comme la bonne soupe : c'est celle qui te nourrit, peu importe la recette.

Mademoiselle Catherine a dit…

C'est joliment dit, et je te rejoins entièrement là-dessus (sauf sur "La recherche du temps perdu" que je ne pense pas lire - ni même entamer - de sitôt)!

Les tests de Gridou a dit…

M'allez hein, invente-toi donc des misères qu'on rigole un coup ! Ou qu'on te plaigne, ou qu'on te conseille des conneries que tu suivras à la lettre parce que t'as que ça à suivre !

Non ?

Allez !

Bon, alors je te fais la bise =)

Véro a dit…

Un jour un homme de mon entourage m’a dit être un épicurien. Je lui ai répondu : Non, tu es un hédoniste ! A savoir qu’il se ruine en loisirs… ça ferait bondir Epicure de voir bazardée sa philosophie. L'épicurisme est axé sur la recherche d'un bonheur et d'une sagesse dont le but est l'atteinte de l'ataraxie, la tranquillité de l'âme. Il professe que pour éviter la souffrance il faut éviter les sources de plaisir qui ne sont ni naturelles ni nécessaires. Il ne prône donc nullement la recherche effrénée du plaisir, comme beaucoup le pensent à tort. La tranquillité de l’âme, ça me plaît bien ;)

Quant à éviter les fatalistes, les toxiques, les donneurs de leçon et autres adeptes de jugements hâtifs… pas facile. Combien d’entre nous peuvent se targuer d’être blancs comme neige ? Je crains –en ce qui me concerne- d’avoir toujours fait partie des donneurs de leçons et en ce moment je rentre aussi dans la catégorie des fatalistes. Pas plus tard que ce matin je me suis profondément énervée contre une automobiliste qui s’est mise à ma hauteur pour traverser un carrefour, m’ôtant toute visibilité –il a donc fallu que j’attende qu’elle traverse pour pouvoir traverser à mon tour alors que j’étais arrivé en premier et que ça faisait un moment que j’attendais- Nous vivons dans une société où, décidemment, c’est chacun sa merde ! Je me rends compte que plus le temps passe plus je deviens misanthrope… et ce n’est pas ce que je veux. J’aimerais apprendre à vivre en paix avec les névroses des gens, car comme le disait Jung : "Et puis - qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé ?"  Peut-être faut-il être doté d’une grande capacité de détachement, peut-être un brin de fatalisme ?! J’en sais rien, mais je n’ai pas envie de me passer des gens et j’en connais pas un seul –même ceux que j’apprécie le plus- qui ne soit pas à sa façon un emmerdeur !!! Bon, il y a des tas d’extrêmes qu’on fait bien d’éviter… quand même !


« J'avoue que les débats "bon art v/s mauvais" art me gavent. » EXACTEMENT ! ça m’a toujours gavé aussi, d’où mon commentaire, et qui rejoint ta remarque : "les gens heureux n'ont pas d'histoire" –soi-disant- Il est évident qu’un homme heureux d’avoir fait le tour du monde aura des tas d’histoires à raconter :) Comme le souligne éric c’est plus la routine et la banalité qui ne mènent à aucune histoire, ce qui n’empêche nombre de gens de s’y épanouir très bien. Mon grand-père était un homme simple qui vivait de rituels (il passait tous ses week-ends dans un petit chalet à la campagne fabriqué de ses mains, il se rendait chaque été dans le même camping grec, il allait dans le même resto tous les samedis soirs… la monotonie ne l’effrayait pas !). Cet homme brillait littéralement d’une aura de bonheur ; il a été un havre de paix pendant des moments difficiles de mon enfance. Je l’embrasse là où il se trouve…

Mademoiselle Catherine a dit…

@Gridou: *mode "mauvaise foi crasse et mensongère" ON*

Ouf, tu n'y penses même pas... Si tu savais!
Figure-toi que j'ai cherché partout après une bête chute de fausse fourrure - il me fallait trois fois rien, à peine 15cm². Penses-tu que quelqu'un aurait pu me dépanner? Que nenni. Résultat: je vais devoir bouger mon gros cul pour aller en acheter, à moins de piquer son ours en peluche à un gosse dans la rue pour lui faire la peau (à l'ours, pas au gosse) (encore que...).
Et mes amis anglais qui m'invitent à passer Noël chez eux... Ils croient vraiment que je n'ai rien de mieux à faire que de trimballer des cadeaux pour eux dans l'Eurostar. D'ailleurs franchement, ils se prennent pour qui, de croire que je vais préférer leur compagnie à celle de ma famille pour la naissance du Christ?

*mode "mauvaise foi crasse et mensongère" OFF*

(ça suffit, ou j'en rajoute un peu?)


@Véro: Routine et banalité peuvent tout à fait être synonymes de bonheur, si c'est une routine heureuse.
Être heureux, selon moi, c'est être satisfait (content, dans le sens de "se contenter") de ce que l'on a, et non l'état d'euphorie un peu folle que d'aucuns aiment à imaginer (qui est, selon moi, un état absolument impossible à vivre sur le long terme).

Non, pour ma part, je préfère l'idée d'un petit bonheur tranquille, avec des hauts pas trop hauts et des bas pas trop bas: c'est mieux pour ma santé mentale ;)

Et j'avoue être plutôt adepte de la formule "chacun sa merde", en ce sens que j'aspire à ce qu'on me foute la paix. Ce n'est pas toujours facile, je te l'accorde, mais je te renvoie à ce que je disais dans mon premier commentaire: si nous ne pouvons changer le monde, nous pouvons changer notre point de vue. Ou, si l'on reprend la très philosophe prière de la sérénité, trouver "la sérénité d'accepter les choses que l'on ne peut changer, le courage de changer les choses que l'on peut, et la sagesse d'en connaitre la différence".

C'est sans aucun doute un travail de chaque jour au cours de toute une vie, mais c'est un joli programme, je trouve :)

Les tests de Gridou a dit…

Ah ben tu vois quant tu t'y mets ?!

Y a juste que tu mens... Ton cul n'est pas gros =D

éric a dit…

«... à moins de piquer son ours en peluche à un gosse dans la rue ...»

:)

Tu peux aussi faire les poubelles des esthéticiennes : avec la mode de l'épilation, elles doivent être plus velues (les poubelles, pas les esthéticiennes, quoique...) que le caniche angora de Demis Roussos ! :)

Mademoiselle Catherine a dit…

Trop drus, les poils d'Humain, éric, trop drus!